Greenpeace dénonce la lenteur des grands épiciers à contrer la crise des océans

Montréal (Québec), 22 mai 2009 – Greenpeace dévoile le premier palmarès canadien des supermarchés en fonction des produits de la mer qu’ils vendent dans leurs magasins. Si certaines chaînes ont commencé à prendre conscience de leurs responsabilités dans la survie des océans, d’autres semblent totalement indifférents face à la surpêche.

Dans ce nouveau rapport intitulé Epuisé, épuisant : Le palmarès dessupermarchés … et des excuses, Greenpeace donne des notes et classe les huitplus grandes chaînes de supermarché au pays (note sur 10) : Loblaw 2.4; Sobeys1.1; Walmart 1.0; Overwaitea 0.9; Federated Co-Operatives 0.9 ; Costco 0.7;Safeway 0.3; et Metro 0.1.

« Notre analyse montre que la majorité des supermarchés, au lieu de fairepartie de la solution, font toujours partie du problème », affirme Beth Hunter,coordonnatrice de la campagne Océans chez Greenpeace. « Certaines chaînes ontfait un pas dans la bonne direction, plusieurs devront agir rapidement. Lessupermarchés vident nos océans, et par le fait même, vident leurs étalages depoissons et de fruits de mer ».

Les supermarchés ont été évalués en fonction de plusieurs critèresincluant l’existence et la qualité de leur politique d’approvisionnement enproduits de la mer durables, le niveau d’information transmise à leurclientèle concernant l’origine et les méthodes de pêches ainsi que le nombred’espèces de la Liste rouge vendues en magasin.

Dans le Palmarès 2009 des supermarchés, Loblaws reçoit le moins mauvaisscore après avoir annoncé son engagement à n’offrir à ses clients que desproduits de la mer durables d’ici 2013. Toutefois, sa politique demeureincomplète et n’a pas encore été mise en oeuvre.

Metro arrive dernière au classement, notamment parce que la chaîne neprésente aucun projet de développement d’une politique visant às’approvisionner en aliments de la mer durables.

Afin de montrer l’urgence à protéger les océans, Greenpeace confronterasous peu les épiciers dans 19 villes à travers trois provinces. Greenpeaceremettra aux directeurs de plusieurs magasins leur note respective et leurfera savoir que les supermarchés canadiens doivent instaurer rapidement despolitiques en produits de la mer durables.

Dans un premier rapport sur la situation des océans et la responsabilitédes supermarchés sorti en 2008, Greenpeace identifiait les 15 espèces les plusmenacées par la surpêche. Depuis, la situation des océans n’a cessé de sedétériorer. Pourtant, les supermarchés canadiens continuent de vendre lespoissons de la Liste rouge.

L’effondrement des stocks de morue au large de Terre-Neuve et ladisparition imminente de certaines de ses populations est l’une desconséquences d’une industrie des pêches au comportement irresponsable. Lesespèces comme le thon rouge et l’hoplostète orange font face à la même menace.

« Metro et la plupart des supermarchés semblent trouver acceptable devendre des poissons et des fruits de mer surexploités, pêchés illégalement ouélevés en détruisant des écosystèmes », ajoute Hunter. « Une fois pour toutes,les supermarchés doivent dire non aux poissons de la Liste rouge afin que lesgénérations futures puissent goûter, eux aussi, à une multitude d’aliments dela mer. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Federated Co-operatives Limited
http://www.fcl.ca/

Greenpeace Canada
http://www.greenpeacecanada.org/

Loblaws Companies Limited
http://www.loblaw.com/

Métro
http://www.metro.ca/

Safeway
http://www.safeway.com/

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