La forêt privée s’inquiète de l’inaction du ministre Béchard

Longueuil (Québec), 30 octobre 2007 – La Fédération des producteurs de bois du Québec (FPBQ) et le Regroupement des sociétés d’aménagement forestier du Québec (RESAM) dénoncent l’incapacité du ministre des Ressources Naturelles et de la Faune, Claude Béchard, à intervenir pour faire respecter la Loi sur les forêts en Abitibi.

Le ministre Béchard a en effet refusé récemment d’utiliser les pouvoirsque lui confère la Loi sur les forêts pour assurer que les industriesforestières utilisent le bois disponible en forêt privée avant de prendrecelui des forêts publiques. La plupart des usines de l’Abitibi et duTémiscamingue ne reçoivent plus de bois de forêt privée et ce, depuis desmois. Après des arrêts plus ou moins prolongés, elles ont repris leursactivités en s’approvisionnant uniquement de bois des forêts publiques. Cesacheteurs insistent pour que les producteurs de bois de la forêt privée leurconsentent des baisses de prix très importantes. Ils les empêchent de livrerdu bois afin de les obliger à se plier à leurs demandes.

Pour M. Pierre-Maurice Gagnon, président de la Fédération des producteursde bois du Québec, le ministre Béchard néglige gravement les intérêts deproducteurs de bois. « On fait face à des comportements très agressifsd’acheteurs un peu partout au Québec. Ils profitent de leur accès privilégiéau bois des forêts publiques pour jouer avec notre gagne-pain. Le ministre estau courant depuis des mois et il avait l’occasion d’intervenir avant la fin dumois de septembre. Il a préféré s’en laver les mains et ne rien faire. Ce quise passe en Abitibi et au Témiscamingue, ce n’est que la pointe de l’iceberg. »

Pour sa part, M. Jean-Guy Rioux, président du RESAM, se dit très inquietdes reculs que subiront les producteurs de bois si rien n’est fait pourcontrer l’offensive des industries. Il constate aussi que ce recul affecteraaussi les revenus de la province. « Le ministre devrait être avec nous dans cedossier. Si nos prix baissent en forêt privée, les redevances pour le bois desforêts publiques vont aussi baisser. Les forêts publiques coûtent déjà pluscher qu’elles ne rapportent. Le déficit va se creuser gravement si le ministrene bouge pas. C’est sa responsabilité de le faire. »

Les deux présidents ont écrit au ministre, en lui demandant de leurindiquer ce qu’il entendait faire pour faire respecter le principe de larésidualité inscrit dans la Loi sur les forêts.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Fédération des Producteurs de Bois du Québec (FPBQ)
http://www.fpbq.qc.ca

Commentaires