Chaleur, pluie et sécurité alimentaire

Les chefs d’états devraient davantage tenir compte du réchauffement climatique lorsqu’ils estiment les stocks pour assurer la sécurité alimentaire de leurs populations.

C’est ce que conseillent des experts en sécurité alimentaire de l’ONU qui planchent actuellement sur un ouvrage traitant de réchauffement climatique. D’après ces scientifiques, les chefs d’état sous-estiment actuellement les impacts du réchauffement sur l’approvisionnement des aliments, du prix des semences à l’assiette.

Et il y a plus que les sécheresses qui provoquent des bouleversements. Les experts citent notamment les inondations, qui en plus de détruire les récoltes, peuvent affecter le transport entre les lieux de production et de transformation, par exemple. Ou les tempêtes violentes qui peuvent endommager les sites d’entreposage.

Ils calculent donc que les impacts de la météo extrême ne se limitent pas aux rendements des récoltes, mais à toute la chaîne de production alimentaire.

Bien sûr, les phénomènes météo extrêmes ont toujours existé, mais leur fréquence augmente à cause des dérèglements dans l’équilibre gazeux de l’atmosphère. Les experts s’entendent donc pour prédire que l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre par les puissances telles que la Chine et les États-Unis, provoqueront davantage d’évènements météorologiques ayant des impacts sur la chaîne alimentaire.

Seul point positif : l’augmentation des températures pourrait contribuer à l’augmentation des rendements à certains moments propices. De plus, certaines céréales pourraient être cultivées dans des zones qui étaient autrefois trop froides.

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