La perte de biodiversité pourrait compromettre la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement

Rome (Italie), 13 septembre 2006 – La dégradation de l’environnement et, plus particulièrement, la perte de biodiversité, pourrait compromettre la réalisation de certains Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), a déclaré M. Alexandre Müller, Sous-Directeur général de la FAO, à la veille de la première réunion (Gland, Suisse, 15 septembre 2006) du Comité spécial interorganismes sur l’objectif Biodiversité 2010. Et la récente proposition du Secrétaire général de l’ONU d’ajouter une nouvelle cible à l’Objectif 7 (OMD 7), consistant à réduire de façon significative, d’ici à 2010, la perte de biodiversité, est la bienvenue.

A la réunion de Gland, les responsables d’institutions des Nations Unies, d’accords environnementaux internationaux et d’ONG devraient adopter une déclaration conjointe préconisant des mesures visant à réduire la perte de biodiversité.

L’objectif Biodiversité 2010 invite les pays « à atteindre d’ici à 2010 une réduction significative du rythme actuel de perte de biodiversité au triple niveau mondial, régional et national, en guise de contribution à l’atténuation de la pauvreté et au service de toute la vie sur terre ».

Approuvée par 110 dirigeants au Sommet mondial sur le développement durable (SMDD) en 2002, puis à nouveau au Sommet Millennium +5 à New York en 2005, la cible sert de suivi à la Convention sur la diversité biologique.

Cette Convention, signée par 150 chefs de gouvernement au Sommet de la terre de Rio en 1992, vise la promotion du développement durable.

Conçue comme outil servant à traduire les principes d’Action 21 en mesures concrètes, la Convention reconnaît que la diversité biologique englobe non seulement les plantes, les animaux et les micro organismes et leurs écosystèmes, mais également les populations et leur besoin de sécurité alimentaire, de médicaments, d’air et d’eau fraîche, d’un abri, et d’un environnement propre et sain.

Vaste participation
Outre la FAO, la réunion de Gland verra la participation du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) et de l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR).

Aux organismes chefs de file des Nations Unies viendront se joindre plusieurs conventions internationales: la Convention sur la diversité biologique (CDB), la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), la Convention sur la conservation des espèces migratrices d’animaux sauvages (CMS) et la Convention Ramsar sur les terres humides.

Citons parmi les autres partenaires l’Alliance mondiale pour la nature (UICN), le Fonds mondial pour la nature (WWF) et les centres « Future Harvest » représentés par l’Institut international des ressources phytogénétiques (IPGRI).

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)
http://www.fao.org

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