Equiterre donne le coup d’envoi au projet pilote “A la soupe ! Pour une alimentation institutionnelle responsable”

Montréal (Québec), 15 octobre 2007 – A la veille de la journée mondiale de l’alimentation, Equiterre donne le coup d’envoi au projet pilote « A la soupe ! Pour une alimentation institutionnelle responsable », qui permet d’approvisionner des services alimentaires d’établissements scolaires – primaires et secondaires – et d’établissements de santé du Québec directement auprès de fermes écologiques locales. Cette nouvelle initiative, dont leprincipal partenaire financier est le Fonds d’action québécois pour ledéveloppement durable (FAQDD), s’inscrit dans la foulée du projet « Garderiebio ». Il vise à mettre de l’avant et à favoriser le concept élargi d’une sainealimentation auquel Equiterre propose de greffer les questions dedéveloppement durable et de solidarité. Neuf institutions du grand Montréal etsix fermes biologiques locales participent à cette première saisond’approvisionnement.

« La marchandisation des aliments a peu à peu modifié le rapport quepetits et grands entretiennent avec la nourriture, l’agriculture et lesagriculteurs. Le projet A la soupe! se veut une solution bien concrète pourremettre un peu de solidarité et de santé au menu », explique Frédéric Paré,coordonnateur du programme Agriculture écologique chez Equiterre. « Créer desliens directs entre fermes et établissements permet aux institutionsparticipantes de bénéficier d’aliments frais de la ferme, tout en appuyantl’agriculture d’ici et en réduisant les kilomètres qu’auront parcouru cesaliments. Les établissements posent ainsi un geste solidaire et écologique »,indique Nadine Bachand, chargée de projet en Agriculture écologique chezEquiterre.

Un projet bien appuyé
Le projet pilote A la soupe ! peut compter sur l’expertise d’un comitéconsultatif multidisciplinaire regroupant des représentants des ministères del’agriculture, de l’éducation et de la santé du Québec, d’associationsagricoles, de commissions scolaires, d’établissements de santé, de groupesenvironnementaux et syndicaux ainsi que d’une chercheure en nutrition, quisuivront l’expérience de près afin de contribuer à l’essor de l’alimentationinstitutionnelle responsable à l’échelle du Québec.

« Le gouvernement du Québec est fier d’appuyer ce projet, non seulement enparticipant à son comité consultatif, mais aussi en le soutenantfinancièrement, en partenariat avec le Fonds d’action québécois pour ledéveloppement durable (FAQDD). A la soupe ! est un projet qui s’inscrit dansles objectifs de développement durable poursuivis par le gouvernement duQuébec. Ce projet contribue au bien-être des générations actuelles et futureset favorise, chez les citoyens, une démarche de consommation responsable dèsleur plus jeune âge », explique Mme Line Beauchamp, ministre du Développementdurable, de l’Environnement et des Parcs.

« Par son implication sur une période de trois ans, le FAQDD mise surl’expertise d’Equiterre et de son réseau de partenaires pour initier deschangements de comportements structurants dans les institutions québécoises desanté et d’éducation », précise Véronique Jampierre, directrice générale.

« Le Conseil pour le développement de l’agriculture du Québec (CDAQ) estfier d’être partenaire financier de ce projet et de soutenir les initiativesmises de l’avant par Equiterre pour favoriser le développement d’uneagriculture québécoise durable. Ce projet représente bien ce que l’on peutatteindre ensemble, en mettant nos ressources et notre expertise en commun »,indique Odile Comeau, directrice générale.

Le projet A la soupe! est également soutenu financièrement par l’Agencede santé publique du Canada.

Une première année prometteuse
« Ce projet amène également les jeunes et leurs proches à s’intéresser, àcomprendre et à devenir parties prenantes d’un cycle agroalimentaire àdimension humaine », affirme M. Michel Grisé, directeur de l’école secondaireEuclide-Théberge à Marieville.

« Comme établissement de santé et de services sociaux, “la santé dansl’assiette” revêt une grande importance, mais nous considérons que ce projetest aussi une plus-value sur les plans de l’assainissement de l’environnementet du soutien à l’agriculture locale », déclare madame Manon Boily, directricegénérale du Centre de santé et de services sociaux du Coeur-de-l’Ile. « A lasoupe ! est un des projets qui nous ont valu d’être accrédité commeétablissement promoteur de la santé par l’Organisation mondiale de la santé »,ajoute-t-elle.

« Nous croyons que nos généreuses terres québécoises doivent servird’abord et avant tout à nourrir nos citoyens. Le lien direct entrel’agriculteur et le “mangeur” permet d’éviter les intermédiaires pour lebonheur de tous ! », témoigne Sylviane Tardif du Potager André Samson.

Des expériences inspirantes pour le Québec
A l’issue du projet s’échelonnant sur trois ans, Equiterre compte avoircréé des modèles inspirants en ayant amené une trentaine d’institutions àmodifier leurs pratiques d’approvisionnement alimentaire afin qu’ellesrépondent davantage aux enjeux écologiques, sociaux, sanitaires, économiqueset culturels posés par la question alimentaire. Equiterre développeraégalement différents outils et activités éducatives s’adressant tant auxenfants et aux jeunes, qu’aux parents et au personnel des établissements. Parson forum « A table ! Pour des régions en santé », Equiterre visitera 11 régionsdu Québec cet automne afin d’informer et de mobiliser les acteurs régionaux àl’alimentation institutionnelle responsable et de stimuler des initiativeslocales en ce sens. Au terme du projet, un guide d’implantation inspiré desexpériences du projet pilote sera mis à disposition des établissements duQuébec.

Pour en savoir plus sur le projet « A la soupe! Pour une alimentationinstitutionnelle responsable » et pour connaître la liste des établissementsparticipants : http://www.equiterre.org/agriculture/alimentation/index.php

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Équiterre
http://www.equiterre.qc.ca/

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