Pénurie d’eau au pâturage

Cow, roodbont, Drinking in the Dutch dunes

Lundi dernier, un producteur vache-veau avouait au Bulletin s’être résigné à faire boire ses bovins au ruisseau suite à une pénurie d’eau dans ses puits. « La situation de la sécheresse n’est pas rose, dit-il. J’ai un puits à sec et le deuxième ne coule pas beaucoup. Les animaux boivent dans une traverse de ruisseau, car je n’ai plus le choix. Hier, il a plu quelques gouttes chez nous, mais l’orage est passé plus au nord. »

Or, depuis le 1er avril 2005, les producteurs agricoles n’ont plus le droit d’abreuver leurs animaux dans les cours d’eau, comme l’indique le Règlement sur les exploitations agricoles (chapitre II, article 4).

« Cette année, ce n’est pas une bonne année au niveau de l’eau, admet le représentant Éric Boyer, de Gallagher, un important distributeur d’équipements pour pâturages. C’est en Outaouais et dans l’est de l’Ontario que la situation est la pire. Actuellement, les producteurs cherchent toutes les idées pour apporter de l’eau au pâturage. »

Éric Gallagher rappelle l’importance d’avoir de bonnes sources d’approvisionnement en eau. « L’important, c’est d’avoir de l’eau. Ce n’est pas la pression », dit-il. Le producteur peut utiliser un deuxième puits ou encore pomper l’eau d’un cours d’eau pour l’amener à l’abreuvoir.

Un de ses clients a trouvé une façon inusitée d’abreuver ses animaux. Il utilise un ancien réservoir à lait. Il le remplit d’eau et l’apporte près des animaux. En acier inoxydable et isolé, le réservoir conserve la qualité de l’eau qui est ensuite déversée dans un bassin.

À lire :

Bien planifier ses aires d’abreuvement paru dans le numéro de juillet-août 2012 du Bulletin des agriculteurs.

à propos de l'auteur

Agronome et journaliste

Marie-Josée Parent

Marie-Josée Parent couvre les productions laitière, bovine, avicole et porcine au Bulletin des agriculteurs.

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