Modification des critères concernant la valorisation des boues d’abattoirs

Québec (Québec), 10 mai 2002 – Le ministère de l’Environnement annonce une modification des critères concernant la valorisation des boues d’abattoirs sur les sols agricoles. Ces modifications font suite à de nombreuses plaintes survenues au cours des deux dernières années dans certaines régions du Québec, notamment dans les régions de la Montérégie, de Lanaudière et de la Mauricie.

Ainsi, dans le but de prévenir les nuisances (odeurs) attribuables à la

valorisation des boues d’abattoirs chaulées, le ministère de l’Environnement
oblige dorénavant que le traitement de chaulage soit fait à la source, soit à
l’abattoir, et selon des modalités strictes et vérifiables à l’usine. Ces
mesures entreront en vigueur dès le 21 juin 2002.

Rappelons que les biosolides d’abattoirs, plus communément appelés boues
d’abattoirs, sont utilisés depuis plus d’une dizaine d’années par les
agriculteurs comme source d’azote, de matière organique et de chaux, pour
améliorer le rendement des cultures et la qualité des sols. On estime
qu’environ 70 000 tonnes de boues d’abattoirs sont ainsi épandues sur les sols
agricoles ou compostées chaque année. Cette valorisation permet de réduire de
façon importante les quantités acheminées vers les lieux d’enfouissement
sanitaire et s’inscrit dans le Plan d’action québécois sur la gestion des

matières résiduelles 1998-2008.

L’épandage agricole implique au préalable un traitement pour réduire,
entre autres, le nombre de pathogènes et les odeurs. Le traitement alcalin à
la chaux est généralement utilisé, car il permet de réduire de trois à cinq
fois les odeurs émises. En plus du traitement obligatoire à la source des
boues d’abattoirs, le Ministère exige que l’épandage soit fait de manière à
minimiser la dispersion des odeurs.

Les problèmes d’odeurs seraient principalement attribuables à un chaulage
réalisé de façon inadéquate, trop tardivement, ou à un non-respect des
pratiques d’entreposage et d’épandage prescrites (distances minimales par
rapport aux habitations voisines, incorporation aux sols, plan de
communication, etc.).

En acceptant d’utiliser des boues d’abattoirs sur leur ferme, les

producteurs agricoles s’engagent à respecter les règles de bonnes pratiques,
pour le plus grand bénéfice de leur entreprise et de la protection de
l’environnement.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’Environnement du Québec

http://www.menv.gouv.qc.ca

Commentaires