Le sirop du Québec au diapason des normes internationales

Après plusieurs années d’attente, le MAPAQ a fait part de son intention d’harmoniser les normes qui décrivent les catégories et les classes de couleur du sirop d’érable avec celles du règlement fédéral. L’annonce a été faite par le biais de la Gazette officielle du Québec le 30 mars dernier, sous forme de modification au Règlement sur les aliments

La modification réglementaire proposée prévoit deux catégories. La première, nommée catégorie A, est destinée à la vente au détail de sirop d’érable qui ne présente aucun défaut de goût. La seconde catégorie sera celle destinée à la transformation.

La catégorie A comptera quatre classes, déterminées en fonction de la couleur du sirop. Elles auront chacune des descriptions de saveur. Le MAPAQ souhaite ainsi faciliter le commerce international du sirop d’érable « étant donné que l’harmonisation a pour effet d’instaurer une référence unique », indique le ministère dans le communiqué de presse. Le ministre Pierre Paradis a indiqué que cette harmonisation évitera de créer de la confusion autour des catégories et de la qualité du sirop d’érable écoulé sur le marché, tout en étant avantageuse pour les consommateurs.

L’Institut international du sirop d’érable (IISE) étudie cette question depuis 2002. La décision du MAPAQ fait suite aux recommandations de l’Institut qui suggéraient aux législateurs nord-américains d’harmoniser leurs règlements pour simplifier les échanges commerciaux.

Selon le Journal l’Avantage, les états du Vermont et du Maine ont été les premiers à adopter cette réglementation. Le Canada a fait de même le 1er janvier 2015 par l’intermédiaire de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).

Le Québec n’avait pas suivi, le MAPAQ utilisant son propre classement à cinq niveaux, allant d’extra-clair à foncé. Le ministère désirait attendre qu’Ottawa fasse les premiers pas dans ce dossier avant d’étudier le système proposé.

La Fédération des producteurs acéricoles du Québec, qui attendait l’annonce, a indiqué que la prochaine récolte se fera sous ce nouveau système.

Source: MAPAQ, Journal l’Avantage

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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