On « sume »!

Publié: 15 mai 2018

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On « sume »!

Enfin du soleil, du vent et de la chaleur. Une belle fenêtre pour les semis cette semaine. Tellement beau qu’on dirait que je voudrais tout faire dans la même journée. On veut en profiter pour en faire le plus possible pendant ce temps idéal. On a encore quand même quelques endroits plus capricieux. On veut aller vite, mais faut quand même prendre le temps de bien vérifier nos ajustements. Quand vient le temps de bien ajuster la profondeur de semis, c’est toujours un dilemme. Je suis trop creux? Pas assez? Gratte, observe : on expérimente l’art du compromis. Un secteur sableux, un autre argileux. Ça demande du vécu, de l’expérience et une dose de prise de décision rapide.

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Ça coûterait moins cher aujourd'hui de laisser aller le cours d'eau dans intervention. On investit aujourd'hui afin de s'assurer de conserver l'énorme quantité de terre de chaque côté chez nous plutôt qu'elle se retrouve dans le lac Saint-Pierre dans le futur.

Quand l’eau et l’agriculture cohabitent

Le 5 février dernier, je participais au Sommet sur l’eau à Saint-Hyacinthe. J’ai expliqué les deux projets chez nous, soit l’évolution et les performances de notre bassin sédimentaire et le nouvel aménagement d’un cours d’eau avec chenal à deux niveaux.

Je me demande pourquoi je ressens toujours un certain stress d’exécution quand il s’agit des cultures plus traditionnelles, comme le maïs ou le soya. Entrer dans les dates, maximiser notre potentiel de rendement, mais je sens qu’au fond c’est un peu plus que ça. On entend souvent : « Les semis sont terminés ». Oui pour les cultures principales, mais pour les pois verts, les haricots, on ne ressent plus ce stress de comparaison. C’est ça! On a l’impression d’être en retard sur le groupe, alors que quand c’est une culture moins populaire, il n’y a plus de comparaison possible.

J’essaie de ne plus me comparer et de faire avec ce qu’on a : 33 ha de pois verts à semer avec un semoir de 15 pi, c’est toute une journée chez nous. Inutile de dépenser plus d’énergie à vouloir finir au plus vite. En fait, y a-t-il quelque chose de plus le fun que de semer un champ au beau soleil et au grand air? Une pause santé sur le bord du cours d’eau. J’observe la bande riveraine. Elle est belle. Je redémarre les semis. Je suis un semeur, autant en profiter et étirer le plaisir. Profession : agriculteur!

À PROPOS DE L'AUTEUR

Paul Caplette

Paul Caplette

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.