Politique nationale de la ruralité

Québec (Québec), 6 décembre 2001 – À titre de signataire de la Déclaration en faveur du monde rural, le président de l’Association des régions du Québec (ARQ), M. Emilien Nadeau, est heureux que le gouvernement ait concrétisé ses engagements en adoptant la Politique nationale de la ruralité. Il salue la reconnaissance de l’apport du monde rural comme composante essentielle de la société québécoise mais aurait souhaité que des liens soient tissés plus serrés afin de concilier le monde urbain et le monde rural.

« Le ministre d’Etat aux Régions, M. Gilles Baril, a toutefois gagné le pari de s’adjoindre la collaboration de nombreux ministères. Cela fera en sorte qu’une large part du gouvernement partagera les objectifs de résultats de la Politique concourant ainsi plus facilement à sa réussite », souligne M. Nadeau.

En outre, bien que plusieurs éléments aient été repris du Discours du Budget 2002-2003 et de la Stratégie de développement des régions ressources, la Politique nationale de la ruralité a l’avantage de réunir entre deux couverts l’ensemble des stratégies qui s’inscrivent en faveur du monde rural.

Il sera ainsi plus aisé de suivre l’évolution des efforts consentis. A titre de porte-parole des Conseils régionaux de développement (CRD), l’Association des régions du Québec fera d’ailleurs partie du Comité des partenaires chargé de veiller à la réalisation de la Politique.

L’ARQ salue également la mise en place d’un Pacte rural et du Fonds pour l’innovation rurale de l’ordre de 90 M $. Calqué sur le principe des anciens contrats de relance, ce pacte permettra aux communautés locales de créer, de construire et de se réinventer sur la base de l’entrepreneurship qui leur est propre.

Parmi les nouveaux outils mis à la disposition des municipalités rurales, M. Nadeau souligne, entre autres, la contribution de 10 M $ du ministre des Transports en vue de développer un réseau de transport communautaire. Egalement, la mise en place par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation d’un fonds de mise en valeur des produits du terroir constitue une première intéressante.

La Politique nationale sur la ruralité vient compléter et s’imbriquer dans la Politique de soutien au développement local et régional adoptée en 1997. Elle a le mérite de mettre à contribution tous les acteurs du développement local et régional. Les CRD demeurent le lieu de concertation régionale, d’harmonisation et d’élaboration de stratégies de développement, la seule table réunissant l’ensemble des partenaires des milieux locaux et régionaux et permettant des échanges de vue et de stratégies.

Seule ombre au tableau, le gouvernement continue de travailler en silo avec la ruralité d’un côté et l’urbanité de l’autre, avec un ministre des villes et un ministre des campagnes. Pour l’ARQ, le développement urbain doit se faire en complémentarité avec le développement rural. L’un ne peut pas aller sans l’autre. La complémentarité des deux volets est essentielle pour construire un Québec habité et prospère, un Québec au développement équilibré, harmonieux et solidaire. D’ailleurs, la Table Québec-régions, lieu permanent d’échange et de discussion entre le gouvernement et les CRD, travaille actuellement à l’élaboration d’un document de réflexion en regard d’une approche intégrée et globale du développement local et régional.

Pour l’ARQ, la Politique nationale de la ruralité est une pièce du puzzle dans la grande toile devant mener à un développement stratégique des régions et à une occupation dynamique du territoire qui consacrera la complémentarité entre les milieux urbains et ruraux.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Association des régions du Québec (ARQ)

http://www.regions.qc.ca/

Ministère des régions

http://www.sdr.gouv.qc.ca/

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