Réveil du canola dans l’Est

PHOTO : André Dumont

Sur les Prairies de l’Ouest canadien, le canola est roi. Avec 8,5 millions d’hectares en 2012, il détrône le blé. Ces superficies sont énormes à côté des 28 000 hectares en Ontario et 17 000 hectares au Québec. Créé, amélioré et largement appuyé par l’industrie et les gouvernements dans l’Ouest, le canola prendra-t-il un jour sa place au soleil chez nous dans l’Est?

Les rares intervenants experts en canola en Ontario et au Québec estiment que cette culture est destinée à un bel avenir sur nos terres. « Je crois qu’il est possible d’obtenir ici le double des rendements qu’obtiennent les producteurs des Prairies, affirme Donald Smith, professeur à l’Université McGill. Dans l’Ouest, la saison est plus courte et les précipitations sont très limitées. »

Étienne Tardif, agronome chez TRT-ETGO, le plus important transformateur de canola au Québec, croit pour sa part que le canola pourrait réaliser des percées dans le sud de la province et couvrir trois fois plus de territoire dans les régions où il est le plus cultivé, comme le Bas-Saint-Laurent, l’Abitibi-Témiscamingue et le Lac-Saint-Jean.

Si le canola se fait encore timide chez nous, c’est en partie parce que l’expertise, la recherche et l’expérience de production se trouvent principalement dans l’Ouest. Pour pallier ces lacunes, un vaste réseau d’essais agronomiques a été lancé en 2010, avec des parcelles au Québec, en Ontario, en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick et à l’Île-du-Prince-Édouard.

Commandé par le regroupement Eastern Canada Oilseed Development Alliance (ECODA), ce projet de 4 millions $ a reçu un financement d’Agriculture et Agroalimentaire Canada. TRT-ETGO a avancé 25 % des fonds, qui sont attribués en parts égales entre la recherche sur le soya et le canola.

« Le climat ici est un peu plus chaud et considérablement plus humide que dans l’Ouest. Cela change beaucoup de choses, notamment en ce qui a trait aux insectes », souligne Donald Smith, qui dirige les efforts de recherche répartis entre pas moins de dix universités et stations de recherches fédérales et provinciales.

« Il faut identifier les défis à la culture du canola dans l’Est, trouver comment les surmonter et développer de meilleures pratiques à transmettre aux producteurs », ajoute le chercheur. Les essais s’échelonnent sur les saisons 2010, 2011 et 2012.

Lisez l’article au complet, avec les conclusions préliminaires du projet, dans Le Bulletin des agriculteurs de novembre 2012, version magazine.

À lire aussi :
Amélioration génétique du canola : les priorités de DuPont Pioneer.

 

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