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Marché des grains: Vent d’optimisme

Une rencontre Chine -États-Unis a suscité bien des espoirs

Les principaux grains ont affiché un solde positif pour la semaine après une semaine où l’actualité politique a encore été à l’avant plan. Le blé a fait un retour avec les gains en raison des tensions entre l’Ukraine et la Russie qui fait craindre des difficultés d’approvisionnement de la céréale. Un allègement des tensions entre la Chine et les États-Unis a profité au soya tandis que le maïs bien fait grâce à de bons chiffres sur les ventes.

Depuis dimanche dernier, la tension n’a fait que grimper à la suite d’une altercation entre la Russie et l’Ukraine. La Russie a arraisonné trois navires ukrainiens et leurs équipages qui tentaient de passer sous un pont se situant près de la Crimée mais en eaux internationales. Ce passage est important pour les exportations de céréales en Mer Noire mais depuis le rattachement de la Crimée par la Russie, cet endroit est étroitement surveillé par les Russes.

Plusieurs craignent une escalade vers un conflit armé, ce qui a ravivé l’intérêt pour le blé américain. Ce dernier est désavantagé depuis le regain des ventes dans la région de la Mer Noire, ce qui s’est ajouté à l’abondance sur les marchés des stocks de blé. La force du dollar américain est aussi un frein aux exportations américaines. Celles-ci ont toutefois atteint le milieu des prévisions des analystes à 377 000 tonnes pour la semaine terminée le 22 novembre.

Les analystes ont pour leur part  interprété comme étant de bons augures les dernières déclarations de l’administration américaine peu avant la rencontre avec le président chinois Xi Jinping dans le cadre du G20. Les dirigeants chinois et américain se sont rencontrés samedi soir et se sont entendus pour ne pas ajouter de nouveaux tarifs à ceux déjà en place. La Chine accepterait même d’acheter des biens américains, dont agricoles. Les Chinois, qui importaient le tiers de leur soya aux États-Unis, se sont tournés vers le Brésil depuis la mise en place de tarifs sur les importations de soya dans le pays, ce qui laisse les producteurs américains avec d’importants stocks.

Des observateurs ont toutefois fait valoir que la peste porcine qui affecte la Chine depuis plusieurs mois devrait affecter l’achat de soya. Cette tendance devrait se maintenir puisque l’épidémie est loin d’être encore résorbée. La Chine s’est aussi approvisionné dans les derniers mois au brésil et devrait continuer à le faire grâce à une récolte hâtive dsns le pays de l’Amérique Latine.

Les ventes de maïs ont dépassé les estimations de ventes à l’étranger qui étaient  de 400 000 à 950 000 tonnes. Elles ont plutôt atteint 1,27 millions de tonnes. La céréale habituellement sensible aux variations du soya a donc terminé à la hausse pour la semaine.

Les marchés américains feront une pause cette semaine. Ils seront fermés le 5 décembre lors des funérailles du président George H.W. Bush, décédé samedi dernier à l’âge de 94 ans.

Le boisseau de blé pour mars a gagné 1,7% pour finir à 5,1575 $US, contre 5,0725 $US une semaine plus tôt.

Le boisseau de soya pour janvier a clôturé la semaine en hausse de 1,6% à 8,9475 $US par rapport à 8,8100 $US vendredi dernier.

Le boisseau de maïs pour mars a enregistré un gain de 2% pour terminer la semaine à 3,7775 $US comparativement à 3,7050 $US pour la semaine dernière.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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