PAC : la France pourrait appliquer la réforme avant 2007

Paris (France), 4 décembre 2003 – Jean-Pierre Raffarin s’est déclaré prêt à avancer l’échéance de 2007 prévue pour l’application de la réforme de la Politique agricole commune (PAC) de l’Union européenne, si les agriculteurs le demandent.

« Le gouvernement prévoit la réforme de la PAC à l’horizon 2007. Si les organisations professionnelles dans leur ensemble décident d’anticiper ces échéances pour gagner en visibilité et en lisibilité, le gouvernement n’y est pas opposé », a déclaré jeudi le Premier ministre lors de l’assemblée générale annuelle de la Confédération française de la coopération agricole (CFCA).

En juin dernier, la France, sous la pression des organisations agricoles, s’était battue pour obtenir de la Commission européenne la possibilité d’appliquer la réforme en 2007 au lieu de 2005.

Paris a jusqu’à la fin de l’année pour faire connaître son choix.

« C’est aux organisations professionnelles de dire clairement si elles veulent avancer cette échéance pour gagner en clarté », a souligné Jean-Pierre Raffarin. « Si vous estimez utile que la période d’incertitude soit la plus courte possible (…), nous sommes prêts à revenir » sur cette échéance, « nous avons une position d’ouverture. »

Auparavant, le président de la CFCA, Philippe Mangin, avait reconnu que la France était isolée et qu’il fallait « se préparer à la réalité de la nouvelle Europe élargie à 25 membres ». Il a estimé que la Commission avait déjà lancé « un vaste plan de restructuration » de la PAC.

La France doit « sans hésiter utiliser les marges de manoeuvre » et « opter pour le découplage partiel le plus vite possible afin d’éviter au monde agricole les incertitudes paralysantes et les déchirements stériles », a-t-il dit.

Jusqu’à présent, les subventions sont versées par rapport à la production afin de compenser la différence entre les prix européens et les prix mondiaux.

Dans le cas du découplage partiel, les aides seront conditionnées pour 25% à la production et pour 75% à la surface cultivée. L’objectif est d’obliger les agriculteurs à produire en fonction des débouchés du marché.

Source : Reuters

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