Le soya et le blé battent en retraite

Publié: il y a 2 heures

Détails de l'horloge de la bourse de Chicago

Les marchés ont connu une forte volatilité cette semaine avec le conflit qui s’enlise au Moyen-Orient. avec peu de probabilité de le voir se résoudre à cout terme. La volatilité traduit les préoccupations quant aux conséquences de la guerre sur l’économie mondiale, surtout que les installations de production et d’exportation du pétrole ont été endommagées, ce qui compliquera l’approvisionnement pour l’ensemble des pays consommateurs. La navigation demeure de plus interrompue dans le détroit d’Ormuz, névralgique pour le transport du pétrole.

L’incertitude a été amplifiée par le discours contradictoire des États-Unis qui ont soufflé le chaud et le froid au sujet de leur approche quant au conflit. Le prix du baril de pétrole a suivi les déclarations en fluctuant quotidiennement. Le baril de Brent a toutefois pris une tournure résolument pessimiste sur une résolution à courte terme en augmentant au-delà du 100 $ le baril pour finir la semaine en nette hausse, avec d’importantes conséquences à prévoir sur l’inflation et l’économie en général.

Les céréales qui avaient réussi à tirer leur épingle du jeu jusqu’à maintenant ont connu des difficultés, le soya et le blé en particulier. Le maïs a démontré une stabilité grâce à des ventes à l’étranger qui se maintiennent.

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Selon le département américain de l’Agriculture (USDA), la Chine a importé 1,45 millions de tonnes métriques de soya en février, son niveau le plus élevé depuis juin dernier. Le Brésil devance toutefois nettement les États-Unis à ce niveau en ayant vu leurs exportations vers le pays asiatique grimper de 80% pour les deux premiers mois de 2026, selon Farm Progress. La bourse de Buenos Aires a indiqué que 38% de sa récolte de soya affichait une qualité de bonne à excellente, soit 3% de plus que la semaine dernière.

Le maïs s’est maintenu à la suite des chiffres sur les ventes à l’étranger qui, si elles se maintiennent, pourraient dépasser les prévisions de l’USDA.

Le blé a perdu des plumes en réaction aux données dévoilées par la Commission internationale des céréales (CIC). Elle a indiqué que la récolte de 2025-2026 atteindrait près de 31 milliards de boisseaux et que la production augmentait d’environ 110 pour la prochaine. Le blé a aussi été victime de ventes de contrats à terme de courte échéances qui ont miné le prix à Chicago.

Le boisseau de maïs pour mai a fini vendredi à 4,6550 $US par rapport à 4,67 $US vendredi dernier.

Le boisseau de soya pour mai a clôturé à 11,6125 $US, comparativement à 12,25 $US une semaine plus tôt.

Le boisseau de blé pour mai a terminé à 5,9525 $US, contre 6,14 $US pour la semaine dernière.

À PROPOS DE L'AUTEUR

Céline Normandin

Céline Normandin

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.