Étude sur les pratiques agroenvironnementales à l’Île-du-Prince-Édouard

Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard), 23 août 2007 – L’honorable Christian Paradis, secrétaire d’État à l’Agriculture, a annoncé, au nom de l’honorable Gerry Ritz, ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire et ministre de la Commission canadienne du blé, l’attribution de 354 000 $ pour financer un projet pilote mené avec la PEI Wildlife Federation dans le but d’accroître les activités de protection de l’environnement.

« Le nouveau gouvernement du Canada s’est engagé à protéger l’environnement et à aider nos agriculteurs à faire de même, a affirmé M. Paradis. Ce projet pilote contribuera à évaluer si les nouvelles pratiques agroenvironnementales favorisant la protection de l’environnement peuvent être mises en application et à envisager des mesures incitatives appropriées pour encourager les producteurs agricoles à les adopter.

« Les membres de la communauté agricole, qui ont beaucoup investi dans des initiatives environnementales, sont d’importants gardiens des terres, a affirmé le ministre de l’Agriculture de l’Île-du-Prince-Édouard, M. Neil LeClair. Ce projet pilote permettra d’obtenir des renseignements cruciaux qui serviront à déterminer la valeur des biens et des services écologiques fournis par les producteurs agricoles. »

La section locale et de Souris de la PEI Wildlife Federation, en collaboration avec le Trout River Environmental Committee, recevront des fonds pour évaluer les surplus de nutriments dans l’eau et les sédiments de nombreux cours d’eau de l’île, dans le cadre de l’étude des bassins hydrographiques. La Fédération représente les secteurs de la pêche sportive, de la chasse, de la conversation et des sciences naturelles ainsi que le secteur communautaire.

« Nous sommes extrêmement heureux de participer à un projet pilote qui pourrait contribuer à améliorer les cours d’eau de nos bassins hydrographiques respectifs, a déclaré M. Fred Cheverie, coordonnateur du Souris River Watershed Committee. Nous sommes aussi ravis de constater que des entreprises agricoles consentent à participer à de telles activités dans le but d’améliorer notre environnement. »

Le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard offre en outre l’équivalent de 135 000 $ en appui non financier, en plus de fonds pour l’évaluation, la surveillance et des activités techniques.

L’entreprise agricole Syngenta investira également 20 000 $ sur deux ans dans le projet pilote. Des contributions non financières sont également attendues de la PEI Federation of Agriculture, de Canards illimités et de Cavendish Agri-Services.

Au nom de la PEI Federation of Agriculture, son président, M. John Colwill, s’est dit heureux de la participation de la Fédération en tant que partenaire dans ce projet d’un grand intérêt. « Les producteurs de l’île font tout leur possible pour gérer leurs terres de façon durable. Une telle gérance de l’environnement apporte des avantages considérables à la société. Le projet pilote permettra de chiffrer la valeur de ces services. De plus, il générera des données qui éclaireront sur ce que la société peut raisonnablement investir pour assurer la protection de l’environnement de l’île. »

La présente étude est l’un des nombreux projets pilotes sur les biens et services écologiques qui sont réalisés à l’échelle du pays dans le but d’évaluer la faisabilité et les avantages de diverses approches en matière de gérance environnementale.

Le financement du projet pilote provient du Programme pour l’avancement du secteur canadien de l’agriculture et de l’agroalimentaire d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, un programme national de financement conçu pour aider à mettre en oeuvre des projets novateurs qui favoriseront le secteur de la production et de la transformation, renforceront la capacité du secteur à composer avec les enjeux nouveaux et actuels et positionneront le secteur agricole et agroalimentaire de manière à tirer parti des nouveaux débouchés.

Par ailleurs, plus tôt ce printemps, le premier ministre a annoncé un investissement de 225 millions de dollars dans une campagne nationale d’acquisition et de préservation de terres écologiquement sensibles. Des groupes de conservation seront identifiés afin de réaliser cet objectif commun. De plus, des exonérations fiscales sont offertes pour les dons de terres écologiquement sensibles afin d’inciter les Canadiens à contribuer davantage à la préservation de l’environnement.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

Syngenta Canada
http://www.syngenta.ca/

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