Les émissions d’anhydride sulfureux du secteur pétrolier nuisent au bétail

Edmonton (Alberta), 4 mars 2004 – L’anhydride sulfureux, sous-produit de l’industrie pétrolière, nuit au bétail, qui doit être nourri davantage et dont le système immunitaire est affaibli, selon une nouvelle étude portant sur les effets de la pollution de l’air sur les bovins.

Bien que l’industrie de l’énergie ait diminué ses émissions de soufre provenant de ses puits de pétrole et de gaz naturel, l’étude, menée par un professeur de l’Université de l’Alberta, démontre que le bétail peut être affecté en respirant de petites quantités de gaz nocif.

Cette étude ajoutera probablement à la tension qui existe déjà entre les secteurs du boeuf ainsi que du pétrole et du gaz.

« Même à de faible niveaux d’anhydride sulfureux, les bovins doivent être mieux nourris », a affirmé Bob Christopherson, spécialiste en physiologie animale à l’université albertaine.

« Ils sont également davantage sujets aux infections », a-t-il ajouté.

Les spécialistes soupçonnent depuis longtemps que l’exposition à l’anhydride sulfureux joue un rôle quant au taux de croissance peu élevé des bovins et aux maladies respiratoires chez ces derniers.

D’une durée de trois ans, cette étude est la première à établir un lien entre la santé du bétail et l’anhydride sulfureux, émis dans l’atmosphère durant l’extraction du pétrole et du gaz naturel.

« Cela confirme que de petites quantités d’anhydride sulfureux peuvent être nocives », a indiqué Gene Rawe, responsable de la santé des animaux pour les Producteurs de boeuf de l’Alberta.

« L’industrie pétrolière a réduit ses émissions, mais l’effet qu’elles continuent d’avoir sur la santé des animaux nécessite davantage d’étude », a-t-il ajouté.

Ces conclusions sont rendues publiques alors que les producteurs de boeuf font face à des pertes de plusieurs milliards de dollars découlant de la crise de la vache folle.

Un responsable de l’Association canadienne des producteurs pétroliers, John Squarek, a assuré que l’industrie continuait de réduire ses émissions.

« Nous avons diminué les émissions de 20 pour cent, ces dernières années, et la réduction des émissions d’anhydride sulfureux est un projet qui se poursuit », a affirmé M. Squarek.

Source : PC

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