Nouvelle chaire de recherche sur les risques en agriculture

La Chaire prévoit soutenir quatre maîtrises, deux doctorats et deux post-doctorats

Publié: il y a 1 heure

Nouvelle chaire de recherche sur les risques en agriculture

Le secteur agricole québécois dispose d’un partenaire académique pour faire face aux nombreux défis auxquels il fait face. Sous l’impulsion du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), la Chaire de recherche sur la gestion des risques en agriculture-MAPAQ a officiellement été lancée à l’Université Laval en janvier 2026.

Le projet a germé l’an dernier dans le cadre du Programme innovation biodiversité du MAPAQ. Après une année complète de développement, cette initiative concrétise une vision de longue haleine. « Le projet était un peu osé et sortait des sentiers battus, mais nous pensons vraiment façonner un nouveau type d’approche », souligne Marie-Ève Gaboury-Bonhomme, professeure à la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation à l’Université Laval et titulaire de la chaire.

Une approche multidisciplinaire

À lire aussi

Nouvelle chaire de recherche sur les risques en agriculture

Le Convertisseur acéricole fait peau neuve

Le Convertisseur acéricole du Centre ACER s’offre une cure de jeunesse 11 ans après son lancement avec des fonctionnalités techniques enrichies.

L’idée est née d’une étude d’envergure combinant quatre méthodes de recherche auprès de 500 producteurs. Le constat à l’issue de l’étude était clair : face à des marges de plus en plus faibles, les agriculteurs ont un besoin criant d’accompagnement pour gérer la complexité des risques actuels.

Pour y répondre, la Chaire mise sur une équipe hautement qualifiée et une vision transversale. « Nous adoptons une approche multidisciplinaire du risque selon les facteurs financiers, humains et environnementaux », précise la chercheuse. L’objectif est de briser les silos disciplinaires en réunissant des experts de divers horizons afin de développer un langage commun, un défi de cohésion que la titulaire dit embrasser avec enthousiasme.

Financement de la recherche pour le milieu

Le nerf de la guerre reste le financement de la recherche. Sur un budget total de 900 000, 700 000 $ seront consacrés aux bourses d’études. La Chaire prévoit ainsi soutenir quatre maîtrises, deux doctorats et deux post-doctorats, dont certains travaux sont déjà entamés. Le reste des fonds servira au fonctionnement et à l’embauche de professionnels de recherche. L’équipe effectue déjà actuellement une revue complète des politiques en vigueur au Québec.

Au-delà de la théorie, la mission première est le transfert de connaissances. La Chaire se veut un pont entre l’académie et le terrain en menant plusieurs niveaux d’intervention. Elle compte effectuer des activités afin de maintenir une interaction constante avec les gens du milieu. Elle organisera aussi des outils de diffusion avec l’organisation d’écoles d’été et de séminaires. L’équipe souhaite de plus consacrer une partie de son temps à la vulgarisation avec la production d’articles scientifiques, de rapports de recherche et de capsules vidéo pour rendre l’information accessible.

À terme, les résultats générés serviront aux décideurs gouvernementaux, aux associations agricoles et à l’ensemble de la filière. En agissant comme un accélérateur de transition, la Chaire souhaite contribuer à l’adoption de nouvelles pratiques qui diminueront concrètement le risque pour les producteurs.

« Notre but est de positionner le Québec en tant que leader des connaissances dans ce domaine », conclut Marie-Ève Gaboury-Bonhomme.

Pour lire d’autres articles d’actualité, cliquez ici.

À lire aussi:

Qu’est-ce qui fait varier les GES sur les fermes laitières?

Cinq vaches pour sauver la race Canadienne

La faculté d’agronomie de l’Université Laval 92e au monde

Un laboratoire international dédié à l’alimentation animale voit le jour

À PROPOS DE L'AUTEUR

Céline Normandin

Céline Normandin

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.