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12 Tm/ha au Lac-Saint-Jean

PHOTO : André Dumont

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Les premiers essais de maïs sous paillis de plastique au Lac-Saint-Jean ont été à ce point concluants que pas moins de quatre nouveaux planteurs Samco seront à l’oeuvre au printemps prochain dans cette région.

En 2014, quelque 325 hectares de maïs ont été ensemencés de cette façon au Lac-Saint-Jean, rapporte Louis Laroche, producteur de lait et de grandes cultures. En 2015, on prévoit 800 hectares.

Les rendements de maïs-grain avec cette régie se sont échelonnés entre 8,9 Tm/ha (3,6 T/acre) et 11,8 Tm/ha (4,8 t/acre), ce qui est largement supérieur aux rendements sans plastique. La qualité du maïs-ensilage a aussi été meilleure avec le plastique.

« Notre région manque un peu de chaleur pour faire du maïs. Dans notre zone de 2100 UTM, les moins belles années, on manque notre coup. Avec le plastique, la culture du maïs devient plus attrayante et beaucoup moins stressante », explique Louis Laroche, qui est également représentant pour les semences Pioneer et les semoirs Samco.

Le paillis de plastique permet de réchauffer la terre pendant les premières semaines. On peut donc semer plus tôt et profiter d’un meilleur départ. Louis Laroche estime gagner ainsi 300 à 400 UTM. « On a semé des hybrides de jusqu’à du 2600 UTM et ils se sont rendus au point noir », dit-il.

Désastre au Temiskaming

Au Temiskaming, dans le nord-est de l’Ontario, le temps a été si mauvais la saison dernière que même le maïs semé sous plastique n’a pas donné de bons rendements. En fait, seul le maïs semé ainsi au début mai s’est avéré satisfaisant. Une partie de celui semé sous plastique à la mi-mai a connu un sort semblable à celui semé de façon conventionnelle : il n’a même pas été récolté.

Dans la région voisine du Témiscamingue, du côté du Québec, l’utilisation du plastique aurait aussi été un échec en 2014.

Encore plus en 2015

Au Lac-Saint-Jean, on croit pouvoir faire encore mieux en 2015. « L’an dernier, nous avons eu une sécheresse en juillet, qui a duré cinq ou six semaines, rapporte Louis Laroche. Elle a nui à nos rendements. »

En juillet, le paillis de plastique est déjà disparu, mais le maïs qui a bénéficié de cet avantage au printemps aurait eu un meilleur enracinement, ce qui lui aurait permis de mieux traverser la sécheresse.

Louis Laroche croit que les rendements augmenteront aussi en améliorant la régie, par exemple, en augmentant les doses d’azote et en les positionnant mieux.

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