Marché des grains: La qualité des cultures dans le collimateur

Les principaux grains ont affiché des gains pour une deuxième semaine consécutive. Les mêmes facteurs étaient en jeu que précédemment, soit la qualité des cultures pour cette période de l’année et les conditions météo. La bourse de Chicago avait été secouée par l’annonce surprise de la plus petite surface semée en blé depuis 1919 aux États-Unis alors que le contraire se produisait pour le soya avec des prévisions de récoltes record. L’engouement pour le blé a été augmenté par le fait que la sécheresse affecte les régions productrices de blé depuis le printemps. Pour le soya, il a suffit que les estimations du gouvernement fédéral soient inférieures aux attentes du marché pour tirer la fève vers le haut. Le maïs avait profité de la tendance pour enregistrer aussi des gains.

L’attention a donc continué de porter sur la qualité des cultures. Le département américain de l’Agriculture (USDA) a indiqué que la proportion de blé en bonne ou excellente condition avait encore reculé pour se situer à 37% contre 41% la semaine dernière et 72% en 2016 à la même époque. Rien n’indique pour le moment que le modèle météo qui cause cette sécheresse cède sa place à court terme. Même les régions les plus à l’ouest des zones affectées commencent à souffrir de ces conditions. C’est le cas de l’Iowa, du Minnesota, et dans certaines parties du Nebraska. Plus au nord, l’Alberta et la Saskatchewan affichent aussi des conditions sèches, ce qui accentue la pression sur le blé.

Les États ayant reçu des pluies abondantes au printemps, comme l’Indiana et l’Ohio sont aussi scrutés. Les observateurs constatent que l’humidité excessive a eu des effets sur les cultures de soya et de maïs, ce qui pourrait avoir des conséquences sur les rendements et la qualité au moment de la récolte.

La tendance positive est renforcée par le fait que les États-Unis devraient enregistrer des températures supérieures à la moyenne dans les prochains jours avec des mercures au-delà des 100 degrés Fahrenheit.

La météo va donc demeurer au cœur de l’attention, mais certaines statistiques seront également étudiées. C’est le cas du rapport mensuel de l’USDA sur l’état de l’offre et de la demande des produits agricoles dans le monde, dit Wasde, attendu le 12 juillet.

Le boisseau de soya pour novembre, le contrat le plus actif, a bondi de 6,4% à 10,1550 $US contre 9,5475 $US vendredi dernier. C’est la première fois depuis la fin mars que le soya repasse au-dessus des 10$US.

Le boisseau de maïs pour décembre, le contrat le plus actif, a gagné 3,3% pour terminer à 4,0475 $US par rapport à 3,9200 $US en fin de semaine précédente.

Le boisseau de blé pour septembre, le contrat le plus actif, a terminé à 5,3500 dollars contre 5,2600 dollars auparavant grâce à un gain de 1,7%.

Sources :AFP, Reuters

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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