Le projet d’un insecte emblème du Québec avance

Le papillon a franchi une nouvelle étape dans sa désignation comme emblème de la province.

La papillon pourrait devenir l'emblème  entomologique du Québec.

La Journée nationale des insectes qui se déroulait mardi le 8 juin était propice à la réflexion quant à la place qu'ils occupent dans notre environnement. Plusieurs bonnes nouvelles ont d'ailleurs fait les manchettes dernièrement, dont le dépôt de loi 93 qui ferait du papillon Amiral l'emblème du Québec, plusieurs années après que l'idée ait été abordée une première fois à l'Assemblée nationale.

Maxime Larrivée, directeur de l'insectarium de Montréal, a décrit les raisons de ce choix à l'animateur de radio Bernard Drainville. «C’est un très beau papillon qui fait environ 5 à 6 cm d’envergure. Il a de belles bandes blanches sur un fond noir avec des reflets bleus. Et lorsqu’il ferme les ailes, on voit des tons rougeâtres à l’extérieur. Il est magnifique et il est facile d’approche. On peut le voir même jusque dans le sud du Nunavik, donc, c’est un papillon qui peut être observé par 99% des Québécois. »

Limenitis arthemis, Québec, Canada.
Source: Insectarium de Montréal

L'amiral vit dans les forêts de feuillus et les forêts mixtes, où il fréquente les clairières, les sentiers et les chemins forestiers. On le trouve aussi au bord des ruisseaux et des lacs. La chenille mange des feuilles de saules, de bouleaux, de peupliers et d'autres espèces de feuillus. Il compte une seule génération par an au Québec. Il a été élu par vote populaire en 1998. Il était en compétition avec quatre candidats : la coccinelle maculée, la demoiselle bistrée, le bourdon fébrile et la cicindèle à six points. L'amiral a remporté la victoire avec 32 % des votes.

Également, un nouveau groupe de travail réunissant les Producteurs de grains du Québec (PGQ) et Les Apiculteurs et apicultrices du Québec (AADQ) a tenu sa première réunion au début du mois, en présence de représentants du MAPAQ et de l'UPA. Le groupe vise "à renforcer la collaboration et la communication entre deux secteurs de production, soit les grains et l’apiculture, pour entreprendre des actions concertées renforçant la cohabitation", selon les informations diffusées dans l'infolettre des PGQ. D'autres acteurs du secteur végétal utilisant des produits phytosanitaires et concernés par les impacts pour les abeilles pourraient se joindre au groupe. Le premier chantier d’action doit porter sur le bon usage des pesticides.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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