Le ministre Vanclief insiste pour une réforme agricole

Nara (Japon), 27 juillet 2002 – Le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, M. Lyle Vanclief, a rencontré cette semaine à Nara, au Japon, ses homologues des États-Unis, de l’Union européenne, de l’Australie et du Japon, quatre nations jouant un rôle clé en matière de commerce agricole. M. Vanclief a réaffirmé la nécessité de clore rapidement et avec succès les négociations agricoles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Le Canada et ces quatre autres nations forment le groupe Quint, une tribune informelle où les ministres de l’Agriculture de ces pays peuvent échanger leurs points de vue sur leurs politiques respectives.

« Le Canada désire offrir à tous les producteurs un contexte commercial qui leur permettra de soutenir la concurrence en fonction de leur avantage comparatif et non de l’importance des trésors publics, a déclaré M. Vanclief. Je suis encouragé par les discussions que nous avons eues sur l’importance, pour la collectivité agricole, de prendre des engagements sur des politiques davantage axées sur les marchés. »

Selon M. Vanclief, les pays posent comme condition que d’importants progrès soient réalisés en matière de soutien interne pour obtenir des améliorations sur d’autres fronts, notamment à l’égard de l’accès aux marchés. Il a également indiqué que cette réunion aura permis de réaffirmer que le Canada est sur la bonne voie avec son nouveau Cadre stratégique pour l’agriculture (CSA), signé récemment.

Le CSA est un plan axé sur les marchés qui vise à faire du Canada le chef de file mondial en matière de salubrité des aliments, de production respectueuse de l’environnement et d’innovation.

« Les discussions à la réunion du groupe Quint ont porté essentiellement sur la technologie, l’innovation, la salubrité alimentaire, l’environnement et l’importance des politiques internes comme moteur du progrès en matière de commerce international, a déclaré M. Vanclief. Notre Cadre stratégique pour l’agriculture prévoit des mesures pour chacun de ces éléments et nous place à l’avant-garde en matière de développement d’une approche de politique intérieure innovatrice favorisant le succès sur les marchés internationaux. »

M. Vanclief a également salué l’annonce d’une proposition des États-Unis devant l’OMC.

« Le Canada a soumis sa proposition devant l’OMC et je suis ravi de constater que les États-Unis ajoutent leur voix aux autres propositions qui ont été déposées devant l’OMC, a-t-il dit. Malgré le fait que les États-Unis devront concilier cette proposition avec leur récente loi agricole (U.S. Farm Bill), elle contient des idées spécifiques qui pourraient contribuer à la dynamique des négociations agricoles. »

En novembre dernier, lors de la quatrième réunion ministérielle de l’OMC, à Doha, (Qatar), les pays membres se sont engagés à réduire, en vue d’éliminer graduellement, toutes les subventions à l’exportation de produits agricoles, à réduire de façon importante le soutien interne causant la distorsion des échanges, à améliorer l’accès aux marchés pour les producteurs du monde entier et à aider les pays en développement à tirer profit du système commercial mondial et à s’adapter aux règles de l’OMC à un rythme qui respecte leurs besoins de développement.

« Cette réunion du groupe Quint a été déterminante pour réaffirmer notre volonté d’atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés à Doha, a indiqué M. Vanclief. Les subventions élevées ont des effets de distorsion sur le commerce, ce qui fait baisser les prix et exclut les producteurs des pays en développement. Seule la réalisation de ces objectifs peut nous assurer que les marchés mondiaux seront plus accessibles aux producteurs de tous les pays, y compris ceux en développement. Le leadership des pays du groupe Quint est essentiel pour y parvenir. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada

http://Aceis.AGR.CA/

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