L’ESB continue d’affecter l’industrie

Ottawa (Ontario), 29 août 2003 – Il se pourrait que les frontières internationales commencent à rouvrir, mais de nombreux producteurs ne tiendront pas le coup assez longtemps pour pouvoir en profiter, à moins que le gouvernement annonce de nouvelles mesures d’urgence. La Fédération canadienne de l’agriculture (FCA) a adopté aujourd’hui une motion en faveur des quatre programmes d’indemnisation proposés par l’Agricultural Producers’ Association of Saskatchewan (APAS).

« La réouverture partielle des frontières donne la fausse impression que le problème est presque réglé, a déclaré Bob Friesen, président de la FCA. Or, le Canada doit reconnaître que l’incidence de l’ESB sur l’industrie agricole est une catastrophe nationale et que les dommages augmentent encore. »

Les États Unis commencent à délivrer des licences pour certains produits transformés dérivés de jeunes animaux, mais la majeure partie du secteur de la production d’animaux vivants demeure au point mort. L’impossibilité de mettre les animaux sur le marché fait gonfler les troupeaux au delà des niveaux soutenables. S’il n’y a pas de mise à la réforme ou d’ouverture de frontière, le problème s’aggravera au cours des prochaines années, affaiblissant les prix à long terme. Dans l’intervalle, les producteurs doivent continuer de nourrir et de soigner leurs troupeaux sans obtenir de revenus. Leurs réserves financières sont à sec et leur capacité d’emprunt est nulle.

« Les producteurs ont besoin d’aide aujourd’hui. Même si chaque province devait signer demain, les programmes de gestion des risques de l’entreprise proposés jusqu’à maintenant par le gouvernement n’ont pas été conçus pour parer à une telle catastrophe, a affirmé M. Friesen. C’est pourquoi la FCA est en faveur des quatre principes du programme d’indemnisation proposé par l’APAS, et exhorte le gouvernement à agir avec le même empressement que lors d’autres catastrophes nationales. »

Le programme d’indemnisation proposé aurait quatre éléments intégrés :

  • Un programme d’avances en espèces. C’est urgent car les producteurs n’ont pas accès aux recettes monétaires du marché.
  • Un programme de compensation de l’insuffisance de recettes pour soutenir les avances en espèces
  • Le maintien du cheptel reproducteur normal aux niveaux de 2003.
  • Un contrat de prêt à taux d’intérêt préférentiel.

    « Ce programme nécessite un investissement substantiel de la part du gouvernement du Canada, mais c’est un investissement absolument indispensable, a soutenu M. Friesen. Si on laisse l’industrie bovine canadienne s’effondrer, l’onde de choc se fera sentir dans toute l’économie rurale pendant des années. »

    Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

    Fédération Canadienne de l’agriculture
    http://www.cfa-fca.ca/

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