Dévoilement des profils des régions rurales des provinces de l’Atlantique

Twillingate (Terre-Neuve-et-Labrador), 15 octobre 2005 – Un peu moins de 45 p. 100 des Canadiens des provinces de l’Atlantique vivent dans des régions rurales. En quoi leur situation en matière d’économie, d’éducation, de services sociaux et de santé diffère-t-elle de celle de leurs homologues des centres urbains, et en quoi diffère-t-elle d’une région rurale à l’autre? Une série de nouveaux rapports porte sur les tendances observées dans les régions rurales et urbaines du Canada atlantique.

« Le gouvernement du Canada reconnaît que pour exploiter son plein potentiel, le pays doit pouvoir compter sur des régions urbaines et rurales fortes, a déclaré l’honorable Wayne Easter, secrétaire parlementaire du ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire du Canada, particulièrement chargé du développement rural. L’étude des données de recensement de Statistique Canada met clairement en évidence l’influence qu’exercent les régions urbaines sur les régions rurales. Les gouvernements doivent comprendre ce type d’interdépendance s’ils veulent mettre au point des programmes, des services et des activités qui se révéleront vraiment utiles aux régions rurales. »

L’étude révèle quelques données intéressantes dans chaque province. Terre Neuve et Labrador se distingue de toutes les autres provinces canadiennes, puisque la majorité de ses résidents considèrent les régions rurales comme leur foyer. En Nouvelle Écosse, les résidents du milieu rural sont plus susceptibles d’être des travailleurs autonomes que leurs voisins des centres urbains. Les résidents des régions rurales du Nouveau Brunswick sont deux fois plus susceptibles de parler le français à la maison que ceux des régions urbaines de la province. L’Île du Prince Édouard est la province qui réussit le mieux à maintenir sa population rurale au Canada.

Une méthode de recherche de Statistique Canada divise les régions rurales des provinces de l’Atlantique en quatre catégories selon l’influence économique et sociale plus ou moins forte qu’exercent sur elles les centres urbains. Les catégories sont les suivantes : zone d’influence métropolitaine (ZIM) forte, ZIM modérée, ZIM faible et ZIM nulle. Elles correspondent à l’influence forte, modérée, faible ou nulle exercée par les centres urbains. En général, les ZIM forte sont celles qui ressemblent le plus aux centres urbains les plus avantagés.

Les auteurs du rapport ont analysé les données des recensements de Statistique Canada de 1991, 1996 et 2001 et examiné 20 indicateurs reflétant les conditions de diverses régions. Ils ont constaté que la variation était plus grande entre les quatre types de région rurale qu’entre les régions rurales et urbaines.

Les quatre profils ruraux font partie de 14 profils en cours d’élaboration – un pour chaque province et territoire du Canada et un pour l’ensemble du pays. Le résumé des rapports a été diffusé à l’occasion du forum « Big Lessons from Small Places », à Twillingate (Terre Neuve et Labrador), le 15 octobre 2005.

L’analyse a été réalisée par le Secrétariat rural du Partenariat rural canadien avec le concours de Statistique Canada. Le Secrétariat rural est un organisme du gouvernement du Canada qui s’intéresse aux questions rurales. Pour de plus amples renseignements sur le Partenariat rural canadien et sur le Secrétariat rural, veuillez consulter le site Web.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

Partenariat rural canadien
http://www.rural.gc.ca

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