États généraux de l’agriculture : l’idée de l’Union paysanne fait de nouveaux adeptes

Saint-Hyacinthe (Québec), 7 février 2006 – Le journal Le Devoir rapportait dans ses pages que l’Union des producteurs agricoles semblait s’être fait à l’idée de participer à des États généraux de l’agriculture au Québec. L’Union paysanne ne peut que se réjouir du changement de cap de l’UPA, qui s’était toujours portée contre l’idée à ses débuts.

L’Union paysanne qui avait lancé l’idée en 2004, a pu rallier autour de ce projet une coalition de la société civile1 en mai 2005 qui allait même plus loin en demandant formellement à l’État québécois de tenir une réflexion sur l’agriculture, l’alimentation et le territoire. Cette vision demeure largement partagée par la société civile à savoir que l’agriculture ne peut plus être gérée en vase clos, qu’elle concerne toute la population et qu’elle dépasse la seule notion de production d’aliments.

Ce débat devra être mandaté par le gouvernement et devrait être plurisectoriel, décloisonné et transparent afin que la population québécoise reprenne confiance dans son agriculture.

Des États généraux de l’agriculture du Québec se veulent donc une occasion unique :

  • D’ouvrir le débat sur l’avenir de notre agriculture à l’ensemble de la société québécoise.
  • D’assumer le contexte difficile auquel est confrontée la production agricole actuelle.
  • De faire face aux attentes exprimées par les agriculteurs et les citoyens et de poser les questions qui semblent essentielles.
  • De réaffirmer le rôle et la place de l’agriculture dans la société québécoise.
  • De s’interroger sur les rapports à établir entre le citoyen, le consommateur et les activités agricoles.

1 : Union paysanne, Équiterre, l’Union des consommateurs, l’UQCN, Fédération Québécoises des Municipalités, Solidarité Rurale du Québec, Option consommateurs.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Union des producteurs agricoles (UPA)
http://www.upa.qc.ca/

Union Paysanne
http://www.unionpaysanne.com/

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