Consommation des aliments en 2001

Ottawa (Ontario), 13 juin 2002 – Les Canadiens consomment de plus en plus de produits céréaliers, de lait à faible teneur en gras et de crème, selon de nouvelles données sur la quantité d’aliments disponibles. La quantité de calories, de gras, d’hydrates de carbone, de protéines et de la plupart des vitamines et des minéraux que comportent nos ressources alimentaires a également augmenté.

Les Canadiens mangent plus de pâtes, de produits de boulangerie et de grignotines à base de céréales. En 2001, cette forte demande a fait passer la consommation de produits à base de céréales à 89 kilogrammes par personne, ce qui représente une hausse substantielle par rapport aux 72 kg observés il y a dix ans.

En 2001, chaque Canadien a bu près de 87 litres de lait, en faible baisse par rapport à 2000. Ce volume est inférieur de 8 % à celui enregistré il y a une décennie. Les Canadiens ont réduit leur consommation de lait à haute teneur en gras de plus du tiers au cours des 30 dernières années et d’un peu plus de 25 % au cours des dix dernières années, la part de marché occupée par le lait écrémé et le lait 1 % augmentant.

Parallèlement, ils optent de plus en plus pour la crème. En 2001, la consommation de crème s’élevait à sept litres par personne, soit deux litres de plus par personne qu’il y a dix ans. Cette croissance va de pair avec la progression de la consommation de café, en particulier dans les établissements de restauration, depuis quelques années.

La quantité de calories et de gras disponibles par personne dans les ressources alimentaires du Canada s’est accrue, et ce, surtout au cours des années 1990. Des données récentes indiquent que le pourcentage de personnes obèses est en hausse, bien que la population soit de plus en plus active.

La quantité d’énergie alimentaire offerte à chaque Canadien, qui était demeurée relativement stable du milieu des années 1970 au début des années 1990, a fait un bond de 16 % de 1991 à 2000. L’augmentation de la consommation d’huiles et la croissance de la consommation de farine de blé qui a suivie sont les principaux facteurs à l’origine de cette hausse substantielle de l’apport d’énergie.

Les hydrates de carbone, qui représentent la principale source d’énergie, ont connu une tendance à la hausse, comme dans le cas de la consommation de calories. Cela s’explique par des croissances substantielles de la contribution d’hydrates de carbone complexes sous forme de produits céréaliers, principalement de farine de blé.

Le gras total offert dans l’approvisionnement alimentaire a grimpé de 22 % par personne depuis 1991. Les huiles et les corps gras représentent les plus importants constituants du gras total. Ils sont suivis du groupe de la viande rouge, de la volaille et du poisson. Un bond de 49 % du niveau des huiles et des graisses s’explique en partie par l’augmentation, au cours des années 1990, de l’utilisation d’huiles dans les foyers, tout comme dans les établissements de restauration, tels les restaurants à service rapide.

Toutefois, la part du gras attribuable à la viande rouge, à la volaille et au poisson, qui était de 24 % en 2000, a chuté de près de 8 % depuis 1976. La part de la viande rouge est passée d’un peu plus de 26 % du gras total en 1976 à 16 % en 2000, ce qui s’explique principalement par la réduction de la consommation de boeuf. Au cours de cette même période, les consommateurs se sont plutôt tournés vers la volaille, une viande naturellement plus maigre, et vers les parties plus maigres du porc et du boeuf.

La quantité de protéines par personne offerte par l’approvisionnement alimentaire au Canada a crû durant la fin des années 1990. La part de la viande (y compris la volaille), la principale source de protéines, a diminué, surtout en raison de la baisse de la consommation de boeuf. La part de la volaille a grimpé de plus de 80 % dupuis 1976, ce qui a partiellement neutralisé le recul du boeuf. La part des produits céréaliers et des légumineuses a augmenté durant les années 1990, alors que celle des produits laitiers, représentant près de 19 % du total en 2000, est demeurée pratiquement stable.

Le taux de cholestérol total des aliments, après avoir connu un recul constant depuis 1976 en raison de la diminution de la consommation d’oeufs, a rebondi au cours des dernières années, mais se trouve toujours inférieur de 9 % au taux qu’il affichait en 1976.

Nota: Ces données portent sur les aliments et les nutriments offerts à la consommation. Ce ne sont pas les quantités réelles consommées, car elles ne tiennent pas compte des pertes ou des détériorations qui peuvent survenir dans les magasins, les foyers, les établissements privés ou les restaurants ni des pertes qui se produisent pendant la préparation.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Statistiques Canada

http://www.statcan.ca/

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