Des producteurs agricoles manifestent et mettent leurs actifs en vente

Alma (Québec), 18 février 2003 – Il est essentiel que le gouvernement du Québec tienne une commission parlementaire sur l’agriculture, dont l’avenir ne peut être garanti sans un sérieux coup de barre.

C’est le sens du message que le préfet de la MRC Lac-Saint-Jean-Est, Lawrence Potvin, a livré mardi au point de presse des producteurs agricoles du secteur Nord qui, dans un geste symbolique, mettent leurs actifs en vente. Sans une réflexion profonde, l’agriculture ne pourra pas, selon le préfet, continuer à progresser. « Il faut donc s’y soumettre si, par surcroît, on veut que la politique de la ruralité ait un sens », a-t-il affirmé.

La MRC Lac-Saint-Jean-Est est, selon Lawrence Potvin, très sensibilisée aux problèmes auxquels le monde agricole est actuellement confronté. « Sans la présence de cette industrie qui occupe au Saguenay-Lac-Saint-Jean la deuxième place (devant le secteur de l’aluminium) sur le plan de la création d’emplois, ce serait l’appauvrissement de toutes les sphères de la société régionale », croit-il.

Quant au député provincial de Lac-Saint-Jean, Stéphan Tremblay, il reconnaît que la société a beaucoup exigé des agriculteurs et leur a également beaucoup demandé, au cours des dernières années, en matière de protection de l’environnement.

Estimant que les revendications des producteurs agricoles du secteur Nord de Lac-Saint-Jean-Est sont fortement motivées, le député Tremblay promet de porter leur message à l’Assemblée nationale, en particulier au ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, Maxime Arseneault.

Président du Syndicat des producteurs laitiers du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Michel Potvin admet pour sa part que les producteurs agricoles ont mis bien du temps à faire état publiquement de leur véritable situation financière.

« Parce que ce sont des gens fiers, les agriculteurs ont toujours hésité à parler publiquement de leurs problèmes », soutient-il.

Mais, la situation tend à changer, spécialement depuis que les agriculteurs se sont impliqués, en 2002, dans le dossier du lait, notamment en relation avec la fermeture de l’usine Agropur de Chambord.

« En parlant entre eux, des producteurs agricoles se sont rendus compte qu’ils n’étaient pas les seuls à avoir des problèmes et que partout en agriculture ça allait mal », a expliqué Michel Potvin, qui se réjouit de voir que les producteurs agricoles sont maintenant déterminés à se battre ensemble.

Source : PC

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.agr.gouv.qc.ca/

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