France : aide pour le bâtiment d’élevage

Publié: 11 octobre 2004

Clermont-Ferrand (France), 8 octobre 2004 – Pour sa première visite de terrain en région depuis le début de l’été, Jean-Pierre Raffarin a choisi de renouer avec la France agricole en visitant le sommet de l’élevage de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).

Devant un parterre d’élus et de professionnels du monde agricole réunis dans l’amphithéâtre de la nouvelle Grande halle d’Auvergne, aux portes de Clermont, le Premier ministre a annoncé que l’enveloppe dédiée au Plan bâtiment d’élevage, « priorité nationale », serait dotée de 80 millions d’euros.

« En 2005 et 2006, ce plan devait être doté d’au moins 60 millions d’euros (…) Je demande à Hervé Gaymard de porter (cette enveloppe) à 80 millions d’euros dès 2005 », a-t-il déclaré, en présence du ministre de l’Agriculture.

Selon le chef du gouvernement, cet argent aidera les éleveurs à moderniser leurs exploitations, ce qui se traduira par de meilleures conditions de travail pour « ceux qui font 35 heures en deux jours » et une amélioration de la condition animale.

« L’élevage est une activité essentielle de notre agriculture et doit avoir une place très forte de notre mobilisation nationale en tant que telle », a-t-il déclaré dans son discours.

Métier « de passion », qu’on « ne fait pas par hasard mais du fond du coeur », il mérite « le respect de la Nation », a-t-il insisté.

Accueilli en début de matinée par les élus locaux, dont les députés Louis Giscard d’Estaing et Brice Hortefeux, le Premier ministre a arpenté pendant une heure et demie les allées empaillées du sommet de l’élevage, premier rendez-vous européen de la viande bovine organisé chaque année.

Il s’est d’emblée rendu au stand de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), dont le président Jean-Michel Lemétayer l’a interpellé sur le problème de la hausse du gazole.

La Fédération agricole a donné jusqu’à mercredi prochain au gouvernement pour trouver une parade à ce problème qui touche de plein fouet les agriculteurs, sous peine de passer à l’action, comme l’ont déjà fait routiers et pêcheurs.

Le Premier ministre n’a rien annoncé sur ce point à Clermont-Ferrand, se concentrant exclusivement sur l’élevage.

Au chapitre international, Jean-Pierre Raffarin a affirmé que la France ferait preuve de vigilance lors des négociations en cours dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et du Mercosur (« marché commun » entre le Brasil, le Paraguay, l’Uruguay et l’Argentine).

« La France doit restée mobilisée et ne doit pas être mise devant le fait accompli. Nous sommes conscients d’un certain nombre de pressions », a- t-il dit.

« C’est l’OMC qui s’adapte à la Pac (Politique agricole commune) et on pas la Pac qui s’adapte à l’OMC », a-t-il insisté.

« Il vaut mieux ne pas avoir d’accord plutôt qu’être les seuls à payer (…) Nous ne sommes pas prêts à brader notre agriculture pour des raisons que nous ne pouvons pas accepter », a encore dit le Premier ministre.

Lors de son marathon dans les allées du salon, Jean-Pierre Raffarin a, entre autres, serré de nombreuses mains et caressé un veau de race limousine prénommé « Vulcania », du nom du parc européen du volcanisme installé par Valéry Giscard d’Estaing près de Clermont-Ferrand.

Le Premier ministre a également admiré d’impressionnants charolais de concours, bu du lait d’Auvergne à même la brique et s’est vu offrir la carte de membre du « Club des amis du cochon ».

Il a promis de revenir dans la région pour la messe de minuit à Noël, son épouse Anne-marie étant originaire de Châtel-Guyon (Puy-de-Dôme).

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Source : Reuters