La cohabitation entre OGM et cultures classiques est « théoriquement possible » en Suisse

Zurich (Suisse), 25 avril 2005 – Du point de vue scientifique, la cohabitation entre plantes transgéniques et cultures classiques est possible en Suisse, à condition de prendre certaines précautions, selon une étude publiée par la station fédérale de recherche (« FAL ») de Reckenholz, dans le canton de Zurich.

L’étude fixe des distances de sécurité de 50 mètres pour le maïs-grains et le colza, et de 25 mètres pour le maïs-ensilage.

« En Suisse, la culture de plantes génétiquement modifiées (PGM) est plutôt improbable, mais la possibilité ne peut être exclue éternellement », ont souligné les experts fédéraux. A la demande de l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG), ils ont donc examiné s’il était possible de faire coexister les deux types de cultures en limitant les contaminations croisées.

En vertu de la loi, il s’agit de garantir au consommateur le libre choix entre organismes génétiquement modifiés (OGM) et aliments exempts de manipulations. Or le seuil toléré de présence fortuite d’OGM dans des aliments classiques est de 0,9%. C’est donc sur cette base que les experts ont calculé la distance de sécurité nécessaire pour garantir cette norme lorsque des cultures classiques vont côtoyer des OGM.

« Si ces distances sont respectées, il est pratiquement impossible que le pollen des PGM vienne féconder les variétés classiques », affirment les auteurs de l’étude. Ils reconnaissent toutefois qu’en pratique les agriculteurs devraient se concerter quant à la gestion des parcelles. D’autres mesures « techniques et organisationnelles » sont également prévues.

Source : AP

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