La traçabilité des animaux va être améliorée en Suisse

Berne (Suisse), septembre 2002 – La Suisse veut améliorer la traçabilité des viandes de boucherie. En effet, la banque de données fédérale sur le trafic des animaux (BDTA) créée en décembre 1999 ne permet de suivre parfaitement que 80% des animaux enregistrés. Afin d’augmenter cette proportion, les subventions fédérales à l’élimination des déchets d’abattage seront versées directement aux éleveurs et abattoirs lorsqu’ils notifient correctement les mouvements d’animaux.

« Un bon contrôle des animaux est une condition importante pour que des mesures ciblées puissent être prises rapidement en cas de danger d’épizootie », a souligné mardi à Berne Jacques Chavaz, sous-directeur de l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG). Or, seuls 80% des mouvements d’animaux à onglons ont été notifiés exhaustivement à la BDTA, un taux jugé insuffisant par les autorités fédérales.

Afin de remédier à ces défauts, l’OFAG a donc décidé d’introduire des mesures incitatives. Ce sera désormais l’annonce des données à la BDTA qui permettra aux éleveurs et aux abattoirs de toucher les subventions versées par la Confédération pour l’élimination des déchets de boucherie. L’argent ne sera versé que si la notification des mouvements a été correctement effectuée.

Ces mesures font suite à une prise de participation majoritaire de la Confédération dans le capital de la BDTA. Sous son impulsion, une planification et un contrôle financier rigoureux ont été introduits afin de maîtriser les coûts.

« Le contrôle du trafic des animaux fonctionne beaucoup mieux qu’on ne l’a communiqué jusqu’à présent », a affirmé de son côté Hans Künzi, président du conseil d’administration de la BDTA. Il en veut pour preuve les 3.500 réponses « professionnelles » données aux conseillers et vétérinaires cantonaux. La BDTA a également contacté de son propre chef quelque 5000 détenteurs d’animaux afin d’apurer les données les concernant.

Source : AP

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