La majorité des européens contre les aides à la production agricole

France, 25 juin 2002 – Un très grand nombre d’Européens souhaitent voir changer la manière dont la Politique agricole commune (PAC) soutient les agriculteurs de l’Union. D’après le dernier sondage d’opinion Eurobaromètre, plus de 60% des citoyens de l’Union considèrent l’abandon des subventions agricoles à la production au bénéfice du soutien direct des agriculteurs et des zones rurales comme «une très bonne chose» ou «une assez bonne chose». Le soutien direct des agriculteurs avait la faveur d’environ 62% des personnes interrogées, soit un gain de 6% par rapport au dernier sondage Eurobaromètre de la mi-2001.

Plus confiants dans la sécurité alimentaire

Cette enquête montre également que les citoyens souhaitent que la politique agricole commune leur garantisse des produits agricoles sains et sûrs.

Selon le sondage, pour les citoyens de l’Union, la PAC devrait prioritairement faire en sorte de promouvoir le respect de l’environnement, de protéger les petites et moyennes exploitations et aider les agriculteurs à adapter leur production aux attentes des consommateurs. «Le message de nos concitoyens est sans équivoque. Ils sont disposés à soutenir nos agriculteurs et les zones rurales d’Europe – à condition d’obtenir en échange la sécurité et la qualité à la fois de l’environnement et des denrées alimentaires ainsi que le bien-être des animaux. C’est exactement la voie que je compte poursuivre dans le cadre du réexamen de la PAC en juillet», a commenté M. Franz Fischler, Commissaire chargé de l’agriculture, du développement rural et de la pêche. En outre, la confiance des citoyens de l’Union dans la capacité de la PAC à assurer une production agricole saine a été restaurée. La Commission européenne a constaté une augmentation – de 37%(2001) à 42% – du nombre des personnes sondées qui avaient l’impression que la PAC garantissait une production agricole qui pouvait être consommée sans risque. Il s’agit là du domaine dans lequel la PAC remplit au mieux ses objectifs. Le problème du déficit d’information persiste: les réponses «je ne sais pas» oscillaient entre 24 et 35 %. Seuls 20 % des personnes interrogées, par exemple, s’estimaient assez informées sur la manière dont les denrées alimentaires sont produites et traitées.

Source : Les Échos

Commentaires