Bénéfices de la recherche sur la productivité d’une entreprise d’élevage de truites

Saint-Damien-de-Buckland (Québec), 4 juillet 2005 – Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), M. Yvon Vallières, a visité l’entreprise Pisciculture des Alléghanys en compagnie de la députée de Bellechasse, Mme Dominique Vien, afin de constater l’étendue des recherches réalisées par cette entreprise pour assurer le développement durable de ses activités d’élevage de truite arc-en-ciel et d’omble chevalier.

Théâtre de projets de recherche et d’expérimentation depuis plusieurs années, cet établissement de Saint-Damien-de-Buckland, dans la région de Bellechasse, est un exemple probant du virage pris par les piscicultures québécoises pour augmenter la productivité de leurs activités tout en diminuant l’impact des rejets des eaux usées dans l’environnement.

D’ailleurs, Pisciculture des Alléghanys mène actuellement des travaux avec l’École polytechnique de Montréal et l’Institut de recherche en biologie végétale afin de trouver une solution pour le traitement des rejets des bassins d’élevage. Le projet vise à tester l’efficacité d’une chaîne de traitement qui éliminerait plus de 85 % du phosphore des boues piscicoles.

Le coût du projet est estimé à quelque 343 000 $, dont 202 500 $ proviennent d’un fonds de recherche administré par la Société de recherche et de développement de l’aquaculture continentale (SORDAC), un organisme à but non lucratif comptant 60 membres, dont une cinquantaine de pisciculteurs actifs. Cet appui a été accordé à l’entreprise pour l’aider à prendre le tournant technologique et environnemental, ainsi que pour soutenir ses objectifs de production. L’entreprise Pisciculture des Alléghanys a pour sa part investi 140 500 $.

Le MAPAQ a récemment accordé à la SORDAC une somme de 1,2 million de dollars pour renflouer le fonds de recherche dans le domaine de l’aquaculture en eau douce. Le fonds permet de subventionner des projets de recherche pour le développement de techniques d’élevage et de production plus performantes du point de vue économique et environnemental ou encore pour la mise en place de programmes d’amélioration génétique ou de diversification de la production. Il peut également servir à la diffusion des résultats des projets de même qu’à l’organisation de missions d’acquisition de nouvelles connaissances à l’étranger.

« Notre soutien à la SORDAC montre le rôle important de cet organisme dans l’avancement de la recherche en aquaculture d’eau douce, une priorité pour la croissance de cette industrie. Les investissements du gouvernement lui assurent les sommes nécessaires pour poursuivre sa mission première qui consiste à aider les aquaculteurs en eau douce à accroître leur productivité et leur rentabilité dans une perspective de développement durable », a précisé M. Yvon Vallières.

« Avec l’émergence de nouvelles façons de produire ainsi que la nécessité et les besoins de connaissances scientifiques et technologiques, la contribution de la SORDAC devient un maillon essentiel du développement de notre industrie », a ajouté M. Jean Maheu, président de l’Association des aquaculteurs du Québec.

« Les investissements consentis par le MAPAQ permettront à la SORDAC de jouer pleinement son rôle et de participer activement au développement durable de l’aquaculture québécoise en eau douce », a souligné le président de la SORDAC, M. François Paradis.

Pour sa part, Mme Dominique Vien s’est dite heureuse de constater l’utilisation des appuis financiers du MAPAQ pour la réalisation de projets de recherche visant à augmenter les connaissances dans le domaine aquacole. « Grâce à son dynamisme et aux innovations introduites dans sa chaîne de production, cette entreprise réussit à harmoniser son développement avec les objectifs de protection de l’environnement », a-t-elle également déclaré.

Le soutien que le MAPAQ accorde à l’industrie aquacole s’inscrit parmi les priorités de son Plan stratégique 2005-2008, plus particulièrement en ce qui a trait au volet Recherche et innovation technologique, qui consiste à soutenir l’innovation tout en encourageant les activités de recherche, de transfert technologique et de diffusion des connaissances. On peut consulter le Plan stratégique 2005-2008 dans le site Internet du MAPAQ.

L’industrie de l’aquaculture d’eau douce est constituée de 147 établissements piscicoles et procure 350 emplois directs et indirects pour une production estimée d’environ 1350 tonnes métriques en 2004. Les subventions du MAPAQ à la SORDAC, y compris celle répartie sur trois années qui est en cours jusqu’en 2007, totalisent 4,2 millions de dollars depuis la création de l’organisme.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.mapaq.gouv.qc.ca

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