Données du couplage agriculture-population du Recensement de 2006

Ottawa (Ontario), 2 décembre 2008 – La population agricole du Canada a poursuivi sa tendance à la baisse à long terme entre 2001 et 2006 et, comme la population dans son ensemble, elle est devenue plus âgée.

La population agricole a diminué de 6,2 % pour s’établir à 684 260. En 2006, elle ne représentait que 2,2 % de la population canadienne, comparativement à 31,7 % en 1931 lorsque le dénombrement de la population agricole a été fait pour la première fois.

En 1931, 1 Canadien sur 3 vivait sur une ferme; en 2006, cette proportion est passée à 1 Canadien sur 46.

La population agricole de l’Ontario (178 575) était la plus importante de toutes les provinces, mais elle représentait seulement 1,5 % de la population totale de cette province. Par contre, en Saskatchewan, la population agricole représentait 11,5 % de la population totale de la province, soit la part la plus importante observée au pays.

Tout comme l’ensemble de la population, la population agricole du Canada vieillit. En 2006, les personnes âgées de 65 ans et plus représentaient 11,2 % de la population agricole, comparativement à 6,1 % en 1971. En 2006, les personnes âgées représentaient 13,7 % de la population générale.

Le pourcentage de la population agricole âgée de 65 ans et plus a varié entre 7,2 % au Québec et 13,5 % en Colombie-Britannique.

Le pourcentage d’immigrants dans la population agricole diminueAlors que les immigrants constituent une part croissante de la population générale du Canada, c’est le contraire qui se produit au sein de la population agricole.

Dans le Recensement de 2006, on a dénombré 47 155 immigrants dans la population agricole, c’est-à-dire 6,9 % de la population agricole totale, comparativement à 8,5 % en 1971. Pendant la même période de 35 ans, la proportion d’immigrants dans la population générale est passée de 15,3 % à 19,8 %.

Pour la première fois en 2006, la proportion d’immigrants nés en Asie et au Moyen-Orient dans la population générale a dépassé la part d’immigrants nés en Europe.

Toutefois, la majorité des immigrants dans la population agricole venaient encore d’Europe. Presque 40 % d’entre eux avaient immigré avant 1966.

En 2006, les trois principaux lieux de naissance de la population agricole immigrante étaient les Pays-Bas, qui représentaient 19,8 % de la population agricole immigrante, le Royaume-Uni (13,9 %) et les États-Unis (11,3 %). Cet ordre n’a pas changé depuis 2001.

C’est l’Ontario qui comptait la plus grande part de la population agricole immigrante du Canada en 2006, soit 35,6 %. Parmi la population agricole immigrante de l’Ontario, 30,0 % ont déclaré les Pays-Bas comme lieu de naissance, suivis du Royaume-Uni et de l’Allemagne.

La Colombie-Britannique est arrivée au deuxième rang (25,6 %). Parmi la population agricole immigrante de la Colombie-Britannique, 21,1 % ont déclaré l’Inde comme lieu de naissance, suivie des États-Unis et du Royaume-Uni.

En 2006, 70,1 % de la population agricole du Canada a déclaré l’anglais comme langue maternelle, 14,3 %, le français et le reste (15,6 %), une langue maternelle autre que l’anglais ou le français. Parmi ceux qui ont déclaré une autre langue maternelle, l’allemand était la langue la plus courante, suivi du néerlandais.

Le genre de ferme ayant la plus grande proportion d’exploitants immigrants (26,5 %) était les fermes de culture de fruits et de noix. Un cinquième (20,8 %) des exploitants de serres, de pépinières et d’exploitations de floriculture était immigrants. Le genre de ferme ayant la plus petite proportion d’exploitants immigrants (5,1 %) était les fermes de culture de plantes oléagineuses et de céréales.

La taille des familles agricoles diminue
Entre 2001 et 2006, le nombre de familles agricoles vivant sur des fermes non constituées en société a diminué de 9,5 % pour s’établir à 175 810. Un peu plus du quart de ces familles habitaient l’Ontario. En 2006, 39 265 familles agricoles vivaient sur des fermes constituées en société.

La taille des familles agricoles diminue, tout comme celle des familles dans la population générale. En 1971, la taille moyenne d’une famille agricole était de 4,3 personnes; en 2006, cette proportion avait baissé pour s’établir à 3,1. Au cours de la même période, la taille moyenne de la famille dans la population générale était passée de 3,7 à 2,9.

Le revenu total médian des familles agricoles vivant sur les fermes non constituées en société en 2005 était de 56 412 $. Le revenu total médian pour la même année était de 63 846 $ pour les familles de recensement dans la population générale.

La plus importante source de revenu pour toutes les familles agricoles vivant sur des fermes non constituées en société en 2005 a été les salaires et traitements, ceux-ci représentant 62,2 % du revenu total. Suivaient les revenus provenant de sources publiques (10,6 %), comme les prestations de pension et les prestations pour enfants, le revenu de placements (7,1 %), le revenu agricole net (6,3 %) et le revenu net provenant d’un travail autonome non agricole (5,7 %).

Exploitants agricoles : une population plus âgée
En 2006, le Canada comptait 327 055 exploitants agricoles, en baisse de 5,5 % par rapport à 2001 et de 10,9 % par rapport à 1971. Ces exploitants vivaient sur des fermes constituées ou non constituées en société, et ces fermes pouvaient avoir plus d’un exploitant.

En 2006, 40,7 % des exploitants agricoles étaient âgés de 55 ans et plus. Par comparaison, ce groupe d’âge représentait 28,8 % des travailleurs autonomes de la population active.

Les agriculteurs et les gérants de ferme avaient l’âge médian le plus élevé de toutes les professions au pays. L’âge médian de tous les exploitants agricoles était de 51,0 ans, tandis que l’âge médian de la population active était de 41,2 ans.

En 2006, 10,0 % des exploitants agricoles avaient un grade universitaire (baccalauréat ou niveau supérieur), en hausse comparativement à 8,7 % en 2001. Ce pourcentage est inférieur au pourcentage de 21,8 % observé dans la population active totale. Dans l’ensemble, 12,3 % des exploitantes avaient un grade universitaire, comparativement à 9,1 % des exploitants.

Les données laissent croire qu’il y a plus d’exploitants qui ont un travail hors ferme. En 2006, 46,1 % des exploitants agricoles ont déclaré que leur profession principale était non liée à l’agriculture, en hausse comparativement à 40,5 % en 2001. Les exploitants plus jeunes et ceux de sexe féminin étaient plus susceptibles de déclarer un travail hors ferme.

Parmi les professions non agricoles, celle d’opérateur de matériel de transport est arrivée en tête chez les exploitants de sexe masculin. Chez les exploitantes, les professions de bureau ont dominé.

Note aux lecteurs
Le présent rapport, la dernière diffusion du Recensement de l’agriculture de 2006, présente des données provenant de la Base de données du couplage agriculture-population de 2006.

Le couplage se fait entre les données du Recensement de l’agriculture et les données du Recensement de la population. On obtient ainsi une riche base de données socioéconomiques permettant une analyse en profondeur de la population agricole, des familles agricoles de recensement et des exploitants agricoles au Canada.

On entend par population agricole toutes les personnes qui vivent sur une ferme dans un ménage comptant un exploitant agricole.

On entend par famille agricole de recensement toute famille de recensement dont au moins un membre de la famille est un exploitant agricole.

Un exploitant agricole est une personne qui prend les décisions de gestion dans l’exploitation d’une ferme de recensement.

Le revenu total d’une famille de recensement est la somme de tous les revenus touchés dans l’année civile précédant le recensement par tous les membres de cette famille âgés de 15 ans et plus. Le revenu comprend les salaires et traitements (de sources agricoles et non agricoles), le revenu agricole net, le revenu net provenant d’un travail autonome non agricole, les transferts gouvernementaux, le revenu de placements, le revenu de retraite et d’autres revenus en espèces.

Un immigrant est quelqu’un qui est ou qui a déjà été immigrant reçu.

Un rapport précédent sur les données provenant du Recensement de l’agriculture a été publié dans Le Quotidien du 16 mai 2007.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Statistiques Canada
http://www.statcan.ca/francais/search/index_f.htm

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