Marché des grains: Le maïs atteint un sommet en cinq ans

Avec des perspectives de plus en plus sombres, les contrats à terme pour le maïs ont pris du galon à Chicago au cours de la dernière semaine, au point d’atteindre on niveau le plus élevé depuis 2014. Il devient évident que plusieurs agriculteurs ne pourront semer comme prévu alors que le temps passe et que la période propice au semis s’écoule. Le soya a suivi la tendance, tout comme le blé qui souffre de conditions défavorables sur le terrain.

Le rapport sur l’état des réserves (WASDE), ainsi que plusieurs autres données sur les cultures américaines ont une fois de plus confirmé l’état précaire de cette saison. Depuis le mois de mars, les régions de la Corn Belt sont aux prises avec des inondations et des pluies qui empêchent les travaux dans les champs. Selon les dernières estimations, 83% des semis de maïs étaient terminés et 59% des cultures étaient considérées comme étant dans un état bon ou excellent. Le WASDE a de plus confirmé une révision à la baisse des superficies semées et des rendements anticipés.

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Les progrès dans le soya subissaient aussi les contrecoups du mauvais temps. Selon les données américaines, 60% des semis étaient achevés contre 88% en moyenne pour cette période de l’année. En théorie, les producteurs bénéficient encore de quelques semaines pour terminer les travaux mais plusieurs commencent à s’interroger sur la qualité des cultures et les rendements qui viendront avec. L’administration américaine n’a pas fait de changement dans ses prévisions mais les chiffres devraient être modifiés dans le prochain rapport attendu en juillet.

Les craintes sont d’autant plus fortes que les prévisions météo offrent peu de répit pour les deux prochaines semaines avec encore de la pluie dans le centre des États-Unis.

Le blé se trouvait aussi sous surveillance considérant le temps humide qui pourrait affecter la qualité du blé d’hiver.

Selon les observateurs, l’incertitude est un facteur important cette saison. En plus de la pluie qui fait des siennes sur le terrain, les stocks mondiaux demeurent un facteur important de l’offre et la demande. Il semble aussi que l’attrait pour les grains américains stagne et s’amenuise en raison des conflits commerciaux, ce qui complique les prévisions de la demande extérieure.

Le boisseau de maïs pour juillet, contrat a pris 9% sur la semaine, pour terminer à 4,5300 dollars, son plus haut niveau depuis juin 2014. Il avait clôturé à 4,1575 dollars il y a une semaine.

Le boisseau de soya pour livraison en juillet a terminé à 8,9675 dollars contre 8,5625 dollars vendredi dernier à la clôture, en hausse de 4,7% depuis vendredi dernier.

Le boisseau de blé pour juillet a clôturé à 5,3850 dollars contre 5,0450 dollars vendredi dernier, enregistrant ainsi une hausse de 6,7%.

Source: AFP

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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