Des militants manifestent pour réclamer l’étiquetage obligatoire des OGM

Québec (Québec), 5 octobre 2005 – Des militants poussant une douzaine de chariots d’épicerie remplis d’aliments et affichant un gros point d’interrogation ont manifesté devant le bureau du Premier ministre, Jean Charest, pour réclamer l’étiquetage obligatoire des OGM (organismesgénétiquement modifiés).

Greenpeace en partenariat avec plusieurs groupes (1), a rappelé augouvernement Charest, la promesse électorale, toujours non tenue, du PLQ enfaveur de l’étiquetage obligatoire des OGM. Un ballon d’environ de 3 mètres dediamètre arborant le message suivant : « OGM ? » a été suspendu devant lesfenêtres du bureau du Premier ministre.

« Des milliers de Québécoises et Québécois ont contacté personnellement lePremier ministre pour exiger que son gouvernement tienne son engagement etmette en place immédiatement l’étiquetage obligatoire des OGM comme lesouhaite près de 80 % de la population (2) »,rappelle Eric Darier deGreenpeace. « Comme rien de concret n’a encore été proposé, nous sommes devantle bureau de monsieur Charest pour qu’il s’engage à déposer un projetd’étiquetage obligatoire des OGM dès la session parlementaire de cet automne ».

« Comment peut-on prendre au sérieux un gouvernement qui continue àencourager la dissémination des OGM dans la chaîne alimentaire malgrél’absence de preuves solides d’innocuité et qui n’a toujours pas mis en placel’étiquetage obligatoire des OGM au Québec, et ceci malgré les recommandationsunanimes, en juin 2004, de la Commission de l’agriculture de l’Assembléenationale (3) », soutient Denis Falardeau de l’ACEF de Québec.

« L’étiquetage obligatoire des OGM n’est que le strict minimum dans ledossier des OGM. Les contaminations génétiques de l’environnement par les OGMsont désormais une réalité. Le gouvernement devrait mettre en place unevéritable politique de précaution en matière de biosécurité », affirme Anne-Marie Turmel des AmiEs de la Terre de Québec.

« En avril 2004, le gouvernement fédéral a adopté un étiquetage volontairedes OGM. Personne n’a encore vu une seule étiquette indiquant qu’un produitcontient des OGM. Par conséquent, il est évident que le gouvernement du Québecdoit aller de l’avant dès maintenant pour rendre obligatoire l’étiquetageobligatoire des OGM, comme c’est déjà le cas dans une quarantaine de pays dansle monde. Nous avons le droit de savoir ce que l’on mange et de refuser demanger des OGM », de conclure Charles Tanguay de l’Union des consommateurs.

(1) Les AmiEs de la terre de Québec, l’Union des consommateurs et l’ACEF de Québec

(2)http://www.greenpeace.ca/f/campagnes/ogm/etiquetage/sondage_etiquetage_nov2004.pdf
(3) Commission de l’agriculture, des pêcheries, et de l’alimentation. (Recommandation 18)http://www.assnat.qc.ca/fra/37legislature1/commissions/capa/aliment/rapalimentaire.html

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

AmiEs de la Terre de Québec
http://www.clic.net/~atquebec/

Greenpeace Canada
http://www.greenpeacecanada.org/

Réseau de protection du consommateur
http://www.consommateur.qc.ca/

Union des consommateurs
http://consommateur.qc.ca/union

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