Les cultivars de l’avenir

Revenons dix ans en arrière. Les plantes tolérantes aux herbicides n’existaient pas. Ni celles résistantes aux maladies. Elles sont aujourd’hui très répandues. Qu’est-ce qui sera la norme dans dix ans ? Les chercheurs comme Dave Charne, directeur de la recherche chez Pioneer Hi-Bred Canada, tentent aujourd’hui de déterminer ce qui sera le plus recherché dans dix ans.

Dans le magazine du fabricant, Côté Croissance, on nous apprend ce sur quoi porte l’essentiel des recherches.

1)    D’abord, le rendement.

« Au moment de choisir leurs semences, le potentiel de rendement est toujours le critère de sélection numéro un des producteurs, affirme Dave Charne. La sélection moléculaire est une des technologies clés qui aide les sélectionneurs à faire des percées importantes concernant la performance du produit. Nous constatons ces améliorations présentement et nous en verrons beaucoup d’autres dans le futur. »

2)    Ensuite, une meilleure défense.

Le fabricant souhaite mettre sur le marché d’autres cultivars comme son hybride de canola résistant à la pourriture sclérotique. Pour ce faire, il compte sur son équipe de 1800 scientifiques répartis dans 25 pays. Comment feront-ils ? Parce que ceux-ci peuvent parfois identifier des cultivars résistants à certaines maladies qui font des dommages ailleurs dans le monde. Leur réseau permet d’identifier des sources de cultivars ayant déjà développé des traits recherchés ailleurs.

3)    Puis, la tolérance aux herbicides.

D’après le chercheur, ce trait sera de plus en plus recherché. C’est sur le soya que le fabricant concentrera ses recherches dans ce domaine.

4)    Et aux insectes.

Pour Pioneer,  les producteurs veulent des produits qui possèdent une résistance incorporée à tous les principaux parasites. Dave Charne cite notamment la résistance aux pucerons dans le soya qui pourrait créer de plus en plus de dommages aux cultures. Des recherches se concentrent sur ces aspects.

5)    Finalement, des hybrides hâtifs.

Avec des hybrides qui arrivent à maturité plus rapidement, les producteurs nord-américains pourront augmenter leur productivité.  «Nos efforts pour faire progresser la maturité nous permettront d’offrir des variétés et des hybrides plus hâtifs pour profiter du potentiel énorme de superficies supplémentaires en soya et en maïs », dit Dave Charne.

 

Source : Pionneer Canada

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