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	Le Bulletin des agriculteursLaitPlus - Le Bulletin des agriculteurs	</title>
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	<description>La référence des décideurs agricoles</description>
	<lastBuildDate>Fri, 10 Apr 2026 14:34:24 +0000</lastBuildDate>
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	<title>LaitPlus - Le Bulletin des agriculteurs</title>
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		<title>Robert Chicoine : Personnalité internationale de l’année 2026</title>

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		https://www.lebulletin.com/elevage/exposition-laitiere-robert-chicoine-prix-personnalite-internationale-146359		 </link>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 13:38:09 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[Génétique]]></category>
		<category><![CDATA[LaitPlus]]></category>
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				<description><![CDATA[<p>La plus prestigieuse exposition laitière, la World Dairy Expo de Madison au Wisconsin, décerne à l'agronome Robert Chicoine le prix de la Personnalité internationale de l’année 2026.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/exposition-laitiere-robert-chicoine-prix-personnalite-internationale-146359">Robert Chicoine : Personnalité internationale de l’année 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>L’agronome Robert Chicoine a été surpris lorsque la plus prestigieuse exposition laitière, la World Dairy Expo de Madison au Wisconsin, lui a annoncé qu’il allait recevoir le prix de la Personnalité internationale de l’année 2026 le 29 septembre 2026. Retraité comme directeur général de l’Alliance Semex en 2000, il quittait définitivement la vie professionnelle en 2008.</p>



<p>Issu d’une ferme agricole de Saint-Pie-de-Bagot, Robert Chicoine, aujourd’hui âgé de 83 ans, a choisi l’agronomie lorsqu’il a découvert qu’il était allergique au foin. Il a travaillé un été au Centre d’insémination artificielle du Québec (CIAQ) durant ses études.</p>



<p>«&nbsp;L’été que j’ai passé là, j’étais aux oiseaux&nbsp;», raconte celui qui était déjà un mordu de la génétique.</p>



<p>Voyant son intérêt, ses patrons lui ont dit que s’il faisait une maîtrise en génétique, il aurait un emploi à la fin de ses études. En 1966, il a été engagé au CIAQ dans le but de mettre sur pied le Programme d’évaluation de la progéniture (PEP).</p>



<p>Il a voué sa carrière à l’amélioration génétique des bovins laitiers. En 1981, il devenait directeur général du CIAQ. En 1986, à la demande du conseil d’administration, il a fondé Boviteq, une entité dédiée à l’amélioration de la race par le transfert embryonnaire. Cela permettait aux bonnes vaches de donner naissance à un plus grand nombre de filles.</p>



<p>«&nbsp;Le conseil d’administration s’est dit pourquoi on ne créerait pas un environnement dans lequel on pourrait explorer la façon d’améliorer la génétique du côté femelle, comme on a le mandat de le faire du côté mâle au centre d’insémination, raconte Robert Chicoine. Le mandat était aussi de favoriser la recherche en embryologie.&nbsp;»</p>



<p>En 1997, il a collaboré à la mise sur pied de l’Alliance Semex dont il est devenu directeur général jusqu’à sa retraite en 2000. Robert Chicoine raconte que les États-Unis se sont mis à exporter de la génétique laitière et l’Union européenne a développé sa propre génétique. Cela obligeait les centres d’insémination du pays à travailler ensemble.</p>



<p>L’organisation Semex Canada qui ne gérait que les exportations de semences à l’international est devenue l’Alliance Semex qui devenait propriétaire des taureaux des centres d’insémination du Canada. En tant que plus grand centre d’insémination au Canada, le CIAQ est devenu le propriétaire principal avec 45% des parts.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un taureau influent</h2>



<p>On doit à Robert Chicoine la découverte d’un jeune taureau qui a révolutionné la race&nbsp;: Hanoverhill Starbuck. Le CIAQ a vendu 685&nbsp;000 doses de semences de Starbuck dans 45 pays. Ce taureau est l’ancêtre de 95% des vaches du Québec.</p>



<p>Il raconte qu’à l’époque, en l’absence de génomique, les jeunes taureaux étaient débusqués lors de visites de fermes.</p>



<p>«&nbsp;Je me trouvais en Ontario avec mon adjoint qui faisait la sélection génétique avec moi, et on est arrêté à la ferme Hanoverhill à Port Perry, raconte-t-il. Il y avait un jeune mâle qui était presque naissant. Il avait moins d’un mois quand on l’a vu et déjà, on a été attiré par son apparence exceptionnelle pour son âge. On a pris une option, parce qu’avant de finaliser l’achat, il fallait attendre qu’il vieillisse un peu pour voir s’il se développait normalement, entre autres au niveau des testicules. Et il fallait faire des tests sanitaires. Si je me souviens bien, il est né en avril et il est arrivé chez nous en novembre.&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading">Préserver la génétique animale</h2>



<p>Après sa retraite de l’Alliance Semex en 2000, Robert Chicoine s’est impliqué dans une organisation ayant pour but de faire pression auprès du gouvernement pour préverser la génétique d’animaux d’élevage, pas seulement des bovins laitiers, mais toutes les races, la Fondation canadienne des ressources génétiques des animaux de ferme (CFAGRF, Canadian Farm Animal Genetic Resources Foundation).</p>



<p>«&nbsp;Ça a finalement porté ses fruits, car il y a maintenant un centre à l’université de Saskatoon qui a ce mandat-là&nbsp;», dit-il.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De nombreux prix</h2>



<p>La carrière de Robert Chicoine a été reconnue à maintes reprises, mais il n’avait pas encore reçu de prix à l’international. Ce sera chose faite en septembre prochain.</p>



<p>1998&nbsp;&nbsp;&nbsp; Doctorat honoris causa de l’Université Laval<br>2001&nbsp;&nbsp;&nbsp; Temple de la renommée de l’agriculture du Québec<br>2005&nbsp;&nbsp;&nbsp; Temple canadien de la renommée agricole<br>2008&nbsp;&nbsp;&nbsp; Prix de distinction de l’industrie de l’amélioration des bovins laitiers remis par le Réseau laitier canadien<br>2010&nbsp;&nbsp;&nbsp; Chevalier de l’Ordre national du Québec<br>2026&nbsp;&nbsp;&nbsp; Personnalité internationale de l’année remis par la World Dairy Expo, Madison, Wisconsin</p>



<p>Pour lire d&rsquo;autres articles liés à la production laitière, consultez la section laitplus <a href="https://www.lebulletin.com/content/laitplus" target="_blank" rel="noreferrer noopener">en cliquant ici.</a></p>



<p>À lire aussi:</p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/elevage/le-ciaq-lance-une-boutique-en-ligne-115754" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le CIAQ lance une boutique en ligne</a></p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/nouveaux-produits/ciaq-construction-dun-nouveau-centre-de-distribution-134485" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CIAQ: construction d&rsquo;un nouveau centre de distribution</a></p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/nouveaux-produits/le-ciaq-fete-ses-75-ans-a-concevoir-lavenir-124892" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le CIAQ fête ses 75 ans à concevoir l&rsquo;avenir</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/exposition-laitiere-robert-chicoine-prix-personnalite-internationale-146359">Robert Chicoine : Personnalité internationale de l’année 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<title>La Ferme 299 optimise l’intérieur de l’étable</title>

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		https://www.lebulletin.com/elevage/ferme-299-jean-pierre-bussieres-etable-vache-laitiere-146301		 </link>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 17:16:29 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Bâtiments]]></category>
		<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[Équipement de traite]]></category>
		<category><![CDATA[LaitPlus]]></category>
		<category><![CDATA[étable laitière]]></category>
		<category><![CDATA[porte-ouverte]]></category>
		<category><![CDATA[rétrofit]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Jean-Pierre Bussières de la Ferme 299 de Yamaska a travaillé avec ses intervenants pour reconfigurer la section des vaches en lactation dans le but de la rendre plus efficace. PHOTOREPORTAGE</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/ferme-299-jean-pierre-bussieres-etable-vache-laitiere-146301">La Ferme 299 optimise l’intérieur de l’étable</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Jean-Pierre Bussières de la Ferme 299 de Yamaska a travaillé avec ses intervenants pour reconfigurer la section des vaches en lactation dans le but de la rendre plus efficace.</p>



<p>La Ferme 299 offrait une journée porte ouverte le jeudi 2 avril 2026. Environ 300 personnes ont visité l’étable.</p>



<p>Pas de nouvelle étable pour la Ferme 299. Les sections pour les génisses, les taures et les parcs de vêlages sont les mêmes. Le système d’alimentation est aussi le même. C’est vraiment la configuration de la section des vaches en lactation qui a changé.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_alimentation_vaches_MJP-750x563.jpeg" alt="" class="wp-image-146296" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_alimentation_vaches_MJP-750x563.jpeg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_alimentation_vaches_MJP-768x576.jpeg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_alimentation_vaches_MJP-220x165.jpeg 220w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_alimentation_vaches_MJP.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">L’intérieur de l’étable n’a pas beaucoup changé. Les génisses d’élevage sont encore à gauche et l’allée d’alimentation est la même. Jean-Pierre Bussière fait remarquer que la largeur de l’allée d’alimentation aurait avantage à être plus large pour un meilleur nettoyage, mais ce choix avait été fait à l’époque pour diminuer les coûts de construction. C’est l’aménagement des vaches en lactation qui a changé.</figcaption></figure>



<p>Le groupe de vaches a été séparé en deux, un pour les hautes productrices et un autre pour celles en fin de lactation.</p>



<p>Il y a deux robots, comme par le passé, mais un simple et un double, et de nouvelle génération. Le robot simple est pour l’arrière-robot, soit les vaches ayant besoin de plus d’attention, et les hautes productrices.</p>



<p>Le robot double est dédié aux vaches produisant moins de lait. Situé juste à côté du groupe de vaches hautes productrices, ce robot est aussi accessible pour les vaches hautes productrices. Donc, la vache haute productrice peut choisir le robot en fonction de sa proximité ou de son accessibilité.</p>



<p>Le plan a été dessiné par Tommy Beaudry de Beaudry Équipements Laitiers. Selon lui, c’est unique. En discutant avec les personnes-clés de l’entreprise, il a bâti les plans en fonction des objectifs du client. Une fois dessiné, le plan a été approuvé par le producteur et ses intervenants.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_Tommy_Beaudry_MJP-750x563.jpeg" alt="" class="wp-image-146299" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_Tommy_Beaudry_MJP-750x563.jpeg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_Tommy_Beaudry_MJP-768x576.jpeg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_Tommy_Beaudry_MJP-220x165.jpeg 220w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_Tommy_Beaudry_MJP.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Tommy Beaudry de Beaudry Équipements Laitiers, concessionnaire BouMatic, a élaboré un plan pour répondre aux attentes de Jean-Pierre Bussières en termes d’optimisation de l’étable laitière.</figcaption></figure>



<p>Deux autres personnes ont joué un rôle important. Alicia Moreau est conseillère en robotique et travaille depuis cinq ans avec la ferme. C’est elle qui conseille au niveau de la régie. Laura Lefebvre de la Meunerie Benjamin a travaillé avec lui pour repenser l’alimentation.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_Laura_Lefebvre_MJP-750x563.jpeg" alt="" class="wp-image-146298" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_Laura_Lefebvre_MJP-750x563.jpeg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_Laura_Lefebvre_MJP-768x576.jpeg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_Laura_Lefebvre_MJP-220x165.jpeg 220w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_Laura_Lefebvre_MJP.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Laura Lefebvre, conseillère en nutrition laitière de Meunerie Benjamin, a formulé une alimentation adaptée pour les deux groupes de vaches : les hautes productrices et les vaches avancées en lactation.</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le projet d&rsquo;aménagement de ferme</h2>



<p>Jean-Pierre Bussières voulait avoir un aménagement qui pourrait lui permettre éventuellement de produire 200 kg de quota (kg matière grasse/jour) avec un seul employé pour tout faire.</p>



<p>Il raconte que la ferme a brûlé en 2013. L’étable a été reconstruite en 2014 avec deux robots dans un seul groupe pour 100 vaches. «&nbsp;Les robots étaient devenus désuets. On n’avait pas les performances qu’on voulait. Il était temps de changer&nbsp;», dit-il. Il a donc regardé pour une nouvelle génération de robot et une nouvelle configuration.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme-299_arriere_robot_MJP-750x563.jpeg" alt="" class="wp-image-146294" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme-299_arriere_robot_MJP-750x563.jpeg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme-299_arriere_robot_MJP-768x576.jpeg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme-299_arriere_robot_MJP-220x165.jpeg 220w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme-299_arriere_robot_MJP.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les vaches ayant besoin d’une attention particulière, comme les vaches fraîchement vêlées sont logées dans l’arrière-robot du robot simple.</figcaption></figure>



<p>«&nbsp;On a changé la façon de placer les robots de traite, dit-il. C’est là qu’il y a pour moi, une économie majeure. On est dans plusieurs milliers de dollars d’économie annuelle de frais d’alimentation qui sont diminués parce qu’on a un groupe 1 qui est très efficace et qui est nourri adéquatement et on a un groupe 2 qui est en fin de lactation et qui mérite d’être moins soutenu avec l’alimentation. On ne gaspille pas notre argent là. On a facilement 1$ par jour par vache d’économie.&nbsp;»</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_vaches_hautes_productrices_MJP-750x563.jpeg" alt="" class="wp-image-146300" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_vaches_hautes_productrices_MJP-750x563.jpeg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_vaches_hautes_productrices_MJP-768x576.jpeg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_vaches_hautes_productrices_MJP-220x165.jpeg 220w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme_299_vaches_hautes_productrices_MJP.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les vaches hautes productrices (groupe 1) ont accès au robot simple, mais aussi au robot double que nous voyons dans la photo suivante. Ainsi, une vache intimidée par une vache dominante peut se faire traire sans souci.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme-299_vaches_robot_double_MJP-750x563.jpeg" alt="" class="wp-image-146295" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme-299_vaches_robot_double_MJP-750x563.jpeg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme-299_vaches_robot_double_MJP-768x576.jpeg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme-299_vaches_robot_double_MJP-220x165.jpeg 220w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/04/Ferme-299_vaches_robot_double_MJP.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Cette photo prise du même endroit que la photo précédente montre le robot double et la barrière qui délimite les deux groupes : les hautes productrices à droites et les vaches avancées en lactation (groupe 2) à gauche. À noter que les vaches hautes productrices ont aussi accès à ce robot.</figcaption></figure>



<p>Les premiers robots sont entrés en fonction le 1<sup>er</sup> juillet 2025 et la production n’a jamais arrêté pendant les travaux. Selon Jean-Pierre Bussières, la diminution des coûts d’alimentation n’est pas terminée. Il y travaille avec son équipe.</p>



<p>«&nbsp;L’étable ici n’est pas parfaite, dit-il. On a encore du travail à faire. On veut aller chercher encore mieux. On sait qu’on est capable de le faire.&nbsp;»</p>



<p>L’entreprise produit actuellement 140 kg de gras par vache avec un potentiel de 150 sans agrandissement. «&nbsp;On aurait un projet à faire pour nous rendre à 200 kg, mais le quota va nous limiter&nbsp;», dit-il.</p>



<p>Une partie de logettes a dû être refaite. Les matelas pour les hautes productrices ont été remplacés pour un plus grand confort et pour avoir une grande production laitière. Les vaches en fin de lactation ont les anciens matelas réinstallés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Bilan de la reconfiguration</h2>



<p>Jean-Pierre Bussières voit déjà des changements au niveau du nombre de passages aux robots. Les vaches pouvaient se faire traitre 2,8 fois par jour, alors qu’elles y vont maintenant 3,4 fois par jour. La production laitière est restée à 40 kg par vache par jour à 190 jours de lactation.</p>



<p>Selon le producteur, avec les nouvelles transformations, la production laitière devrait monter naturellement d’ici la fin de 2026 grâce à une meilleure disposition des robots.</p>



<p>«&nbsp;Cette ferme-ci se contrôle avec un cellulaire et un employé&nbsp;», explique Jean-Pierre Bussières. Lui-même est présent 10 heures par semaine à l’étable. Tout le restant est fait par l’employé. «&nbsp;Moi, je fais de la gestion&nbsp;», explique-t-il.</p>



<p>Dans la mi-quarantaine, Jean-Pierre Bussières ne sait pas s’il aura de la relève. « J’ai fait ça parce que j’aime ça », dit-il. Il a deux filles de 5 et 12 ans qui sont encore trop jeunes pour être identifiées comme relèves. « J’ai espoir d’avoir une relève, mais j’ai surtout espoir que mes filles soient heureuses », dit-il.</p>



<p>Pour lire d&rsquo;autres articles en production laitière, consultez la section laitplus <a href="https://www.lebulletin.com/content/laitplus" target="_blank" rel="noreferrer noopener">en cliquant ici.</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/ferme-299-jean-pierre-bussieres-etable-vache-laitiere-146301">La Ferme 299 optimise l’intérieur de l’étable</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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					<wfw:commentRss>https://www.lebulletin.com/elevage/ferme-299-jean-pierre-bussieres-etable-vache-laitiere-146301/feed</wfw:commentRss>
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		<title>Ferme Clairbois : le ras le bol de la stabulation entravée</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/elevage/ferme-clairbois-nouvelle-etable-porte-ouverte-146064		 </link>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 12:53:58 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Bâtiments]]></category>
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		<category><![CDATA[LaitPlus]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits d'entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[bien-être animal]]></category>
		<category><![CDATA[porte-ouverte]]></category>
		<category><![CDATA[traite robotisée]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=146064</guid>
				<description><![CDATA[<p>Le 8 janvier 2025, Karine Barde appelle son banquier. « Tu me prêtes 3 millions ou je ferme tout ça », lui dit-elle. Karine et son conjoint Samuel Boisclair, de la Ferme Clairbois de Saint-Samuel au Centre-du-Québec, étaient au bout du rouleau. Les options: construire une étable avec robots de traite ou arrêter la production laitière. Photoreportage.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/ferme-clairbois-nouvelle-etable-porte-ouverte-146064">Ferme Clairbois : le ras le bol de la stabulation entravée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Le 8 janvier 2025, Karine Barde appelle son banquier. «&nbsp;Tu me prêtes 3 millions ou je ferme tout ça&nbsp;», lui dit-elle. Karine et son conjoint Samuel Boisclair, de la Ferme Clairbois de Saint-Samuel au Centre-du-Québec, étaient au bout du rouleau. Les options: construire une étable avec robots de traite ou arrêter la production laitière.</p>



<p>Eh bien! Ils ont construit l’étable. Le vendredi 13 mars 2026, ils l’inauguraient lors d’une porte-ouverte.</p>



<p>Karine et Samuel n’ont pas attendu la réponse de l’institution financière. Le 3 février 2025, ils avaient élaboré leur première ébauche avec leur ingénieur pour construire sur un nouveau site, juste à côté de leur site de production. En mars, le terrain était préparé. Le premier avril, la fondation était coulée et en mai la structure était montée. Et le financement a finalement été accordé. «&nbsp;Il fallait que ça marche&nbsp;», raconte Karine.</p>



<p>Le 15 septembre, la construction était terminée. Il restait les équipements intérieurs à installer. Le 4 novembre, les vaches entraient en trois journées différentes sur une semaine.</p>



<p>Tout un changement comparativement à leurs trois sites et les vaches attachées traites trois fois par jour.</p>



<p>Ce qu’ils voulaient, c’était d’offrir un maximum de confort à leurs vaches et de réduire les besoins de main-d’œuvre. C’est d’ailleurs, ce dernier point qui a été l’élément déclencheur.</p>



<p>Pour cela, ils ont décidé de centraliser tous les animaux sous un même toit et de traire les vaches avec des robots. Ils ont aussi offert un endroit où les vaches ont dorénavant la liberté de se déplacer où elles veulent.</p>



<p>L’étable compte 110 logettes pour les vaches en lactation et est prévue pour un quota de 200 kg de matière grasse par vache par jour. La ferme compte 80 vaches actuellement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et puis?</h2>



<p>Karine explique qu’ils sont très satisfaits, mais qu’il leur a fallu réapprendre à travailler parce que c’est très différent de la traite en stabulation entravée. « L’automatisation, c’est merveilleux! » s’exclame-t-elle.</p>



<p>Ce qu’elle aime le plus, c’est d’avoir pu offrir de la liberté aux animaux. «&nbsp;Ils font ce qu’ils veulent quand ils veulent&nbsp;», dit-elle. Karine adore aussi avoir toutes les données au bout des doigts sur son téléphone.</p>



<p>«&nbsp;On a construit l’étable comme on voulait travailler&nbsp;», raconte-t-elle.</p>



<p>Le budget de 3 millions de dollars a été dépassé, mais ils ne regrettent pas. Ils ont pu sauver en continuant d’utiliser leurs structures d’entreposage et de fabrication d’aliment qui sont sur l’ancien site juste à côté. Le mélange est apporté par camion. Ils ont toutefois dû construire une fosse à fumier.</p>



<p>«&nbsp;C’est la meilleure chose qu’on pouvait faire&nbsp;», raconte la maman de deux jeunes enfants, de 2 et 5 ans. «&nbsp;Ce n’était plus viable.&nbsp;»</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/vache_brosse_MJP-750x563.jpeg" alt="" class="wp-image-146062"/><figcaption class="wp-element-caption">L’ingénieur Christian Lemay des Consultants Lemay &amp; Choinière explique que l’étable est un modèle fréquent dans les nouvelles constructions. Il s’agit d’un modèle avec trois rangées de logettes pour les vaches avec une rangée d’alimentation. Les génisses d’élevage et les vaches taries font face aux vaches de l’autre côté de l’allée d’alimentation.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/taries_genisses_MJP-750x563.jpeg" alt="" class="wp-image-146059" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/taries_genisses_MJP-750x563.jpeg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/taries_genisses_MJP-768x576.jpeg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/taries_genisses_MJP-220x165.jpeg 220w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/taries_genisses_MJP.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Voici les parcs de vaches taries et de génisses longeant l’allée d’alimentation.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/taure_robot_MJP-750x563.jpeg" alt="" class="wp-image-146060" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/taure_robot_MJP-750x563.jpeg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/taure_robot_MJP-768x576.jpeg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/taure_robot_MJP-220x165.jpeg 220w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/taure_robot_MJP.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les taures ont accès à un robot d’entraînement avant la mise bas. Ça leur permet de se familiariser avec la cage du robot d’alimentation en plus de leur apporter un aliment adapté à leur condition.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/robot_traite_MJP-750x563.jpeg" alt="" class="wp-image-146058" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/robot_traite_MJP-750x563.jpeg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/robot_traite_MJP-768x576.jpeg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/robot_traite_MJP-220x165.jpeg 220w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/robot_traite_MJP.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les deux robots sont côte à côte et sont situés sur le côté de l’étable et près de la laiterie et de la réserve d’eau potable.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/vache_trafic_robot_MJP-750x563.jpeg" alt="" class="wp-image-146063" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/vache_trafic_robot_MJP-750x563.jpeg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/vache_trafic_robot_MJP-768x576.jpeg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/vache_trafic_robot_MJP-220x165.jpeg 220w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/vache_trafic_robot_MJP.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le trafic au robot est hybride. C’est-à-dire que la vache peut se diriger où elle veut, mais selon un ordre logique qui l’amène d’une section à l’autre, selon qu’on y retrouve de l’eau, des aliments, des logettes ou le robot. Donc, la vache va inévitablement passer au robot. La Ferme Clairbois a aussi choisi d’avoir un parc de vaches en chaleur, ce qui réduit les risques de blessures.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/vache_abreuvoir_barriere_MJP-750x563.jpeg" alt="" class="wp-image-146061" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/vache_abreuvoir_barriere_MJP-750x563.jpeg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/vache_abreuvoir_barriere_MJP-768x576.jpeg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/vache_abreuvoir_barriere_MJP-220x165.jpeg 220w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/vache_abreuvoir_barriere_MJP.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Pour boire, une vache qui est dans l’aire d’alimentation doit traverser cette barrière. Pour revenir à l’aire d’alimentation, elle devra se présenter à la barrière de tri devant le robot. Si elle n’est pas due pour la traite, elle pourra y retourner.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/parc_velage_MJP-750x563.jpeg" alt="" class="wp-image-146057" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/parc_velage_MJP-750x563.jpeg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/parc_velage_MJP-768x576.jpeg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/parc_velage_MJP-220x165.jpeg 220w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/parc_velage_MJP.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Deux parcs comme celui-ci sont disponibles pour les vaches taries et en préparation au vêlage.</figcaption></figure>



<p>Pour lire d&rsquo;autres articles sur la production laitière, consultez la section laitplus <a href="https://www.lebulletin.com/content/laitplus" target="_blank" rel="noreferrer noopener">en cliquant ici.</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/ferme-clairbois-nouvelle-etable-porte-ouverte-146064">Ferme Clairbois : le ras le bol de la stabulation entravée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<title>Ashton : du bœuf 100% québécois dans ses burgers</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/elevage/ashton-boeuf-origine-quebec-burger-producteurs-bovins-146113		 </link>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 18:55:37 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[LaitPlus]]></category>
		<category><![CDATA[Boeuf: origine Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Producteurs de bovins du Québec]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>La célèbre chaîne de restauration rapide Ashton de la région de Québec offrira uniquement du bœuf portant l’appellation «Bœuf: origine Québec».</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/ashton-boeuf-origine-quebec-burger-producteurs-bovins-146113">Ashton : du bœuf 100% québécois dans ses burgers</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>La célèbre chaîne de restauration rapide Ashton de la région de Québec offrira uniquement du bœuf portant l’appellation «Bœuf: origine Québec».</p>



<p>Trois ans après la création de la certification Boeuf du Québec, cette nouvelle appellation vient d&rsquo;être annoncée par les Producteurs de bovins du Québec lors de leur assemblée générale du 24 mars 2026. Une nouvelle image de marque a aussi été créée.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="405" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/BOV067_Logo-boeuf-origine-Quebec_HOR_COUL-750x405.jpg" alt="" class="wp-image-146112"/><figcaption class="wp-element-caption">Voici le nouveau logo appartenant aux Producteurs de bovins du Québec et qui garantit l&rsquo;origine du boeuf acheté.</figcaption></figure>



<p>Plusieurs acteurs de la filière ont aussi décidé d&rsquo;adopter l&rsquo;appellation. On retrouve l’Abattoir BL de Val Saint-François, en Estrie. Ses points de vente recevront donc du bœuf du Québec. De plus, deux boucheries, Pascal le boucher à Montréal et Boucherie Centre-Ville à Trois-Pistoles, s’y joignent aussi. Les Viandes de l’Est de Sainte-Luce et la Famille Fontaine (Montpak International) ont aussi pris cet engagement.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="481" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/lancement_boeuf_origine_quebec-750x481.jpg" alt="" class="wp-image-146122"/><figcaption class="wp-element-caption">Le dévoilement de l&rsquo;Boeuf: origine Québec a eu lieu lors de l&rsquo;assemblée générale annuelle des Producteurs de bovins du Québec 2026 en présence des représentants des Producteurs de bovins du Québec, Ashton, Montpak, Abattoir BL, Groupe ADEL, Pasacl Le Boucher et Boucherie Centre-Ville.</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Burgers avec bœuf 100% québécois</h2>



<p>Pour Jean-Christophe Lirette, copropriétaire des restaurants Ashton, cette décision fait partie des valeurs de l’entreprise. Celle-ci s’approvisionne déjà en pommes de terre et en fromage en grains du Québec pour ses poutines. Avec cette annonce, c’est la viande de bœuf de leurs burgers qui sera 100% québécoise.</p>



<p>«Avant qu’on fasse l’acquisition des restaurants Ashton, c’était dans notre plan d’affaires de s’approvisionner de bœuf 100% du Québec. On est très fier de cette annonce», explique Jean-Christophe Lirette qui est copropriétaire de la chaîne de restauration depuis 2022 avec sa partenaire d’affaires Émily Adam.</p>



<p>Il explique qu’ils ont travaillé longtemps avant de trouver le bon partenaire qui pourrait les approvisionner. C’est la Famille Fontaine dirigée par les frères Fabien, Donald et Alex Fontaine qui les approvisionnera en bœuf certifié «Bœuf: origine Québec».</p>



<p>Un des grands défis était l’approvisionnement en viande fraîche. Plusieurs fois par semaine, la Famille Fontaine expédiera de la viande hachée de son usine de la région de Montréal à celle de Ashton dans la région de Québec.</p>



<p>«Ce partenariat a un impact direct et concret sur l’emploi dans notre usine de transformation.&nbsp; À lui seul, le contrat avec Ashton se traduit par environ huit emplois directs dédiés», explique la Famille Fontaine par courriel.</p>



<p>La chaîne de restauration rapide Ashton compte 24 succursales, principalement dans la région de Québec. Trois nouvelles succursales sont prévues en 2026, à Montréal, Saint-Georges-de-Beauce et Chicoutimi. L’entreprise a été fondée en 1969 par Ashton Leblond.</p>



<p>À lire aussi:<br><a href="https://www.lebulletin.com/actualites/lancement-certification-boeuf-du-quebec-130872" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Une certification pour le bœuf du Québec</a></p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/elevage/boeuf-financement-court-terme-probleme-criant-finances-pbq-142313" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Problème criant de financement dans le bœuf</a></p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/elevage/boeuf-quebecois-produit-niche-industrie-bovine-137689" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le bœuf québécois est-il un produit de niche?</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/ashton-boeuf-origine-quebec-burger-producteurs-bovins-146113">Ashton : du bœuf 100% québécois dans ses burgers</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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		<title>Plus de lait produit avec moins de fermes</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/elevage/lait-fermes-rendez-vous-laitier-aqinac-146036		 </link>
		<pubDate>Fri, 20 Mar 2026 17:32:05 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Bâtiments]]></category>
		<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[Équipement de traite]]></category>
		<category><![CDATA[LaitPlus]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits d'entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[AQINAC]]></category>
		<category><![CDATA[lait]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>En 20 ans, le nombre de fermes québécoises est passé de plus de 7000 à tout juste 4000 en 2025. Durant cette période, le portrait de la production a considérablement changé, mais aussi les habitudes et les attentes des consommateurs.</p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>En 20 ans, le nombre de fermes québécoises est passé de plus de 7000 à tout juste 4000 en 2025. Durant cette période, le portrait de la production a considérablement changé, mais aussi les habitudes et les attentes des consommateurs.</p>



<p>L’agronome Chantal Fleury, directrice adjointe à la recherche économique aux Producteurs de lait du Québec, faisait un portrait de l’évolution de la production laitière des 20 dernières années, dans le cadre du 20<sup>e</sup> anniversaire du Rendez-vous laitier AQINAC le mercredi 18 mars 2026 à Drummondville.</p>



<p>Pendant ce temps, la production de lait n’a cessé d’augmenter pour se situer à plus de 3,5 milliards de litres de lait, comparativement à moins de 3 milliards de litres 20 ans plus tôt.</p>



<p>Donc, moins de fermes, mais plus grandes, produisent dorénavant plus de lait. Le tableau suivant présenté par Chantal Fleury lors de cette conférence est éloquent. Les fermes de moins de 50 kg de matière grasse par jour de quota représentent dorénavant moins de 20% des fermes, alors que c’était plus de 60% des fermes il y a 20 ans.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="429" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/PLQ_ferme_quota-750x429.jpg" alt="" class="wp-image-146033"/></figure>



<p>Les fermes ont donc grossi, mais elles sont aussi passées de plus en plus à la stabulation libre. Si en 2007, 94% des fermes étaient en stabulation entravée, en 2025, ce nombre a diminué à 64%. La robotique a pris une grande part et est présente dorénavant sur 22% des fermes comme mode de collecte du lait. En 2007, c’est la salle de traite qui était le deuxième mode de traite avec 6%.</p>



<p>Aujourd’hui, environ la moitié des vaches laitières du Québec sont maintenant en stabulation libre, soit 49%. En 2007, elles ne représentaient que 8% des vaches.</p>



<p>Les vaches laitières produisent aussi plus de lait, soit 10 336 en kg par vache par année, comparativement à 8133 en 2005. Le quota par ferme est passé de 39 à 101 kg de matière grasse par jour avec un nombre de vaches passant de 52 à 84. Les troupeaux sont aussi plus performants à tous points de vue : poids des animaux, taux de réforme, taux de vaches ayant trois lactations ou plus.</p>



<p>Avec de meilleures performances, l’empreinte environnementale de la production laitière s’est améliorée, passant de 1,01 à 0,93 kg éq CO<sub>2</sub>/kg lait entre 2011 et 2021.</p>



<p>Il y a environ 15 ans, un grand coup a été donné pour améliorer la qualité du lait avec l’instauration de primes à la qualité du lait.</p>



<p>En 20 ans, le Québec a connu de nombreux changements au niveau de la mise en marché et de la règlementation. En 2003, il y a eu le programme de dons de lait qui a permis de recueillir et d’offrir 15 millions de litres de lait à ce jour.</p>



<p>En 2021, le programme proAction intégrait tous les volets de la mise en marché. Chantal Fleury explique que si ce programme est peu connu des consommateurs, ce dernier permet toutefois de garantir la qualité promue par le logo de la vache bleue. Ce logo est reconnu par les consommateurs canadiens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Habitudes des consommateurs</h2>



<p>Durant toutes ces années, la production s’est adaptée aux demandes des consommateurs qui boivent de moins en moins de lait, mais en mangent de plus en plus. Donc, moins de lait, mais plus de fromages, de crème, de beurre et de yogourt.</p>



<p>De plus, le coût de la vie fait en sorte que le consommateur est confronté à un dilemme entre manger et se loger. Il paie dorénavant autant pour se loger que pour manger. Alors, son budget pour l’alimentation est sous pression.</p>



<p>Il veut néanmoins de plus en plus de protéine, une faible empreinte carbone du lait et le respect de normes élevées en matière de bien-être animal.</p>



<p>En 2025, il y a eu une croissance de 31% de la demande pour les yogourts riches en protéines.</p>



<p>L’engouement pour la protéine est positif pour la production laitière, mais elle a un impact sur le gras. De plus, est-ce que cet engouement demeurera?</p>



<p>Le Québec fabrique près de la moitié du lait fortifié, plus des deux tiers du yogourt et près de la moitié du fromage, dont les deux tiers des fromages frais et fins.</p>



<p>De nombreux défis sont à surveiller pour l’avenir, comme l’empreinte carbone, le bien-être animal, les alternatives au lait de vache, la qualité du lait, la santé animale et l’environnement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Discours attendu de Jean Charest</h2>



<p>L’avocat, conseiller stratégique et ancien politicien Jean Charest a présenté une conférence qui a stimulé les passions. Sa présentation portait sur le «&nbsp;nouvel ordre mondial&nbsp;».</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="552" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Jean_Charest_RVLaitier_2026_MJP-scaled-e1773936766199-750x552.jpg" alt="" class="wp-image-146032"/><figcaption class="wp-element-caption">Jean Charest a présenté une conférence très attendue lors du Rendez-vous laitier AQINAC 2026.</figcaption></figure>



<p>« Le contexte qu’on vit actuellement est unique », a-t-il dit d’entrée de jeu. Il a commencé par expliquer que le courant de mondialisation a débuté à la suite de la Seconde Guerre mondiale. Malgré les tentatives de Donald Trump de vouloir se retirer de ce courant mondialiste, ça ne se fera pas. Les économies sont trop imbriquées les unes dans les autres.</p>



<p>Jean Charest salue le travail du premier ministre Mark Carney de vouloir diversifier les exportations canadiennes. Avec 75% des exportations canadiennes vers les États-Unis, le Canada est trop dépendant de ce marché. Toutefois, nos voisins du Sud demeureront notre principal marché. Il faudra donc ménager nos relations.</p>



<p>C’est dans ce contexte que la renégociation de l’ACÉUM débutera à la fin juillet. Selon Jean Charest, l’intégrité de la gestion de l’offre n’est pas menacée. Ce sont plutôt les contingents qui seront renégociés. Ça reste toutefois à surveiller.</p>



<p>Pour d&rsquo;autres articles liées à la production laitière, consultez la section <a href="https://www.lebulletin.com/content/laitplus">l</a><a href="https://www.lebulletin.com/content/laitplus" target="_blank" rel="noreferrer noopener">aitplus</a> en cliquant ici.</p>
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		<title>Pensons sécurité, pensons à sauver des vies</title>

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		https://www.lebulletin.com/actualites/pensons-securite-pensons-sauver-des-vies-145997		 </link>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 18:13:52 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Bâtiments]]></category>
		<category><![CDATA[Cultures]]></category>
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		<category><![CDATA[LaitPlus]]></category>
		<category><![CDATA[CNESST]]></category>
		<category><![CDATA[santé et sécurité au travail]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Des petits gestes banals sur les fermes peuvent causer des grandes blessures et même des décès. Chaque année, la Semaine canadienne de la sécurité en milieu agricole rappelle l’importance de la prévention.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/actualites/pensons-securite-pensons-sauver-des-vies-145997">Pensons sécurité, pensons à sauver des vies</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Des petits gestes banals sur les fermes agricoles peuvent causer des grandes blessures et même des décès. Chaque année, la Semaine canadienne de la sécurité en milieu agricole rappelle à cette période de l’année l’importance de la prévention.</p>



<p>Pourtant, chaque année, de nouvelles blessures et de nouveaux décès surviennent. Entre 1990 et 2020, le programme Surveillance des blessures agricoles au Canada a recensé 2814 décès liés à l’agriculture au Canada. C’est sans compter les blessures.</p>



<p>Une petite visite sur le site web de la CNESST permet de voir que la sécurité en milieu agricole touche de nombreux aspects. De nombreux conseils y sont présentés et mériteraient d’être revus régulièrement sur chaque ferme.</p>



<p>On y parle notamment du travail en zone dangereuse d’une machinerie, des troubles musculosquelettiques, des accidents graves, des enfants à la ferme, des produits dangereux, du travail extérieur et même de la santé psychologique. En guise de prévention, des conseils au niveau des équipements de protection et du secourisme en milieu de travail y sont aussi présentés.</p>



<p>Dans le cadre de la Semaine de la santé et de la sécurité en agriculture, l&rsquo;UPA organise des webinaires gratuits. Le thème de cette année est <em>La prévention des risques psychosociaux au travail, une responsabilité partagée!</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un accident qui fait réfléchir</h2>



<p>Martin Rodrigue de la Ferme Buroco Holstein de Beauceville l’a échappé belle le 2 décembre 2025. Il était installé dans la pelle du tracteur pour laver le plafond de son étable à l’aide de la laveuse à pression. Il a perdu pied et a fait une chute de plus de trois mètres pour se retrouver tête première sur le plancher de ciment.</p>



<p>Il a été transporté d’urgence à l’hôpital où sa situation a été jugée critique. Il s’en est sorti avec un traumatisme crânien sévère et cinq fractures maxillo-faciales.</p>



<p>De retour à la ferme, Martin Rodrigue a conçu avec son frère Daniel une cage-nacelle pour assurer la protection des travailleurs qui travaillent en hauteur. Il s’estime chanceux d’être encore en vie.</p>



<p>Pour le consultant en agriculture Philippe Couture, c’était la goutte qui faisait déborder le vase. Martin Rodrigue est le troisième client et ami de Philippe Couture à être touché par un grave accident à la ferme.</p>



<p>Le 27 juin 2025, Étienne Lessard, un client et ami de Philippe Couture, de la Ferme Holdream de Saint-Honoré-de-Shenley, décédait d’un accident agricole. Le rapport de la CNESST révèle que l’accident était évitable.</p>



<p>Le 26 septembre 2018, Dany Rodrigue, le meilleur ami de Philippe Couture, de la Ferme Rodveil Holstein de Saint-Simon-les-Mines, est décédé lorsqu’il a voulu porter secours à son employé Axel Josué Saloj Miculax, lui aussi décédé, dans le silo à ensilage. À la suite de l’accident, la CNESST a interdit à la ferme l’accès au silo et a exigé une procédure d’entrée en espace clos.</p>



<p>Tous ces accidents étaient évitables. À la suite de l’accident de Martin Rodrigue, Philippe Couture a dit&nbsp;: «&nbsp;C’est assez!&nbsp;» Il a décidé de produire une vidéo en son nom personnel pour sensibiliser tous les acteurs du milieu agricole. Les familles de ces fermes ont participé à la conception du vidéo, de même que la vidéaste Odrey Caron.</p>



<p>Voici des liens pour obtenir des informations sur le sujet&nbsp;:<br><a href="https://www.cnesst.gouv.qc.ca/fr/prevention-securite/informations-prevention/prevention-par-secteur-dactivite/agriculture" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CNESST&nbsp;: Informations sur la prévention en milieu agricole</a><br><a href="https://www.upa.qc.ca/citoyen/centre-des-communications/nouvelles/toutes-les-nouvelles/semaine-de-la-sante-et-de-la-securite-en-agriculture-2026" target="_blank" rel="noreferrer noopener">UPA : Semaine de la santé et de la sécurité agricole</a><br><a href="https://casa-acsa.ca/fr/la-semaine-canadienne-de-la-securite-en-milieu-agricole/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Semaine canadienne de la sécurité en milieu agricole</a><br><a href="https://www.cnesst.gouv.qc.ca/fr/salle-presse/communiques/chute-machine-agricole" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Conclusions de l’enquête sur la chute à la Ferme Holdream</a><br><a href="https://www.quebec.ca/nouvelles/actualites/details/un-ouvrier-agricole-et-son-employeur-meurent-a-linterieur-dun-silo-la-cnesst-devoile-les-conclusions-de-son-enquete" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Conclusions de l’enquête sur l’accident à la Ferme Rodveil Holstein</a></p>



<p>Voici la vidéo en question:</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Cultivons la prudence et sauvons des vies" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/4jC6kcfFg5U?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>
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		<title>Du soya et que &#231;a presse!</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/elevage/du-soya-et-que-ca-presse-145807		 </link>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 18:06:32 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Étienne Gosselin`]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[LaitPlus]]></category>
		<category><![CDATA[soya]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Pour diminuer les coûts d’alimentation, on peut alimenter les vaches laitières de soya transformé à la ferme. Ferme Maxima fait figure de pionnière en la matière, une matière riche en protéine!</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis 2013 et après une visite à Expo-Champs, Maxime Bessette et sa famille pressent du soya dans la «cuisine» de la Ferme Maxima, à deux pas du mélangeur à rations. C’est le système de la compagnie ontarienne Energrow qu’ils ont choisi pour presser 80 tonnes de soya par année, de quoi alimenter le troupeau de 60 à 70 vaches en lactation de Marieville. </p>



<p>Vingt à 30 jours à la fois, on utilise la presse 24 heures par jour, tâche qui ne nécessite que quelques minutes quotidiennes, assure Maxime Bessette. «On nettoie le tamis ou les capteurs électroniques et on change le sac de tourteau qui se remplit tout seul.»</p>



<p>Du silo extérieur d’une contenance de 20 tonnes, une vis amène les graines de soya (8 à 14% d’humidité) au-dessus d’une moulange qui éclate les fèves. Le broyat entre ensuite dans l’extrudeur, vis sans fin où on restreint le passage du soya par une matrice trouée à la sortie de l’appareil. Sur la vis, une large bande de chauffage fait cuire le tourteau et son résidu huileux à 175 °C. </p>



<p>Dans ce procédé d’extrusion, l’huile de soya brute est récupérée dans un bac de plastique sous l’appareillage. Elle pourrait être mélangée au diesel à la ferme, revendue à Energrow ou distribuée à des éleveurs qui cubent des moulées à la ferme.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="750" height="1125" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/MaximeBessette_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-750x1125.jpg" alt="" class="wp-image-145809" style="width:391px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/MaximeBessette_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-750x1125.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/MaximeBessette_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-768x1152.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/MaximeBessette_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-110x165.jpg 110w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/MaximeBessette_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-1024x1536.jpg 1024w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/MaximeBessette_NutritionLait_Encadre1_EG_202601.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Depuis 2013, Maxime Bessette autoproduit une partie de ses concentrés. Les performances laitières du troupeau 100% Holstein, à 12 866 kg de lait à 4,58% de gras, lui donnent raison.</figcaption></figure>



<p>Ce qui intéresse Maxime est davantage le tourteau, frais et appétent, stocké dans de grands sacs sagement rangés avec les fourches du tracteur sur des étagères. Leur précieux contenu est ensuite déversé dans la trémie d’un souffleur qui remplit un silo de tourteau de cinq tonnes connecté au mélangeur. </p>



<p>Des efforts qui en valent la peine, car le producteur intègre quotidiennement 2 kg de tourteau à 91-92% de matière sèche, 35% de protéine et 16% de lipide. Maxime Bessette est catégorique : les performances laitières de son troupeau 100% Holstein s’en ressentent, avec une moyenne annuelle de production par vache de 12 866 kg de lait à 4,58% de gras.</p>



<p>Chez Maxima, on valorise notamment des lots invendus de soya de la semencière Prograin de Saint-Césaire. Lors du passage du <em>Bulletin des agriculteurs</em>, on venait d’extruder un nouveau soya noir, de quoi faire travailler le technologue en alimentation animale de Meunerie Hébert, Cédric Riendeau, qui compose les rations selon les analyses des oléoprotéagineuses. Au champ, Maxime Bessette choisit les variétés qu’il sème non plus seulement sur leur rendement en kilo, mais surtout sur leur rendement protéique.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="750" height="1125" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/Vache_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-750x1125.jpg" alt="" class="wp-image-145811" style="width:462px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/Vache_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-750x1125.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/Vache_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-768x1152.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/Vache_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-110x165.jpg 110w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/Vache_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-1024x1536.jpg 1024w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/01/Vache_NutritionLait_Encadre1_EG_202601.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Trop riche en acides gras polyinsaturés, le soya non oléique ne peut être incorporé en grande quantité dans la ration, généralement 2 ou 3 kg, contrairement au soya à haute teneur en acide gras monoinsaturé oléique.</figcaption></figure>



<p>Ayant donc une bonne expérience d’utilisation du soya conventionnel<em> in situ</em>, le producteur compte essayer le soya oléique prochainement, qui ne nécessite qu’un traitement de chaleur pour être servi tel quel, sans retrait d’huile, pour des performances laitières et reproductives rehaussées. Le Marievillois estime son rendement du capital investi à cinq ans, le coût d’exploitation à 20 $/tonne de soya, car il faut changer quelques pièces et fluides à intervalles : vis sans fin, matrice, boulon d’entraînement, huile, etc.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="750" height="563" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Extrudeur_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-750x563.jpg" alt="extrudeur à soya" class="wp-image-145814" style="width:545px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Extrudeur_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-750x563.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Extrudeur_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-768x576.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Extrudeur_NutritionLait_Encadre1_EG_202601-220x165.jpg 220w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Extrudeur_NutritionLait_Encadre1_EG_202601.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">À 105 tours par minute, la vis sans fin de l’extrudeur Energrow extrait l’huile du tourteau dans un procédé automatisé qui ne nécessite que quelques minutes de surveillance par jour. De fabrication canadienne, la machine ne requiert qu’une alimentation monophasée de 240 V et 50 A.</figcaption></figure>



<p>La présidente d’Energrow, Jasmin Hofer, corrobore ces coûts. «La plupart des exploitations laitières peuvent remplacer 70% ou plus de leurs protéines achetées avec des quantités de soya journalières pouvant atteindre 2,7 kg par tête et même davantage si la ferme intègre aussi du soya extrudé au robot.»</p>



<p>Elle calcule que pour une ferme laitière de 90 vaches en lactation, la valeur ajoutée nette au soya peut atteindre 112 $/tonne, un bénéfice de plus de 11 000 $ quand on utilise un extrudeur à la ferme. L’entreprise propose aussi des torréfacteurs pour rôtir ou cuire le soya oléique avant de le servir entier, lipide et protéine, sapide et rapide!</p>



<p><em>Cet article a d&rsquo;abord été publié dans l&rsquo;<a href="https://www.lebulletin.com/digital-edition/lebulletin/2026-01-01/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">édition de janvier</a> du </em>Bulletin des agriculteurs.</p>



<p>Pour vous abonner afin de ne rien manquer, c&rsquo;est <a href="https://www.glacierfarmmedia.com/fr/subscribe/new/leb?" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ici</a>.</p>



<p>Pour d&rsquo;autres articles sur la production laitière, consultez la section <a href="https://www.lebulletin.com/content/laitplus" target="_blank" rel="noreferrer noopener">LAITPLUS</a>!</p>
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		<title>Groupe Jacobs: une famille, quatre fermes, un site d’entreposage d’aliments</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/elevage/groupe-jacobs-une-famille-quatre-fermes-un-site-dentreposage-daliments-145832		 </link>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 17:38:35 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[LaitPlus]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits d'entreprises]]></category>
		<category><![CDATA[bovins laitiers]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>La famille Jacobs dans Portneuf compte sept propriétaires pour quatre fermes. Au moment de construire pour l’entreposage et la fabrication des aliments, ils ont décidé de miser sur leur force: l’esprit d’équipe. </p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Imaginez une famille tissée serrée et tellement liée à l’agriculture que les membres se retrouvent tous à travailler en production laitière, à avoir chacun leur ferme, mais aussi à travailler ensemble au bénéfice de chacun. Ça résume assez bien ce qu’est la famille Jacobs de Cap Santé et Saint-Basile. En fait, la famille est tissée tellement serrée que, dans le milieu agricole, on ne parle que de la Ferme Jacobs lorsqu’on parle de ces entités, mais il s’agit bien de plusieurs entreprises appartenant chacune à leurs propriétaires.</p>



<p>Tout a commencé par la Ferme Léo Jacobs et fils du nom du grand-père immigré de Hollande. Après avoir pris la relève, son fils Jean s’en est retiré et a acheté une ferme à 7 kilomètres de là qu’il a appelée Gestion Jean Jacobs. La Ferme Léo Jacobs et fils, aussi appelée la ferme d’origine ou ferme mère, est alors passée uniquement aux mains de son épouse Marian Ghielen et de ses enfants Yan et Ysabel. Le conjoint d’Ysabel, Tyler Doiron, est propriétaire de la ferme voisine, la Ferme Ty-D Holsteins. La sœur de Yan et Ysabel, Laurie, a une ferme à une dizaine de minutes avec son conjoint Mathieu Jalbert, la Ferme New Jersey.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="750" height="1125" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SU_Groupe_Jacobs_YT_202601-750x1125.jpg" alt="" class="wp-image-145842" style="width:546px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SU_Groupe_Jacobs_YT_202601-750x1125.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SU_Groupe_Jacobs_YT_202601-768x1152.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SU_Groupe_Jacobs_YT_202601-110x165.jpg 110w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SU_Groupe_Jacobs_YT_202601.jpg 800w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Yan et Ysabel Jacobs</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Reconstruire après un feu</h2>



<p>Huit mois après que Jean eut acheté sa nouvelle ferme, celle-ci a été détruite par les flammes. C’était en février 2019. C’est à ce moment-là qu’ils se sont remis en question. La Ferme Léo Jacobs avait quatre silos, Ty-D en avait trois, et Gestion Jean Jacobs quatre avant l’incendie, en plus des 10 silos-sacs de la ferme mère. Ça faisait beaucoup d’installations qui vieillissaient en plus du manque d’efficacité. Le mélangeur de Tyler pour la préparation des aliments avait brisé. </p>



<p>À la Ferme Léo Jacobs, le nombre de logettes était insuffisant. Il fallait déplacer des vaches lors de la traite pour réussir à traire toutes les vaches. En fait, l’étable de la ferme mère était trop petite pour le troupeau de la Ferme Léo Jacobs, mais adéquate pour le quota de Gestion Jean Jacobs. Marian, Yan et Ysabel ont donc choisi de déménager le troupeau de vaches en lactation dans une nouvelle étable de l’autre côté de la route et de louer l’espace des vaches en lactation à Jean. L’étable de la ferme mère loge aussi la relève de ces deux fermes. En effet, Gestion Jean Jacobs n’élève pas de génisses, mais les achète de la Ferme Léo Jacobs.</p>



<p>Pour optimiser les cultures et l’entreposage des récoltes, les cinq propriétaires des trois fermes dorénavant voisines ont opté pour un seul site. «On le savait qu’on s’en allait en <em>bunkers</em> [silos-couloirs], raconte Ysabel. On a tout simplement embarqué les autres dans le projet.» Il est décidé que la Ferme Léo Jacobs cultivera toutes les terres des trois entités voisines et fera l’entreposage et la vente des aliments pour les animaux aux deux autres fermes. C’est alors que Laurie et Mathieu ont levé la main. Ils ont demandé s’ils pouvaient se joindre au groupe. En décembre 2020, la nouvelle étable de la ferme entrait en fonction, une étable avec six robots de traite et le site d’entreposage et de fabrication d’alimentation voyait le jour.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="500" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_Ysabel_Jacobs_bureau_202601_YT-750x500.jpeg" alt="" class="wp-image-145836" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_Ysabel_Jacobs_bureau_202601_YT-750x500.jpeg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_Ysabel_Jacobs_bureau_202601_YT-768x512.jpeg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_Ysabel_Jacobs_bureau_202601_YT-235x157.jpeg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_Ysabel_Jacobs_bureau_202601_YT.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Dans l’entente avec les trois autres fermes de la famille, c’est Ysabel Jacobs qui gère le site d’alimentation utilisé par les quatre fermes. La Ferme Léo Jacobs et fils est reconnue à l’international pour les nombreuses distinctions que ses vaches ont obtenues au fil des ans.</figcaption></figure>



<p>En plus de l’avantage économique par une meilleure logistique et un partage des coûts, il y avait un grand avantage au niveau de l’alimentation. L’ensilage de luzerne et de maïs, qui est la base de l’alimentation des vaches, est toujours fermenté. Or, les bénéfices de servir un ensilage fermenté tous les jours de l’année sont reconnus sur la stabilité de la production laitière. Pour cela, il faut attendre plusieurs semaines après la récolte avant de servir l’ensilage aux vaches, ce qui nécessite une logistique. «En s’en allant tout le monde au <em>bunker</em> [silo-couloir], on s’en allait dans de la nourriture toujours fermentée parce qu’avant, il y a un dilemme d’arriver trop vite dans le non fermenté pour les animaux», raconte Ysabel.</p>



<p>Les quatre entreprises ensemble produisent plus de 1100 kg de gras par jour, soit le quota ou droit de produire, mais ont des tailles très différentes. La Ferme Léo Jacobs et fils en produit 700, Gestion Jean Jacobs 225, Ty-D Holsteins 160 et New Jersey 75.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un montage financier complexe</h2>



<p>Le montage financier pour le partage des coûts a été complexe au début parce qu’ils devaient établir les coûts réels de production. Pour réaliser cette tâche, ils ont été appuyés par leur conseillère en gestion, l’agronome Marie-Claude Bourgault d’Agrigo Conseils, appelée Mico par ses clients. </p>



<p>«Le besoin est venu d’eux d’établir des coûts de production le plus près possible de la réalité», raconte-t-elle. L’objectif était d’atteindre l’équité pour tous, qu’il n’y ait pas d’excès de part et d’autre. «La première saison, on a documenté nos opérations culturales», raconte l’agronome. Pour chaque opération culturale, les données étaient compilées. Quel équipement? Combien de carburant? Durée? «Et quel tracteur était accroché à quelle machine?», ajoute Marie-Claude Bourgault. </p>



<p>La première année, étant donné qu’ils n’avaient pas encore les données réelles de la ferme, ils se sont fiés aux données théoriques. La deuxième année, ils avaient des données, mais quelque chose ne fonctionnait pas. «Le défi, c’est d’avoir des rendements le plus près possible de la réalité», explique l’agronome. Ils se sont rendu compte que les capteurs de rendement de l’ensileuse automotrice utilisée pour la récolte surestimaient les rendements d’environ 20 %. «On s’est comparé avec la consommation», explique Marie-Claude Bourgault. Ils ont dû changer leur façon de calculer les rendements. L’agronome a donc fait des calculs en fonction de l’espace de stockage disponible. «On s’est fait des outils pour calculer les volumes sous la courbe, dit-elle. J’ai sorti mes maths.» </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="422" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_silos_cuisine_ferme_Jacobs_202601_YT-750x422.jpeg" alt="" class="wp-image-145834" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_silos_cuisine_ferme_Jacobs_202601_YT-750x422.jpeg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_silos_cuisine_ferme_Jacobs_202601_YT-768x432.jpeg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_silos_cuisine_ferme_Jacobs_202601_YT-235x132.jpeg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_silos_cuisine_ferme_Jacobs_202601_YT.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">La «cuisine» sert pour l’alimentation de quatre fermes laitières.</figcaption></figure>



<p>Après deux ans, ils ont réussi à développer un chiffrier qui respectait les données réelles de production et de coûts, chiffrier qu’ils ont validé par la suite. «Pour nous, c’était important d’avoir quelqu’un d’indépendant pour être sûr qu’on était correct des deux bords et se faire revérifier dans nos coûts», dit Ysabel.</p>



<p>Maintenant, le fonctionnement est clairement établi. Le site d’entreposage des aliments a sept silos couloirs: trois pour l’ensilage de luzerne, trois pour l’ensilage de maïs et un pour l’ensilage de foin des génisses. Il y a aussi cinq cases couvertes pour les autres ingrédients ainsi que deux silos pour les minéraux. </p>



<p>Au moment de la visite du <em>Bulletin</em>, l’équipe installait un silo pour l’ajout d’un sous-produit dans la ration dans de but de diminuer les coûts. Les rations sont préparées à l’aide de deux mélangeuses automotrices, une de petit format pour les fermes Ty-D et New Jersey, et l’autre de grand format pour les fermes Léo Jacobs et Gestion Jean Jacobs. Le paiement est effectué selon la quantité d’aliments prélevés. Les données sont envoyées à l’ordinateur d’Ysabel qui comptabilise les opérations du site.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="500" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_vaches_alimentation_ferme_jacobs_202601_YT-750x500.jpeg" alt="" class="wp-image-145835" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_vaches_alimentation_ferme_jacobs_202601_YT-750x500.jpeg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_vaches_alimentation_ferme_jacobs_202601_YT-768x512.jpeg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_vaches_alimentation_ferme_jacobs_202601_YT-235x157.jpeg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/273168_web1_vaches_alimentation_ferme_jacobs_202601_YT.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Deux mélangeurs sont utilisés pour préparer les aliments, un plus petit pour les fermes Ty-D Holsteins et un plus gros, que l’on voit sur la photo, pour la Ferme Léo Jacobs et Gestion Jean Jacobs.</figcaption></figure>



<p>Chaque entreprise reste propriétaire de ses terres, de ses animaux et de son quota. Les opérations culturales sont faites par la Ferme Léo Jacobs qui détient aussi le site d’alimentation. «Toute la machinerie, c’est Ferme Jacobs qui l’a, qui l’avait déjà, et les machineries sont plus efficaces parce qu’elles en font plus grand. On loue les terres des autres entités et eux, leur prix est à la tonne», explique Ysabel. Chaque fin de mois, une facture est envoyée aux entreprises. Ça apporte un prix constant pour la Ferme Léo Jacobs et des frais stables pour les autres entreprises. Une fois par année, les sept propriétaires des quatre entreprises se réunissent pour discuter des résultats économiques des cultures et de l’alimentation en présence de leurs conseillers.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un modèle à reproduire même sans lien familial</h2>



<p>Selon Marie-Claude Bourgault, conseillère en gestion et agronome chez Agrigo Conseils, ce modèle est réplicable sur d’autres entreprises, même sans lien familial. «Tout à fait parce qu’on fait notre évaluation basée sur des faits et non sur des impressions», dit-elle. Ce n’est pas du forfait, mais un partage des coûts. Toutefois, elle pense que le lien familial facilite la confiance. «Ça pourrait très bien fonctionner avec des étrangers, mais l’important, c’est qu’il y ait une relation de confiance qui s’installe», dit-elle. </p>



<p>Même son de cloche du côté de Laurie. «Que ce soit familial ou pas, quand chacun reconnaît le bienfait que ça peut amener, ça peut marcher», dit-elle. Elle précise l’importance d’avoir une entente entre les divers propriétaires d’entreprises. «Il faut que tu aies une entente pour que personne ne tire la couverte de son bord», dit Laurie qui s’y connaît en chiffres. Elle est directrice de compte agricole chez Desjardins. Dans le fond, tous reconnaissent que cette formule fonctionne sur une relation gagnant-gagnant. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Groupe Jacobs en bref</h2>



<p><strong>Ferme Léo Jacobs et fils, Cap Santé</strong></p>



<p>Propriétaires:&nbsp;Yan et Ysabel Jacobs, ainsi que Marian Ghielen.<br>Quota:&nbsp;700 kg de gras/vache/jour.</p>



<p><strong>Gestion Jean Jacobs, Cap Santé</strong></p>



<p>Propriétaire:&nbsp;Jean Jacobs.<br>Quota:&nbsp;225 kg de gras/vache/jour.</p>



<p><strong>Ty-D Holsteins, Cap Santé</strong></p>



<p>Propriétaire:&nbsp;Tyler Doiron.<br>Quota:&nbsp;160 kg de gras/vache/jour.</p>



<p><strong>Ferme New Jersey, Saint-Basile</strong></p>



<p>Propriétaires:&nbsp;Laurie Jacobs et Mathieu Jalbert.<br>Quota:&nbsp;75 kg de gras/vache/jour.</p>



<p><strong>Total des terres cultivées</strong></p>



<p>3000 acres (1200 hectares) dont 500 acres (200 hectares) loués d’entreprises n’appartenant pas à la famille.</p>



<p><em>Cet article est un extrait de ce qui a d&rsquo;abord été publié dans l&rsquo;<a href="https://www.lebulletin.com/digital-edition/lebulletin/2026-01-01/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">édition de janvier</a> du </em>Bulletin des agriculteurs.</p>



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		<item>
		<title>Olé, olé, soya oléique!</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/elevage/ole-ole-soya-oleique-145817		 </link>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 18:00:29 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Étienne Gosselin`]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[LaitPlus]]></category>
		<category><![CDATA[soya]]></category>
		<category><![CDATA[soya oléique]]></category>

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				<description><![CDATA[<p>Transformé à la ferme, le soya à haute teneur en acide gras oléique semble prometteur pour les fermes laitières qui cherchent à produire plus de gras et à remplacer l’acide palmitique dans les rations. Une nouvelle stratégie olé, olé pour alimenter!</p>
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]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>Oléoprotéagineuse, le soya contient environ 40% de protéine et 20% de lipide : c’est un superaliment aussi bien pour les humains, les animaux que certaines applications industrielles. Les protéines, sous forme de tourteau, bonifient les rations alimentaires. L’huile de soya, hydrogénée ou pas, peut se solidifier pour donner de la margarine. Rien de nouveau jusqu’ici!</p>



<p>La nouveauté arrive au tournant des années 2010 quand de grandes semencières, Pioneer en tête, lancent des soyas génétiquement modifiés pour catapulter son contenu oléique, le faisant passer de 20-25% à 70-75%. Molécule à 18 atomes de carbone, l’acide gras monoinsaturé oléique comporte une double liaison entre deux carbones à la neuvième position de la chaine carbonée, d’où ce vocable «oméga-9». Plus stable à la chaleur et moins oxydable, l’acide gras oléique est abondant dans plusieurs végétaux, dont les olives.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="750" height="1125" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SoayExtrude_NutrionLait_EG_202601-750x1125.jpg" alt="" class="wp-image-145821" style="width:462px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SoayExtrude_NutrionLait_EG_202601-750x1125.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SoayExtrude_NutrionLait_EG_202601-768x1152.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SoayExtrude_NutrionLait_EG_202601-110x165.jpg 110w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SoayExtrude_NutrionLait_EG_202601-1024x1536.jpg 1024w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/SoayExtrude_NutrionLait_EG_202601.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Extrudé,&nbsp;le&nbsp;soya&nbsp;conventionnel&nbsp;non&nbsp;oléique&nbsp;peut&nbsp;être&nbsp;incorporé&nbsp;à&nbsp;la&nbsp;ration&nbsp;dans&nbsp;une&nbsp;proportion&nbsp;quotidienne&nbsp;d’environ&nbsp;2&nbsp;kg&nbsp;par&nbsp;vache.&nbsp;Le&nbsp;soya&nbsp;oléique&nbsp;montre&nbsp;moins&nbsp;de&nbsp;contrainte&nbsp;à&nbsp;la&nbsp;formulation.</figcaption></figure>



<p>Sommité des gras laitiers, la professeure en nutrition animale Rachel Gervais de l’Université Laval explique que de l’huile de soya, riche en gras polyinsaturés, subit dans le rumen un procédé de biohydrogénation pour saturer les doubles liaisons. «Sous certaines conditions, les bactéries ruminales transforment ces gras polyinsaturés en d’autres isomères qui ont la propriété de diminuer la synthèse du gras laitier, élabore la chercheuse. La biohydrogénation de l’acide oléique ne conduit pas à la formation de ces isomères.»</p>



<p>«Le soya oléique pourrait représenter une source locale de lipides par rapport à l’acide gras palmitique indonésien ou malaysien ajouté aux rations des bovins», soulève la chercheuse, qui compte étudier les propriétés technologiques et l’aptitude à la transformation du lait issu de vaches nourries au soya oléique. La matière grasse laitière est déjà bien pourvue en acide gras monoinsaturé oléique, deuxième acide gras le plus présent après l’acide gras palmitique, un gras saturé. La modification du profil lipidique laisse même entrevoir des produits laitiers de meilleure qualité nutritionnelle. «La matière grasse laitière est largement influencée par les lipides de la ration», mentionne la spécialiste des voies métaboliques.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="750" height="500" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Soya_NutritionLait_EG_202601-750x500.jpg" alt="" class="wp-image-145823" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Soya_NutritionLait_EG_202601-750x500.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Soya_NutritionLait_EG_202601-768x512.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Soya_NutritionLait_EG_202601-235x157.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/Soya_NutritionLait_EG_202601.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le&nbsp;soya&nbsp;à&nbsp;haute&nbsp;teneur&nbsp;en&nbsp;acide&nbsp;gras&nbsp;oléique&nbsp;contient&nbsp;une&nbsp;proportion&nbsp;d’au&nbsp;moins&nbsp;70%&nbsp;de&nbsp;ce&nbsp;gras,&nbsp;soit&nbsp;trois&nbsp;à&nbsp;quatre&nbsp;fois&nbsp;plus&nbsp;que&nbsp;le&nbsp;soya&nbsp;conventionnel&nbsp;non&nbsp;oléique,&nbsp;riche&nbsp;en&nbsp;acide&nbsp;gras&nbsp;linoléique.</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Oser le soya oléique</strong></h2>



<p>Selon le United Soybeans Board, des agriculteurs étatsuniens de 16 États ont cultivé en 2024 du soya oléique sur 324 000 hectares. Le tiers de ce soya a servi à l’alimentation des bovins laitiers. On trouve même, au sud de la frontière, des primes pour la culture du soya oléique et un programme d’achat directement entre fermes laitières et céréalières. Pour l’heure, les agriculteurs étatsuniens ont accès à 21 variétés de soya oléique.</p>



<p>Au Québec, deux variétés sont actuellement disponibles. L’une d’elles est la variété Akila. «Elle a été créée au Canada (et non aux États-Unis) et a par la suite été sélectionnée ici pour sa maturité adaptée au climat du Québec, mentionne Alain Létourneau, président et directeur général de Prograin. Elle n’est pas issue d’une technique de transgenèse, mais elle est tout de même couverte par un brevet et ne peut être multipliée à la ferme.»</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="750" height="500" src="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/GhislainDecoeur_NutritionLait_EG_202601-750x500.jpg" alt="" class="wp-image-145825" style="width:529px;height:auto" srcset="https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/GhislainDecoeur_NutritionLait_EG_202601-750x500.jpg 750w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/GhislainDecoeur_NutritionLait_EG_202601-768x512.jpg 768w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/GhislainDecoeur_NutritionLait_EG_202601-235x157.jpg 235w, https://static.lebulletin.com/wp-content/uploads/2026/03/GhislainDecoeur_NutritionLait_EG_202601.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption class="wp-element-caption">Aliment&nbsp;essentiellement&nbsp;protéique&nbsp;en&nbsp;tourteau,&nbsp;le&nbsp;soya&nbsp;oléique&nbsp;entier&nbsp;devient&nbsp;aussi&nbsp;intéressant&nbsp;pour&nbsp;son&nbsp;contenu&nbsp;énergétique.&nbsp;«C’est&nbsp;une&nbsp;nouvelle&nbsp;source&nbsp;d’énergie&nbsp;mieux&nbsp;assimilable&nbsp;qui&nbsp;peut&nbsp;contrer&nbsp;les&nbsp;effets&nbsp;acidogènes&nbsp;du&nbsp;maïs»,&nbsp;assure&nbsp;l’agronome&nbsp;Ghislain&nbsp;Décoeur.</figcaption></figure>



<p>Le soya, sous forme de tourteau largement débarrassé de son contenu lipidique, entre dans les rations laitières. Avec sa richesse en gras insaturé notamment, il doit être extrudé ou pressé. Avec le soya oléique, rien de magique : on lui laisse ses gras majoritairement monoinsaturés, mieux assimilables, après un traitement de chaleur à la ferme ou à la meunerie, une cuisson qui transforme les protéines dégradables en protéine bypass du rumen.</p>



<p>«Les doubles et triples insaturations dans les chaînes carbonées des acides gras compliquent l’absorption dans l’intestin, explique Ghislain Décoeur, agronome et directeur de territoire chez Prograin, qui composait des rations alimentaires pour vaches laitières dans une ancienne vie. Une bonne partie des gras polyinsaturés est rejetée dans le fumier en ayant nui à la digestion.» On parle alors d’un facteur antinutritionnel pour les microorganismes ruminaux.</p>



<p>D’un aliment essentiellement protéique, le soya oléique devient alors intéressant aussi pour son contenu énergétique. «C’est une nouvelle source d’énergie mieux assimilable qui peut contrer les effets acidogènes du maïs, poursuit l’agronome, qui fait miroiter une augmentation journalière de 0,2 kg de gras par vache.»</p>



<p>Chez Sevita International, le représentant des ventes et des contrats Patrick Méthot vante sa variété Alinova (2900 UTM. M.R. 1.5) qui performe mieux que la moyenne des autres variétés du semencier. Autrement dit, le caractère oléique ne s’exprime pas aux dépens d’autres caractéristiques. Non génétiquement modifié, ce soya a d’abord été semé dans le Sud de l’Ontario avant d’être planté par une poignée de producteurs québécois cette année. «Je m’attends à un développement surprenant et un gros intérêt des meuneries, car ce soya promet 4% plus de gras laitier, selon nos estimations», dévoile Patrick Méthot. L’oléoprotéagineuse, au profil lipidique différent, présenterait aussi l’avantage d’un goût moins prononcé parfait pour la confection de produits protéinés pour l’alimentation humaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Révolution en alimentation chez les Nieuwenhof</h2>



<p>En 2024, c’était 20 sacs de la variété Plenish de Pioneer, pour faire un essai de huit hectares à la ferme. En 2025, malgré un printemps très humide et un été très sec, Justin et Benjamin Nieuwenhof de la Ferme Nieuwenhof (Lareleve Holsteins) ont obtenu un rendement de 4,9 t/ha avec la variété Akila de Prograin, semée sur 30 hectares. Malgré sa maturité relative de 1,0 et ses 2800 UTM, «l’Akila a été semée après avoir récolté du seigle en fourrage pour les taures, expose Benjamin. Ça va peut-être donner des idées aux producteurs qui n’ont pas beaucoup de terre pour nourrir leur troupeau et qui se disent qu’ils ne peuvent pas faire de soya oléique.»</p>



<p>Benjamin Nieuwenhof considère le soya oléique comme un <em>game changer</em>, l’évolution disruptive en nutrition des bovins la plus significative depuis des décennies! Chez ces maîtres-éleveurs, on nourrissait déjà les vaches de 2 kg journaliers de soya rôti. Quand on a changé pour le soya oléique, le pourcentage de gras laitier est passé de 4,10 à 4,21%, en concordance avec ce que Benjamin avait lu sur le sujet dans des publications étatsuniennes pour les troupeaux qui nourrissaient déjà avec du tourteau produit à la ferme.</p>



<p>Mais au-delà de cette augmentation mesurée empiriquement, c’est aussi sur la santé des animaux que le soya oléique révèle ses bienfaits : l’éleveur a observé une forte diminution des pertes embryonnaires et un taux de gestation supérieur de 11% à la moyenne annuelle en raison de la teneur rehaussée en énergie de la ration, mieux calquée sur les besoins physiologiques des ruminantes.</p>



<p>En somme, l’éleveur émérite recommande-t-il ce soya aux autres fermes ? «Oui à 500%, c’est un must, s’enthousiasme celui qui a produit en 2024 un combiné journalier gras-protéine par vache de 3,53 kg. Les effets sur la reproduction sont presque plus importants que l’augmentation du taux de gras pour les fermes déjà hautes productrices de lait», mentionne cet innovateur branché sur les nouveautés qui proviennent des États-Unis, à quelques kilomètres de sa ferme de Dundee. </p>



<p><em>Cet article a d&rsquo;abord été publié dans l&rsquo;<a href="https://www.lebulletin.com/digital-edition/lebulletin/2026-01-01/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">édition de janvier</a> du </em>Bulletin des agriculteurs.</p>



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		<title>Qu&#8217;est-ce qui fait varier les GES sur les fermes laitières?</title>

		<link>
		https://www.lebulletin.com/elevage/variations-les-emissions-de-gaz-effe-de-serres-ges-sur-les-fermes-laitieres-145893		 </link>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 17:53:00 +0000</pubDate>
				<dc:creator><![CDATA[Marie-Josée Parent]]></dc:creator>
						<category><![CDATA[Élevages]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[LaitPlus]]></category>
		<category><![CDATA[agriclimat]]></category>
		<category><![CDATA[GES]]></category>
		<category><![CDATA[production laitière]]></category>

		<guid isPermaLink="false">https://www.lebulletin.com/?p=145893</guid>
				<description><![CDATA[<p>Le projet Agriclimat et l'Université Laval ont évalué les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 62 fermes laitières. Les résultats sont dévoilés.</p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/variations-les-emissions-de-gaz-effe-de-serres-ges-sur-les-fermes-laitieres-145893">Qu&rsquo;est-ce qui fait varier les GES sur les fermes laitières?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p>Le projet Agriclimat du Conseil pour le développement de l’agriculture du Québec (CDAQ) et l’Université Laval ont collaboré pour évaluer les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 62 fermes laitières du Québec. Les résultats viennent d’être connus.</p>



<p>Le premier auteur de l&rsquo;article est Alexis Ruiz-Gonzalez, sous la supervision des professeurs Sébastien Fournel et Edith Charbonneau. Tous les trois sont de l&rsquo;Université Laval. Du côté d’Agriclimat, le responsable était Sylvestre Delmotte.</p>



<p>Agriclimat vise à mieux comprendre les effets des changements climatiques en agriculture dans le but d’outiller les producteurs agricoles pour y faire face, tant à l’échelle individuelle que collective.</p>



<p>L’empreinte carbone moyenne des fermes laitières participant au projet Agriclimat du CDAQ est de 1,06 kg éq. CO<sub>2</sub> par kilogramme de lait corrigé pour la matière grasse et les protéines.</p>



<p>L’étude révèle également que les émissions varient d’une ferme à l’autre. La fermentation entérique, c’est-à-dire le processus naturel de rumination des bovins, est le premier poste d’émission. Celui-ci est aussi le plus stable entre les fermes, qu’il soit calculé par vache par jour ou par kilogramme de lait produit.</p>



<p>La production des aliments est l’activité où la variabilité est la plus frappante. «&nbsp;Les émissions peuvent être jusqu’à cinq fois plus élevées pour une ferme qui cultive sur des sols lourds en climat humide comparativement à des sols légers en climat sec&nbsp;», peut-on lire dans une infolettre du CDAQ. Or, les fermes n’ont aucun contrôle sur leur type de sol.</p>



<p>Les quantités d’aliments et d’intrants achetés influencent aussi grandement ce résultat.</p>



<p>La régie des fumiers a aussi un impact important. Une ferme effectuant de trois à quatre vidanges de fosse par année peut réduire les émissions liées à ce poste de moitié par rapport à une entreprise n’en effectuant que deux.</p>



<p>Les fermes ayant les meilleures performances en termes d’empreinte carbone avaient trois points en commun. Le rendement en lait par vache était élevé. La conversion alimentaire était «&nbsp;efficace&nbsp;». De plus, la durée d’entreposage des fumiers était inférieure à la moyenne.</p>



<p>Des entreprises ayant une grande autonomie, en achetant peu d’intrant et d’aliments, peuvent présenter des émissions inférieures à la moyenne, malgré un rendement par vache parfois plus faible.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Carbone dans le sol</h2>



<p>Bien que les experts ne s’entendent pas sur l’intégration du stockage du carbone des sols dans les bilans des GES en raison de la difficulté d’avoir une estimation précise, l’étude a analysé l’historique complet des analyses des sols de 42 fermes. L’exclure ne donnerait qu’une vision partielle de la situation, alors que des champs permettent de compenser les émissions de GES alors que d’autre dégradent cette valeur.</p>



<p>Deux constats en sont ressortis. En moyenne, les sols des 42 fermes affichent une légère perte de matière organique; certaines ont des taux en forte baisse alors que d’autres sont en augmentation. De plus, au sein d’une même entreprise, il est fréquent d’observer des dynamiques contraires entre certains champs.</p>



<p>L’intégration du carbone des sols ne change pas la moyenne du groupe (1,06 kg éq. CO<sub>2</sub>/kg LCGP), mais elle modifie considérablement le classement des entreprises entre elles. Une ferme avec des émissions de GES élevées peut voir son bilan carbone s’améliorer grâce à une forte accumulation de carbone dans les sols. L’inverse est aussi vrai.</p>



<p>L’étude a démontré que le rôle des sols comme levier climatique est indéniable. «&nbsp;À ce jour, la culture des plantes fourragères pérennes demeure le moyen le plus efficace pour augmenter le contenu en carbone d’un sol&nbsp;», ajoute les experts.</p>



<p>Jennifer Philion, coordonnatrice des services au CDAQ, nous écrit par courriel que ce projet de recherche est tout nouveau. Un article scientifique vient d&rsquo;être soumis et il devrait être révisé sous peu. «Ce processus peut être long, on peut envisager quelques mois avant la publication officielle», dit-elle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et les boisés?</h2>



<p>Une autre étude, cette fois entre le CDAQ et la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique de l’Université Laval, évalue le potentiel de séquestration du carbone des boisés agricoles.</p>



<p>Pour ce projet en cours, le CDAQ invite les producteurs agricoles à répondre à un sondage d’une dizaine de minutes. Le but est d’estimer la proportion d’entreprises agricoles qui possèdent un boisé au Québec.</p>



<p>Les producteurs acceptant de transmettre leurs coordonnées sont admissibles à un inventaire forestier et un bilan carbone gratuits, réalisés par l’équipe de recherche à l’été 2026. Si le boisé est retenu, un rapport détaillé sera remis au producteur.</p>



<p><a href="https://questionnaire.simplesondage.com/f/s.aspx?co=tBxuhwbS" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cliquez ce lien pour y participer.</a></p>



<p>À lire aussi:</p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/elevage/boeuf-impact-environnement-ges-viande-polytechnique-145443" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bœuf : les impacts environnementaux, au-delà des GES</a></p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/elevage/alimentation-premiere-source-emission-gaz-effet-de-serre-ges-production-porcine-138909" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L&rsquo;alimentation, première source de GES en production porcine</a></p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/elevage/produit-reduire-ges-bovins-approuve-canada-132755" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Un produit pour réduire les GES des bovins est approuvé au Canada</a></p>



<p><a href="https://www.lebulletin.com/actualites/emissions-ges-agriculture-hausse-131116" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les émissions de GES provenant de l’agriculture en hausse au niveau mondial</a></p>



<p>Pour d&rsquo;autres articles sur la production laitière, consultez la section laitplus <a href="https://www.lebulletin.com/content/laitplus" target="_blank" rel="noreferrer noopener">en cliquant ici.</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.lebulletin.com/elevage/variations-les-emissions-de-gaz-effe-de-serres-ges-sur-les-fermes-laitieres-145893">Qu&rsquo;est-ce qui fait varier les GES sur les fermes laitières?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lebulletin.com">Le Bulletin des agriculteurs</a>.</p>
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