Fertiliser stratégiquement sa prairie

*Le printemps a été froid et humide et les sols sont gorgés d’eau. La température du sol est donc basse, ce qui est normal puisque l’eau se réchauffe moins vite que l’air!

Certaines contraintes sont à évaluer pour une stratégie de fertilisation adéquate dans les fourragères par temps froid et humide :

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Dans le contexte du printemps actuel, il faut repenser notre stratégie de fertilisation pour l’adapter aux conditions climatiques.

Si vous optez pour des engrais organiques:

Certaines questions s’imposent: Dois-je absolument en épandre ce printemps, sur ce champ? Ai-je des contraintes d’entreposage ? Puis-je mieux les valoriser ailleurs dans ma rotation de cultures ou plus tard ?

Il faut en premier lieu évaluer la portance du sol pour réduire les risques de compaction, les machineries utilisées sont lourdes, en particulier pour les engrais organiques sous forme liquide. L’impact est majeur et se fait sentir longtemps.

De plus lorsque la température du sol est basse,  l’azote des engrais organiques se trouve sous une forme qui est disponible lentement pour la plante (voir la vidéo de Yara) et la fixation symbiotique des légumineuses est au ralenti.

Si vous optez pour des engrais minéraux :

Un engrais minéral à base de nitrate sera plus efficace car l’azote est disponible plus rapidement, particulièrement lorsque le sol est froid. Mais attention au lessivage.

Pour ceux qui se demandent s’ils peuvent combler les besoins en nutriments  des plantes uniquement avec des engrais organiques, l’engrais minéral a l’avantage d’offrir une flexibilité de formulation intéressante.

Je vous recommande  d’ajuster la fertilisation avec votre conseiller et votre nutritionniste pour obtenir le fourrage le plus équilibré possible. Le but est en effet de pouvoir nourrir les animaux.

Mais en somme, peu importe la décision et la stratégie adoptée, de grâce, comblez tous les besoins en nutriments de votre culture si vous désirez un bon rendement avec une qualité appréciable.

*Texte réalisé en collaboration avec le Conseil québécois des plantes fourragères. Les propos exprimés dans le texte relèvent toutefois de l’auteur et n’engagent pas le CQPF.

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