Le soya, toujours aussi populaire au Québec

Le sondage mené par le Bulletin donne un aperçu intéressant des intentions de semis au Québec, à quelques jours du rapport sur les prévisions au pays, soit les Superficies des principales grandes cultures de Statistique Canada. Selon ce coup de sonde, les producteurs d’ici auraient l’intention de maintenir et même d’augmenter les ensemencements de soya. Les résultats indiquent que 52% des répondants ont signalé leur intention de semer les mêmes superficies alors que 29% vont les augmenter.

Après un désintéressement marqué en 2017, le blé semble reprendre de la popularité auprès des producteurs. Seulement 19% ont indiqué qu’ils diminueraient les superficies consacrées à la céréale alors que 32% vont semer davantage de blé en 2018, soit le gain le plus important entre le maïs et le soya.

La plus forte des fluctuations dans les intentions de semis se trouve toutefois dans les réponses données pour le maïs. Il semble que les producteurs soient ambivalents face à la céréale puisque 24% ont prévu en semer moins alors que 31% voudraient au contraire augmenter leurs superficies de maïs. Pour la première fois en 2017, le soya a supplanté le maïs au Québec comme principale culture avec presque un million d’hectares.

Aux États-Unis, le département américain d’Agriculture a indiqué il y a presque un mois des intentions de semis moindres que prévu, autant pour le maïs que le soya. Les superficies pour le blé devraient pour leur part croitre de 3% après avoir enregistré en 2017 la plus petite production en une centaine d’années.

Le cours des principaux grains ont connu des soubresauts importants dans les dernières semaines, à la suite de déclarations entre la Chine et les États-Unis quant à l’imposition de droits de douanes sur l’importation des denrées agricoles

Reste à voir maintenant si les intentions resteront les mêmes ou si les producteurs se verront forcés de changer leurs plans en raison du printemps tardif. Aux États-Unis, les semis sont en retard, autant pour le maïs que le soya. C’est le cas aussi au Québec. Plusieurs régions accusent un déficit de chaleur, selon Météomédia. Les villes de Québec, de Montréal et Gatineau ont enregistré de une à trois journée au dessus des 10 ?C alors que la normale est de 10 journées à Québec et de 17 à 18journées plus au sud. La disette de chaleur pourrait toutefois tirer à sa fin puisque le mercure devrait grimper graduellement pour atteindre et même dépasser les 25 ?C au cours de la semaine prochaine.

Quant aux prévisions d’ensemencement, Statistique Canada doit dévoiler son rapport le 27 avril.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

Commentaires