France : près d’un agriculteur sur deux inquiet

Paris (France), 4 mars 2002 – Près d’un agriculteur sur deux (47)% se déclare inquiet lorsqu’on l’interroge sur son état d’esprit actuel, selon un sondage Ifop publié par « Ouest France Dimanche ».

Parmi les mots qui qualifient le mieux leur état d’esprit, les agriculteurs placent « l’inquiétude » en tête (47)%, loin devant « l’optimisme » (17)% et « l’attente » (16)%. Ils sont un sur dix (10)% à se dire désespérés. Et « l’enthousiasme » n’est cité que par 4% des agriculteurs interrogés.

Les plus inquiets sont principalement des exploitants jeunes, âgés de moins de 49 ans (51)%, dont le secteur d’activité est centré sur la culture et l’élevage associés (52)%.

Les optimistes sont plus nombreux parmi les hommes (18% contre 14% d’optimistes parmi les agricultrices), les éleveurs (22% contre 17% chez les cultivateurs et 11% chez les exploitants associant culture et élevage) et ceux qui gèrent une exploitation embauchant plus d’un salarié (34% contre 16% pour les exploitations sans salarié).

Les agriculteurs considèrent à 34% que c’est José Bové, le porte-parole de la Confédération paysanne, qui est le plus capable de défendre au mieux leurs intérêts. Suivent le président de la République Jacques Chirac (27)% et le président de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) Jean-Michel Lemétayer (21)%, loin devant Jean Saint-Josse, le président de Chasse, Pêche, Nature et Traditions (CPNT, 7)% et le ministre de l’Agriculture Jean Glavany, le président du MDC Jean-Pierre Chevènement et le président du FN Jean-Marie Le Pen, tous trois à égalité (6)%.

Pour l’ensemble des Français, les meilleurs défenseurs des intérêts des agriculteurs sont dans l’ordre José Bové (46)%, Jean Glavany (27)%, le candidat des Verts à la présidentielle Noël Mamère (15)%, Jacques Chirac (14)% et Jean-Michel Lemétayer (13)%.

Ce sondage a été réalisé par téléphone du 25 au 27 février auprès d’un échantillon de 401 personnes, représentatif la population des agriculteurs, selon la méthode des quotas

Source : AP

Commentaires