Le ministre Lessard dénonce les dernières décisions du ministre des Pêches et des Océans du Canada

Québec (Québec), 26 juin 2008 – Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, ministre responsable des régions de Chaudière-Appalaches et du Centre-du-Québec et député de Frontenac, M. Laurent Lessard, déplore les récentes décisions du ministre des Pêches et des Océans du Canada qui restreint les zones de pêche pour les pêcheurs de maquereau bleu de la Basse-Côte-Nord et des Îles-de-la-Madeleine, sans prendre en considération les historiques de capture des pêcheurs québécois, et qui donne accès à la baie des Chaleurs aux grands senneurs du Nouveau-Brunswick pour la pêche au hareng.

Le ministre Lessard se fait le porte-parole de l’industrie de la pêche et de la transformation du Québec pour dénoncer vivement les nouvelles décisions inéquitables du ministre des Pêches et des Océans du Canada, M. Loyola Hearn, et demander à son homologue fédéral de reconduire les mesures de gestion des années précédentes afin que les pêcheurs conservent leur accès au maquereau bleu jusqu’à l’établissement de parts régionales entre les différentes flottilles.

La venue des grands senneurs dans la baie des Chaleurs, alors que l’on constate un effondrement du volume du hareng de printemps, risque de créer des situations difficiles en Gaspésie pour l’approvisionnement en appâts des pêcheurs de homard. D’ailleurs, le Conseil canadien des ressources halieutiques doit déposer un rapport sur la situation du hareng de l’Atlantique à l’été 2009.

« Je ne peux cacher ma forte déception en constatant le peu d’écoute du ministre des Pêches et des Océans du Canada à l’égard des pêcheurs et des transformateurs du Québec. Ces derniers revendiquent depuis longtemps que soient établies des parts régionales pour le maquereau bleu et le hareng entre les différentes flottilles. Les pêcheurs de maquereau se voient aujourd’hui imposer une limitation de leur zone de pêche. Par contre, le ministre fédéral fait fi du principe de la concordance pour les senneurs du Nouveau-Brunswick et leur donne un accès à la baie des Chaleurs au détriment des pêcheurs côtiers du Québec qui dépendent des ressources qu’on y trouve pour la pêche au homard. D’une main, il interdit aux pêcheurs des Îles-de-la-Madeleine de se rendre dans les zones de Terre-Neuve-et-Labrador et, de l’autre, il autorise les pêcheurs du Nouveau-Brunswick à venir profiter des zones québécoises », a précisé le ministre Lessard.

Ces nouvelles mesures font suite aux autres mauvaises décisions du ministre des Pêches et des Océans du Canada envers les pêcheurs et les transformateurs du Québec au cours de la dernière année, dont la réduction des allocations temporaires de crevettes ce printemps, le partage inéquitable du contingent canadien pour la chasse au loup marin et une annonce très tardive des plans de pêche, notamment en ce qui concerne la morue du sud du Golfe. Le ministre rappelle également à M. Hearn qu’il attend toujours l’engagement du gouvernement fédéral quant aux suites du Forum québécois des partenaires des pêches, alors que le Québec a déposé depuis janvier 2008 son plan d’action ministériel pour l’industrie des pêches et de l’aquaculture et que plusieurs actions ont déjà été mises en ouvre par le gouvernement du Québec.

« De pareilles décisions sont inacceptables. Elles entraînent des répercussions majeures sur toute l’industrie des pêches et de la transformation des produits marins au Québec. Au moment où le gouvernement du Québec investit pour favoriser la diversification des flottilles et le développement de nouveaux produits, le ministre des Pêches et des Océans change les règles d’attribution des ressources maritimes en cours de saison. J’entends mobiliser les organisations du secteur des pêches afin de rencontrer le ministre Hearn le plus rapidement possible », a poursuivi M. Lessard.

La pêche aux poissons pélagiques au Québec concerne essentiellement le hareng de l’Atlantique et le maquereau bleu. La transformation des poissons pélagiques fournit de nombreux emplois dans le Québec maritime et constitue un complément notable à la rémunération des employés d’usine. En 2006, les débarquements de maquereau bleu au Québec étaient supérieurs à 1 800 tonnes et ils ont engendré des retombées économiques estimées à 4,7 millions de dollars. Les débarquements de hareng se chiffraient à 4 200 tonnes en 2006, pour une valeur estimée de 8,1 millions de dollars de retombées économiques dans le Québec maritime.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.mapaq.gouv.qc.ca

Pêches et Océans Canada
http://www.dfo-mpo.gc.ca/

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