L’Union des consommateurs devant la CAAAQ

Montréal (Québec), 6 septembre 2007 – L’Union des consommateurs présenteaujourd’hui son mémoire devant la Commission sur l’avenir de l’agriculture etde l’agroalimentaire québécois (CAAAQ). L’organisme formule une trentaine de recommandations pour une réforme en profondeur des politiques agroalimentaires québécoises et suggère que cette réforme s’appuie sur les principes formulésdans sa Charte des droits en matière alimentaire.

L’Union des consommateurs demande que les politiques agricoles etagroalimentaires respectent les exigences du développement durable et qu’ellesfavorisent les modes de production de l’agriculture écologique. Elle souhaiteque les consommateurs puissent manger des aliments sans se soucier des effetsdes hormones de croissance, des antibiotiques, des farines carnées, despesticides, des engrais chimiques ou des organismes génétiquement modifiés etdemande une consultation publique sur l’utilisation de ces intrants enagriculture.

Elle considère que les gouvernements doivent favoriser une agriculture deproximité, qui vise en premier lieu à nourrir les québécois, à partir deproductions plus diversifiées et de fermes de plus petites tailles, plutôt quede miser sur une agriculture axée principalement sur le commerce globalisé.

L’Union des consommateurs a profité de son passage devant la CAAAQ pourrendre public un rapport de recherche sur l’étiquetage des aliments. Cerapport révèle que les consommateurs sont de plus en plus exigeants en regardde l’information sur les aliments qu’ils consomment et qu’ils sont de plus enplus nombreux à se préoccuper non seulement de leur santé, mais également desmodes de production des aliments, de leur lieu de provenance et des impactsenvironnementaux et sociaux de leurs choix de consommation. Or, non seulementla réglementation actuelle en matière d’étiquetage comble-t-elle mal lesattentes grandissantes des consommateurs -l’absence d’étiquetage des OGM enest un bel exemple- mais les consommateurs sont absents, à l’échelle nationaleou internationale, des débats qui conduisent à l’adoption des règlesd’étiquetage.

Parmi les autres préoccupations soulevées par l’Union des consommateurs,mentionnons la faim, qui persiste ici comme ailleurs dans le monde, ainsi queles problèmes de santé grandissants causés par une alimentation trop riche ensucre, en sel et en mauvais gras. L’organisme demande au gouvernement duQuébec de s’attaquer plus résolument aux problèmes liés à la malbouffe etpropose diverses recommandations à ce chapitre, comme des mesurescontraignantes contre l’industrie agroalimentaire, un étiquetage nutritionnelplus explicite, le bannissement de la malbouffe dans les écoles, l’applicationstricte de l’interdiction de cibler les enfants dans la publicité, des coursde cuisine dans les écoles primaires, ainsi que l’obligation, pour les chainesde restauration rapide, de fournir sur les menus les informationsnutritionnelles sur les aliments.

Le mémoire de l’Union des consommateurs et les rapports de recherchepertinents sont disponibles sur son site web.

L’Union des consommateurs est une fédération qui regroupe notamment dixAssociations coopératives d’économie familiale (ACEF).

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois (CAAAQ)
http://www.caaaq.gouv.qc.ca/

Union des consommateurs
http://consommateur.qc.ca/union

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