Une luzerne résistante à la sécheresse

Un chercheur de Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) a découvert un gène dans la luzerne qui régule la capacité de rétention d’eau du plant, ce qui pourrait permettre de la rendre plus résistante à la sécheresse.

« Le gène réduit les pertes hydriques, de sorte que le plant peut conserver son eau et résister plus longtemps à la sécheresse », a indiqué Abdelali Hannoufa, chercheur à AAC et spécialisé en génomique fonctionnelle et en génie métabolique. « Le gène nommé microRNA156 réduit les pertes hydriques, de sorte que le plant conserve son eau et peut résister plus longtemps à la sécheresse. »

M. Hannoufa étudie la génétique des cultures au Centre de recherche et de développement d’AAC à London (Ontario). En collaboration avec des partenaires de l’industrie, il cherche à améliorer la luzerne par la génomique.

Selon AAC, des résultats ont montré que le gène peut aussi allonger les racines de luzerne. Avec des racines plus longues, le plant peut puiser l’eau et capter des éléments nutritifs comme l’azote plus profondément dans le sol. Une capacité de fixation de l’azote améliorée se traduit par une réduction des besoins de fertilisation.

AAC mène des recherches Centre de recherche et de développement de London. Ces études portent sur les fonctions génétiques de la luzerne et d’autres cultures comme le canola. Le ministère espère que ces recherches pourraient déboucher sur d’autres découvertes qui permettront d’améliorer la qualité des récoltes et le rendement sous des conditions de production non optimales.

Le centre de recherche estime que la luzerne n’a pas encore atteint plein potentiel, car « elle pourrait devenir une culture bioénergétique en raison de sa compétitivité et de ses faibles besoins d’intrants ».

 

 

Source: Agriculture et Agroalimentaire Canada

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

Commentaires