Calme comme un canard

J’adore l’hiver et surtout le train de vie qui vient avec

Publié: 23 novembre 2021

,

Tout est calme en surface. C'est en dessous que ça travaille. Prêt pour l’hiver.

Les gros travaux sont terminés depuis deux semaines déjà et pourtant je n’ai pas l’impression d’avoir ralenti. Les tâches repoussées ou celles qu’on veut avancer pendant qu’il fait encore beau s’ajoutent. Comme si j’étais un peu prisonnier de la spirale infernale des travaux saisonniers. Même mon organisme a de la difficulté à reprendre un horaire un peu plus normal. J’essaie de commencer un peu plus tard et de terminer un peu plus tôt. Soulagé d’avoir terminé une étape, mais j’ai un bizarre de sentiment : une fatigue de fin de saison en même temps qu’un trop plein d’énergie, comme si ma machine roulait encore à plein régime. Faut que je fasse quelque chose. Aussi bien faire autre chose.

M’amuser, construire, patenter sans objectif de temps. Faire une coupure avec la saison. Guérir mes petits bobos. Marche, ski, raquette. Souper en famille à des heures normales. Sortir un peu, dépenser mon énergie en terrain montagneux, rattraper les petits travaux personnels autour de la maison et me préparer à l’hiver qui arrive. J’adore l’hiver et surtout le train de vie qui vient avec. Je me planifie des rendez-vous avec moi-même à travers l’agenda qui se remplit à vue d’œil. Formation, conférence, comité, planification, projet, entretien, gestion, comptabilité, etc. sans oublier la physiothérapie de remise en forme. Eh oui, pour être agriculteur, on doit être en forme si on veut tenir le rythme et garder de bons réflexes.

De l’extérieur, la ferme est calme comme si tout était arrêté et pourtant, c’est en dessous des apparences que ça travaille… un peu comme le canard qui semble si calme à la surface du lac, alors qu’en dessous ses petites pattes s’agitent constamment. Profession agriculteur.

À lire aussi

Ça coûterait moins cher aujourd'hui de laisser aller le cours d'eau dans intervention. On investit aujourd'hui afin de s'assurer de conserver l'énorme quantité de terre de chaque côté chez nous plutôt qu'elle se retrouve dans le lac Saint-Pierre dans le futur.

Quand l’eau et l’agriculture cohabitent

Le 5 février dernier, je participais au Sommet sur l’eau à Saint-Hyacinthe. J’ai expliqué les deux projets chez nous, soit l’évolution et les performances de notre bassin sédimentaire et le nouvel aménagement d’un cours d’eau avec chenal à deux niveaux.

À PROPOS DE L'AUTEUR

Paul Caplette

Paul Caplette

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.