Les réserves canadiennes de blé traditionnel n’ont pas été contaminées

Ottawa (Ontario), 25 mars 2003 – Les réserves canadiennes de blé traditionnel n’ont pas été contaminées lorsque du blé génétiquement modifié et conventionnel a été produit sur la même ferme gouvernementale, a fait savoir le ministère fédéral de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire.

Les informations véhiculées par certains médias voulant que les récoltes aient poussé à tout juste trois mètres de distance sont fausses, a indiqué un porte-parole du ministère, John Culley.

En fait, une zone tampon de 1500 mètres de même que différents cycles de croissance ont rendu impossible toute pollinisation, le transport du pollen, a-t-il affirmé en entrevue.

Néanmoins, l’expérience du blé génétiquement modifié, subventionnée par la multinationale biotechnologique Monsanto, a quand même été annulée afin d’éviter d’éventuels mélanges des semences, selon M. Culley.

Ottawa poursuit ses travaux sur les organismes génétiquement modifiés sur six sites gouvernementaux, à bonne distance des plantes conventionnelles, a confirmé le porte-parole.

Mené à la ferme expérimentale fédérale d’Indian Head, à Regina, le projet a été arrêté en l’an 2000, au terme d’un an d’existence. « Ca n’avait pas vraiment à voir avec la pollinisation, a expliqué M. Culley. Nous avons produit une semence de sélectionneur, et nous avions trois autres expériences (sur les OGM) en cours. Nous craignions (…) la possibilité qu’une semence soit mélangée (à d’autres) ou quelque chose du genre. »

La ferme expérimentale d’Indian Head constitue un cas particulier parce qu’elle est une source importante de semences conventionnelles pour les agriculteurs, selon le porte-parole.

« On veut s’assurer de préserver la pureté des variétés », a-t-il déclaré.

Patty Rosher, porte-parole de la Commission canadienne du blé, a affirmé qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter. « Nous ne sommes au courant d’aucune contamination », a-t-elle affirmé.

Aucune donnée actuelle ne permet de croire possible une pollinisation sur une distance de 1500 mètres, a ajouté Mme Rosher.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments exige qu’une zone tampon d’au moins 30 mètres sépare les cultures d’OGM de celles de plantes traditionnelles.

Source : PC

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA)
http://www.cfia-acia.agr.ca/

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

Commission canadienne du blé
http://www.cwb.ca/

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