Les biocarburants et l’or noir au Comité des produits de la FAO

Rome (Italie), 23 avril 2007 – Les politiques commerciales agricoles et les incidences des biocarburants et du prix du baril de pétrole sur le commerce international des produits agricoles figurent à l’ordre du jour de la 66e session du Comité des produits de la FAO (23-25 avril 2007) qui a débuté aujourd’hui.

S’il est vrai que les cours internationaux de plusieurs produits agricoles de base sont en hausse sous l’effet du jeu de l’offre et de la demande, il n’en reste pas moins que de nouveaux facteurs expliquent cette augmentation, indique-t-on à la FAO, notamment la croissance rapide des économies chinoise et indienne, ainsi que la hausse des cours du pétrole qui a entraîné un regain d’intérêt pour les plantes génératrices de biocarburants.

Toutefois, la tendance à long terme reste baissière et de fortes fluctuations sont prévues à court terme en dépit de cette hausse, ajoute-t-on à la FAO.

On attend beaucoup des négociations commerciales
Le Comité des produits de la FAO doit passer en revue les derniers développements sur le front des négociations commerciales multilatérales suite à la reprise du Cycle de Doha sous l’égide de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). A cet égard, la FAO souligne la nécessité de « mettre en place des instruments effectifs pour calmer les appréhensions de certains pays en développement qui redoutent les retombées d’une libéralisation plus grande du commerce ».

A ce propos, M. David Harcharik, sous-Directeur général de la FAO, a déclaré: « La réforme de la politique commerciale peut contribuer positivement au commerce et au développement ainsi qu’à l’atténuation de la pauvreté et de la faim si elle promeut un système commercial mondial équitable et axé sur le marché tout en réduisant les barrières commerciales et les subventions génératrices de distorsions.”

Et M. Harcharik d’ajouter : « La Déclaration des Nations Unies pour le Millénaire s’est engagée à mettre en oeuvre un système d’échanges ouvert, équitable, fondé sur des règles, prévisible et non discriminatoire et les négociations commerciales multilatérales sont le meilleur moyen d’y parvenir. »

Pas une panacée pour les pays pauvres
Toutefois, dans un récent rapport, la FAO a souligné que la réforme de la politique commerciale n’était pas une panacée, les gains d’une plus grande libéralisation des échanges commerciaux ne profitant pas nécessairement à tous les pays en développement de manière égale, des disparités pouvant même apparaître au sein de certains pays pris individuellement.

Signalons enfin que le Comité des produits de la FAO doit examiner, outre les derniers développements au plan des négociations du Cycle de Doha, certaines questions spécifiques, notamment l’aide au commerce.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)
http://www.fao.org

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