Marché des grains: Le soya résiste sur les marchés

C’était une petite semaine à Chicago alors que le pays fêtait jeudi dernier l’Action de grâces, prélude à la saison des fêtes aux États-Unis. Le maïs et le blé n’ont pas réussi à susciter l’enthousiasme sur les marchés. Le dollar américain s’est hissé à de nouveaux sommets grâce à de bons chiffres sur l’économie, ce qui a nuit à l’attrait des denrées américaines.

L’exportation du blé américain s’en est ressentie et le prix de la céréale a reculé en conséquence. Les ventes de maïs ont atteint les prévisions des analystes la semaine dernière mais les stocks mondiaux importants, ainsi que la récolte record aux États-Unis continuent de peser sur les prix. À cela s’ajoute l’intention des autorités américaines qui aurait l’intention de réduire la production d’éthanol. Le tiers du maïs produit aux États-Unis est consacré au biocarburant. La décision de l’agence de protection de l’environnement américaine (EPA) doit être annoncée lundi.

Le soya a dû sa bonne fortune à la demande qui demeure soutenue, malgré les quantités importantes disponibles. Les spéculateurs regarderaient aussi avec un peu d’inquiétude les conditions sèches dans le sud du Brésil où le soya vient d’être semé. Et contrairement aux attentes, l’élection d’un parti libéral à la présidence en Argentine n’a pas inquiété outre-mesure les marchés.

Certaines agences de consultations avisent par ailleurs que les prochaines semaines pourraient donner lieu à des fluctuations importantes dans le marché. Plusieurs investisseurs se retirent avant la période des fêtes pour revenir en janvier, ce qui fait que la quantité moindre de transactions ont plus d’impacts sur les cours des céréales.

Le boisseau de blé pour mars, le plus échangé a encaissé les pertes les plus importantes en reculant de 2,2% à 4,7900 $US contre 4,9000 $US vendredi dernier. Le boisseau de maïs pour mars a terminé à 3,6725 $US par rapport à 3,6975 $US la semaine précédente, pour une perte de 0,7 %. Le boisseau de soya pour janvier a gagné 1,8% à 8,7300 $USs contre 8,5750 $US une semaine plus tôt.

à propos de l'auteur

Journaliste et rédactrice en chef adjointe

Marie-Claude Poulin

Marie-Claude Poulin est journaliste et rédactrice en chef adjointe au Bulletin des agriculteurs.

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