La résitance aux herbicides inquiète

Lors de son 3e sondage annuel, BASF Canada a indiqué qu’une forte majorité de cultivateurs regarde d’un œil inquiet les mauvaises herbes qui seraient de plus en plus difficile à contrôler. Six producteurs sur 10 disent éprouver de plus en plus de difficulté à les maitriser, un chiffre qui grimpe à 86% en réponse à savoir si ce problème les préoccupe. La moitié des producteurs disent d’ailleurs soupçonner la présence de mauvaises herbes résistantes aux herbicides dans leurs champs.

Interrogés sur les moyens de les combattre, les répondants ont dit utiliser plusieurs groupes d’herbicides (96%), en plus de modifier leurs pratiques dans les champs (90%) et de faire la rotation de leur culture. La moitié d’entre eux ont ajouté que la seule utilisation du glyphosate n’était pas suffisante, un chiffre que les experts sur le sujet aimerait voir grimper à la lumière des données sur le sujet.

 « L’une des plus importantes mesures que peuvent prendre les cultivateurs pour réduire le taux de résistance aux herbicides consiste à opter pour une variété de méthodes, que ce soit la rotation des cultures, les mélanges en cuves ou simplement l’utilisation de différents modes d’action l’un à la suite de l’autre », indique M. Ian Heap, malherbologiste et directeur de l’enquête internationale sur les mauvaises herbes résistantes aux herbicides, ainsi que membre d’une équipe qui surveille l’incidence des mauvaises herbes résistantes aux herbicides à l’échelle mondiale.

Selon M. Heap, on compte maintenant 59 variétés de mauvaises herbes résistantes aux herbicides au Canada. À l’échelle planétaire, on en dénombre 416.

Le sondage a été conduit en décembre 2013 auprès d’un échantillon de 500 cultivateurs dans l’Ouest et dans l’Est du Canada.

Source : FAC

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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