Ligne de temps

Un potentiel de production record pour le soya au Québec

Calquée sur le modèle du ProFarmer américain, la Tournée des Grandes Cultures a fait le bilan de ses échantillonnages qui ont lieu de part et d’autres du fleuve Saint-Laurent, une première pour l’événement qui en est à sa cinquième année. En tout, les 59 bénévoles ont réalisé 21 trajets et prélevé 490 échantillons, autant dans le maïs que le soya.

Les collaborateurs de la Tournée des Grandes Cultures se sont réunis au terme de la campagne afin de partager les observations faites sur le terrain.
Crédit photo: Marie-Claude Poulin

Première observation, les cultures se trouvent dans un état très avancé de maturation, ce qui en a surpris plusieurs, en plus d’être aux antipodes de la situation de 2017 où certains remettaient même en question la production finale. Les déplacements ont aussi permis de confirmer ce qui se savait déjà, soit une abondance de champs de maïs cette année par rapport aux champs de soya.

Le maïs a eu la vie dure cet été. De nombreux problèmes ont été relevés, tels que le ver-de-gris occidental, le charbon et une prévalence d’épis non remplis, des problèmes liés à la chaleur et au temps sec. Le nombre d’épis par rang est toutefois élevé, avec des épis aussi grands que dans les années antérieures.

Avec ces observations, Jean-Philippe Boucher prévoit des rendements records pour le maïs. Une analyse en profondeur des données sera réalisée dans les prochains jours. 

Parcelle de maïs à Saint-Marcel-sur-Richelieu.
Crédit photo: Marie-Claude Poulin

Le soya a, pour sa part, semblé apprécier les conditions qui ont prévalu cet été, avec une faible présence de sclérotinia dans les champs échantillonnés. Selon les observations, la Tournée estime le rendement potentiel maximum à 919 gousses, soit le résultat le plus élevé depuis les débuts de l’événement en 2014 et un potentiel record de rendement pour la province.

Parcelle de soya à Saint-Marcel-sur-Richelieu.
Crédit photo: Marie-Claude Poulin

Du côté de l’Ontario, Moe Agostino qui organisait la Tournée en Ontario, a révélé les prévisions pour la province voisine. L’équipe entrevoit 11,26 tonnes par hectare pour le maïs et 3,37 tonnes par hectare pour le soya.

Les échantillonneurs ont également observé un niveau de maturité très avancé dans le maïs. La variabilité était toutefois importante en raison de la sécheresse qui s’est aussi fait sentir en Ontario. La population était, quant à elle, égale à celle notée ces deux dernières années. “La finition sera toutefois nécessaire pour obtenir le poids spécifique et le rendement espéré”, a ajouté Moe Agotino.

Côté soya, pucerons, sclerotinia, charbon et syndrome de la mort subite ont pu être observés dans les champs. Mais en général, ces problèmes se sont avérés moins présents qu’ils ne craignaient.

Les résultats préliminaires et observations de la Tournée ont été dévoilés lors d’un 5 à 7 qui a eu lieu le 6 septembre chez Services Prés Verts M.B. de Saint-Marcel-sur-Richelieu.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

Commentaires