Greenpeace – OGM : la Ville de Montréal fait l’autruche

Montréal (Québec), 12 novembre 2002 – Après presque un an de réflexion, la Ville de Montréal refuse de prendre position dans le dossier des OGM prétextant qu’elle n’a pas de pouvoir en la matière.

Au mois de janvier dernier, Greenpeace avait fait parvenir une lettre au
maire Gérald Tremblay réclamant la création d’un groupe de travail chargé
d’évaluer des actions possibles au niveau municipal, comme l’ont fait des

centaines de villes et villages à travers le monde. En avril dernier, le
Sommet de Montréal déplorait que le dossier des OGM soit absent de la
stratégie de la Ville.

« Nous sommes très déçus de la réponse négative de la ville(*) qui se
fonde uniquement sur des considérations légales alors que la nature du dossier
des OGM est principalement politique », déplore Eric Darier, responsable de la
campagne OGM pour Greenpeace à Montréal. Nous avions bon espoir que la Ville
de Montréal innoverait dans la prévention de la pollution génétique causée par
les OGM, de même qu’au niveau du droit de savoir des citoyens si leurs
aliments contiennent ou non des OGM ».

« Malgré l’absence de pouvoirs réglementaires, il est possible pour les
municipalités d’adopter des mesures dans des domaines qui ne relèvent pas

nécessairement de leur compétence. Par exemple, sous l’administration du RCM,
la ville avait osé déclarer Montréal : zone sans arme nucléaire. Pourtant, la
ville n’avait pas de compétence en matière de défense nationale. Bien sûr,
c’était un geste symbolique, mais ce geste était une affirmation politique en
faveur de la paix », explique Eric Darier.

Greenpeace rappelle aussi à la Ville de Montréal que ce sont de petites
municipalités de l’ouest de la ville qui ont osé restreindre l’utilisation des
pesticides sur leur territoire. La Cour suprême a même reconnu qu’elles
agissaient au nom de l’intérêt collectif. Grâce à l’initiative de ces quelques
municipalités, le gouvernement du Québec veut faire interdire l’utilisation
des pesticides sur les pelouses des citoyens et des municipalités au Québec.
« Nous sommes en droit de nous demander pourquoi l’administration Tremblay

adopte une politique de l’autruche dans le dossier des OGM. Le maire Tremblay
craint-il la grogne des entreprises de la biotechnologie? », s’interroge Eric
Darier.

Les Montréalaises et Montréalais sont invités à se mobiliser pour faire
des pressions sur la Ville afin qu’elle reconsidère sa position. On peut
signer et faire signer une pétition à cet effet, que l’on trouve sur notre
site Internet.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Greenpeace Canada

http://www.greenpeacecanada.org/

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