Baromètre des affaires : les entreprises agricoles confiantes

Ottawa (Ontario), 26 septembre 2007 – Selon le tout dernier Baromètre des affaires de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), le degré de confiance des petites et moyennes entreprises (PME) a inscrit une hausse modeste au cours du dernier trimestre d’exercice. A l’échelle nationale, l’indice se situe à 108,4 par rapport à 107,3 en juin, bien que l’on aitrelevé des variations régionales.

« La moyenne nationale est extrêmement stable depuis deux ans, indiqueCorinne Pohlmann, Directrice des affaires nationales de la FCEI. De manièregénérale, la confiance des entreprises ne semble pas avoir été touchée par ladernière hausse de la valeur du dollar, mais on atteste un fléchissementsensible dans certains secteurs, dont celui de la fabrication, qui ont étéperturbés par les taux de change.

Sur le plan national, près de 44 pour cent des entrepreneurs interrogésestiment que leur performance actuelle est beaucoup plus forte ou un peu plusforte que celle affichée il y a un an, contre 23 pour cent qui pensent qu’elleest un peu plus faible ou beaucoup plus faible. Parallèlement, 41 pour cents’attendent à de meilleurs résultats au cours des trois prochains mois, et 51pour cent pour les douze prochains mois – deux mesures qui devancentlégèrement celles du sondage trimestriel précédent.

Mme Pohlmann souligne que si les résultats généraux à l’échelle nationalen’inscrivent pas un écart important en septembre comparativement au mois dejuin précédent, les indices régionaux ont nettement fluctué. Les entreprisesde la Saskatchewan sont dorénavant les plus optimistes du Canada avec unindice de 115,3 – un revirement spectaculaire par rapport à il y a juste troisans alors qu’elles étaient en queue du peloton. La Colombie-Britannique estpresque aussi optimiste, son indice ayant inscrit un léger gain pour se fixerà 114,9 en septembre. Les indices ont aussi affiché des gains intéressants auNouveau-Brunswick, en Nouvelle-Ecosse et à Terre-Neuve-et-Labrador où ilsfrôlent tous 109,5. En revanche, les entreprises de l’Alberta et du Manitobasont moins optimistes qu’à la fin du printemps et au début de l’été. Ce sontencore les entreprises des régions industrielles centrales du pays qui sontles moins susceptibles d’être optimistes, à savoir l’Ontario (106,9) et leQuébec (104,7).

Mme Pohlmann fait remarquer que l’optimisme des entreprises par secteurprésente des contrastes assez frappants. Sur le plan positif, l’économie estpropulsée par les secteurs des services et de la consommation et leurs indicesse situent au-dessus de la moyenne nationale. Par contre, le secteur de laproduction des biens se situe en-deçà de la moyenne générale, même s’il estloin des planchers records. L’optimisme des entreprises de transport et defabrication a affiché une tendance à la baisse au cours des dernières annéesen raison du taux de change et des pressions exercées par les prix del’énergie. Alors que c’est le statu quo dans les secteurs de la constructionet du commerce de gros, les entreprises agricoles affichent une tendanceirrégulière mais graduelle à la hausse.

En ce qui concerne les facteurs ayant une incidence sur leursentreprises, les entrepreneurs continuent d’indiquer que les demandes de laclientèle affichent de bons niveaux dans l’ensemble, particulièrement ceuxoeuvrant dans les secteurs de l’agriculture, de la construction et desservices aux entreprises. Les entreprises manufacturières et de l’hébergementsont les plus susceptibles de signaler une détérioration des conditions, denombreux entrepreneurs faisant état de divers facteurs qui font toujoursentrave à leurs affaires, dont les coûts énergétiques, les coûts des intrantset la pénurie de main-d’oeuvre qualifiée.

Les attentes relatives à l’emploi demeurent plutôt positives, selon MmePohlmann. Près de 32 pour cent des chefs d’entreprise espèrent avoir plus depersonnel à temps plein d’ici un an, résultat légèrement supérieur aux 30 pourcent qui prévoyaient une hausse en juin.

« Grâce à la robustesse du secteur de la consommation et au bon rendementdu secteur des services, les attentes des PME demeurent positives face àl’avenir, malgré le fait que les derniers mois aient été volatils sur lesmarchés financiers américains, les marchés mondiaux du pétrole et les marchésdes changes canadiens. Néanmoins, il faudra garder l’oeil sur l’accès aucrédit. Jusqu’ici, ça ne semble pas être le cas pour les PME canadiennes.Environ 12 pour cent des chefs d’entreprise soutiennent que l’obtention d’uncrédit leur pose plus de problème qu’il y a un an, contre quelque 8 pour centqui affirment que l’accès s’est amélioré – des résultats à peine plus négatifsqu’en juin, conclut Mme Pohlmann. Du côté positif, les entreprises semblentréagir aux pressions sur les prix et le marché du travail en mettant l’accentsur les dépenses en capitaux dont les effets, espérons-le, raffermiront lesperspectives économiques à plus long terme. »

Les résultats du Baromètre des affaires sont basés sur 1 657 réponses reçues à un sondage que la FCEI a effectué auprès de ses membres par télécopieur et par courriel entre le 6 et le 14 septembre 2007.

Le rapport intégral est disponible sur le site de la FCEI

Le Baromètre des affaires, publication trimestrielle, est également une marque de commerce de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI)
http://www.fcei.ca/

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